Identité de Binet-Cauchy

En mathématiques, et plus particulièrement en algèbre, l’identité de Binet–Cauchy, due à Jacques Philippe Marie Binet et Augustin-Louis Cauchy, s'écrit[1] :

pour des familles quelconques de nombres réels ou complexes (ou, plus généralement, d'éléments d'un anneau commutatif). Dans le cas particulier où et , elle se réduit à l'identité de Lagrange.

Relation avec l'algèbre extérieure

Utilisant le produit scalaire et le produit extérieur, l'identité peut s'écrire

sont des vecteurs à coordonnées. On peut encore la voir comme une formule donnant le produit scalaire de deux produits extérieurs en fonction de produits scalaires :

Dans le cas particulier de vecteurs égaux ( et ), la formule devient (identité de Lagrange)

,

dont on peut déduire l'inégalité de Cauchy-Schwarz .

Démonstration

Augustin-Louis Cauchy en 1901.

Développant le dernier terme, et ajoutant et retranchant des sommes complémentaires bien choisies, on obtient :

,

ce qui permet de regrouper ainsi  :

Factorisant les termes indexés par , l'identité en résulte.

Généralisation

Une forme plus générale, connue comme la formule de Binet-Cauchy, dit que, si est une matrice et est une matrice , on a

où, étant une partie à éléments de , est la matrice dont les colonnes sont celles de ayant leurs indices dans , et de même est la matrice formée des lignes de d'indices dans  ; dans cette formule, la somme est prise sur tous les sous-ensembles possibles.

L'identité de Binet-Cauchy s'en déduit comme cas particulier, en posant

Notes et références

  1. (en) Eric W. Weisstein, CRC concise encyclopedia of mathematics, CRC Press, , 2e éd., 3242 p. (ISBN 978-1-58488-347-0), « Binet-Cauchy identity », p. 228
  • icône décorative Portail de l’algèbre