Imaret Sultane Haseki
Tiqiya Khassaki Sultan
| Destination initiale | |
|---|---|
| Destination actuelle |
soupe populaire, école, orphelinat |
| Fondation | |
| Période |
ottomane (XVIe siècle) |
| Style | |
| Construction |
1552-1556 |
| Restauration |
1999-2004 |
| Commanditaire | |
| État de conservation |
intact |
| Remplace |
palais de Dame Tunshuq (période mamelouke, XIVe siècle) |
| Quartier | |
|---|---|
| Adresse |
rue al-Taqaya ; rue al-Saraya |
| Coordonnées |
31° 46′ 44″ N, 35° 13′ 56″ E |
|---|

L’imaret Sultane Haseki ou Tiqiya Khaski Sultan est une soupe populaire impériale de l’Empire ottoman, fonctionnant à Jérusalem, créée sous le règne de Soliman le Magnifique. L’imaret fait partie d’un grand complexe dépendant d’un waqf (fondation pieuse) construit en 1552. C’est Roxelane, l’épouse du sultan, qui fait décide de la construction de cette imaret, dont le nom vient du titre de Roxelan, haseki (la favorite)[1],[2]. Elle nourrissait 500 personnes deux fois par jour[3] et continue de fonctionner encore aujourd’hui.
Nom
Le nom de l’imaret (soupe populaire) fait référence à la sultane Roxelane, dont le surnom était Hürrem (traduisible de multiples façons, autant au féminin qu’au masculin : la souriante, l’heureuse[4], la joyeuse, l’épanouie, la fortunée[5]) et le titre était haseki sultan (favorite du sultan), ces deux termes étant d’origine turque.
Ayant conservé sa vocation initiale de fournir des repas aux populations les plus pauvres, le nom ottoman d’imaret a été remplacé par son équivalent arabe, tiqiya, et appelé Khassaki ou Khaski sultan, la bien-aimée du sultan. Il est surnommé le « bâtiment prospère » (al-’Imara al-'Amira)[4].
Actuellement, il est désigné en arabe par le nom de l’ensemble à vocation de service public auquel il appartient, soit Dar al-Itam al-Islamiyya al-Sinaiyya, soit Islamic Industrial Orphanage School, ou Muslim Orphanage Secondary School, ou encore madrasa al-Mawardiyya[6].
L’ensemble est parfois appelé du nom de la première construction, le palais de la Dame Tunshuq (Sitt Tunshuq al-Muzaffarya Palace)[6].
Création et fonctionnement
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Soliman le Magnifique, appelé le Législateur en Turquie, et son épouse Hürrem, dite Roxelane en Europe, créent plusieurs imarets : un à Istanbul (qui vient s’ajouter à l’imaret de la mosquée Fatih) dans les années 1550, et, la même année, un autre à Damas. Roxelane en crée d’autres à Istanbul, La Mecque et Médine[8]. Elle crée aussi des médersas, un hôpital, des bains publics[5]. Comme celui de Damas, l’imaret Sultane Haseki, le dernier qu’elle crée, participe à l’ottomanisation de la province de Syrie (incluant la Palestine actuelle). Sa création obéit aussi à des prescriptions religieuses sur le devoir de charité dans l’islam. Selon Al-Hassan al-Basrî, « Celui qui donne un dirham d’aumône à Jérusalem paie sa rançon des flammes de l’enfer, et qui donne une miche de pain ici a gagné le poids des montagnes en or »[8].
Le complexe du waqf de Roxelane, la sultane haseki (favorite du sultan), est construit à l’apogée de l’Empire ottoman, de 1552 à 1556[4]. Outre l’imaret (soupe populaire), le complexe comprend une mosquée, un ribat pour pauvres et soufis de 55 chambres et un khan (auberge) pour les voyageurs et pèlerins[4],[9]. Il est construit à l’emplacement du palais de la dame Tunshuq al-Muzzaffariyya[10]. L’imaret proprement dite comprend la cuisine, la boulangerie, le réfectoire, des espaces de stockage, un moulin, une fontaine. L’acte de fondation stipule que l’imaret doit nourrir 450 personnes deux fois par jour, dont les 50 personnes faisant fonctionner l’imaret, et 400 pauvres[8]. Une soupe de riz agrémentée de beurre clarifié, de pois chiches et d’oignons, et selon les saisons, de courges, citron, yaourt ou poivre, est servie tous les jours. Le soir, une soupe de boulgour au cumin était servie. Chaque repas était accompagné de pain. Certains jours, le menu était amélioré : le jeudi soir (veille du jour de prière hebdomadaire) ; les soirs du Ramadan ; lors des fêtes du sacrifice au moment du hadj vers la Mecque ; et pour la fin du Ramadan[8]. Les bénéficiaires sont en premier lieu les employés de l’imaret et les pauvres de la ville (qui sont les bénéficiaires réguliers) d’un côté, de l’autre les voyageurs de tout types (fonctionnaires ottomans en déplacement, commerçants, pèlerins, qui sont les bénéficiaires occasionnels et qui pouvaient habituellement rester trois jours sur place. À Jérusalem, c’est la catégorie des pèlerins qui est la plus nombreuse[8].
