Ihaka Whaanga

Ihaka Whaanga
Description de l'image Ihaka_Whaanga.jpg.
Décès
Mahia
Nationalité néo-zélandaise
Activité principale
chef militaire engagé dans les « guerres maories »

Ihaka Whaanga, né Whaanga probablement à la fin du XVIIIe siècle et mort le à Mahia[1], est un militaire néo-zélandais.

Biographie

Il est issu des iwi (tribus) maories Ngati Rakaipaaka (en) et Ngati Kahungunu. Il devient un chef des Ngati Kahungunu et accueille à Mahia des commerçants européens dans les années 1830, y devenant notamment le protecteur d'une station de baleiniers à la fois européens et maoris. Il se convertit au christianisme, semble-t-il dans les années 1840, et prend le prénom « Īhaka » (Isaac)[1].

La Nouvelle-Zélande ayant été annexée à l'Empire britannique en 1840, Ihaka Whaanga soutient l'administration coloniale, qui en retour en 1863 le fait assesseur, c'est-à-dire salarié de l'administration publique chargé du maintien de l'ordre et de la justice sur les terres de sa tribu. En 1864 il vend des terres de sa tribu aux autorités coloniales. En , il organise à Mahia un rassemblement de Maoris de la région du Wairoa, ses voisins, pour estimer combien sont tentés par le mouvement anti-colonial Pai Marire. Il parvient à convaincre de nombreux chefs de prêter allégeance à la Couronne britannique[1]. En et en , dans le cadre des « guerres maories », il mène avec succès ses hommes, aux côtés des hommes du major James Fraser et de ceux du chef maori Ropata Wahawaha de l’iwi Ngati Porou, dans des assauts contre des positions fortifiées de partisans du Pai Marire. Combattant en première ligne, il est blessé par balles à la hanche et à la jambe[1]. En , avec George Stoddart Whitmore (en), il mène ses hommes à l'assaut d'une pa du Pai Marire à Omarunui. De à , il dirige plusieurs batailles contre les forces anti-coloniales menées par Te Kooti[1].

En 1872 le gouvernement lui remet, au nom de la reine Victoria, une épée en signe d'honneur et de reconnaissance. D'autres chefs maoris obtiennent cette même reconnaissance - Te Keepa Te Rangihiwinui, Mōkena Kōhere, Te Pokiha Taranui, Henare Tomoana et Ropata Wahawaha[1],[2]. Il meurt en 1875, et Samuel Locke (en) fait ériger un mémorial à sa mémoire[1].

Références

  1. (en) "Whaanga, Īhaka", Dictionary of New Zealand Biography
  2. (en) "Te Rangihiwinui, Te Keepa", Dictionary of New Zealand Biography


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