L’imaret est situé dans la Vieille Ville de Jérusalem, à 150 mètres de la porte du Nazir (en) de l’esplanade des Mosquées[4].
Gestion
La sultane haseki Roxelane utilisa, avec le consentement de son époux, les revenus de ses biens pour construire et entretenir cette imaret. Les biens en question se trouvaient en Palestine et à Tripoli, et consistaient en boutiques, bains publics, savonneries et moulins à farine[11],[2],[8]. Les biens que Roxelane affecte à l’entretien de l’imaret sont répartis dans 195 lieux en Palestine et 32 Timar, principalement situés le long de la route entre Jaffa et Jérusalem[12]. Une trentaine de villages sont destinés à cet entretien[4]. Quand les villages étaient affectés à un waqf, les impôts qu’ils payaient étaient versés au waqf. Les villages dont les impôts finançaient l’imaret sultane haseki étaient, entre autres, Beit Dajan, Yazur, Kafr 'Ana, Ludd, Innaba (en), Al Jib, Bethléem, Beit Jala, Qaqun[13]. Quatre villages sont ajoutés au waqf après la mort de Roxelane[4].
Une personne était salariée pour assurer la gestion de l’imaret[8] et envoyée directement depuis Istanbul[4]. La fonction était compliquée, entre les exigences des puissants locaux et celles des bénéficiaires. En moyenne, ils ne restaient que trois ans en place[10]. Le salaire annuel des 50 employés se montait à 79 505 dirhams[4].
Aspects religieux
La charité est un aspect important de l’islam. Afin de s’assurer une place au Paradis après sa mort, chacun doit aider ceux qui en ont besoin. Le Coran enjoint à deux sortes de charité : la zakât ou aumone légale, obligatoire pour les musulmans ayant acquis une certaine aisance ; la sadaqa, dons volontaires qui sont fortement recommandées. Une des formes les plus populaires de sadaqasont les waqfs, ou fondations pieuses. Fondés par des personnes aisées ou très aisées, en particulier les membres de la famille impériale, les waqfs reçoivent des propriétés à titre permanent afin de remplir leurs obligations charitables. Les soupes populaires sont ainsi des waqfs qui fournissent la nourriture minimale nécessaire aux personnes dans le besoin[14]. Dans le cas de l’imaret sultane haseki, Roxelane choisit de le faire construire à Jérusalem à cause de son statut de Ville sainte, avec Hébron, La Mecque et Médine[15].
Aspects sociaux
Comme d’autres imarets, l’imaret sultane haseki est un outil de maintien de l’ordre social. Les administrateurs, employés et bénéficiaires de l’imaret représentent la hiérarchie sociale dans la communauté. Les administrateurs sont souvent membres des familles nobles locales, et ont le pouvoir de recruter des amis, des membres de leur famille ou des esclaves affranchis comme employés de l’imaret[16]. Le statut social détermine le rang dans la distribution de nourriture, et la quantité reçue. Pendant le repas, les employés sont les premiers servis : ils reçoivent une louche de soupe et deux boules de pain ; ils sont suivis des invités, qui reçoivent une louche de soupe et une boule de pain, puis par les pauvres, qui reçoivent la plus petite part. Il y a aussi une hiérarchie au sein des pauvres : les pauvres instruits sont servis en premier, suivis par les hommes, et enfin les femmes et les enfants. Si la nourriture manque, les femmes et les enfants ne sont pas nourris. L’imaret ne révèle pas seulement la hiérarchie sociale de Jérusalem, mais est aussi un moyen de garder le peuple sur le droit chemin[17].
Aspects politiques
Il y avait de fortes motivations politiques à la construction d’une soupe populaire à Jérusalem. Elle faisait partie intégrante du projet ottoman de peuplement, de colonisation, de légitimation et de développement urbain[18]. Cette imaret ne remplit pas seulement les obligations religieuses de charité, mais participe aussi au renforcement de l’ordre social et à donner à l’Empire ottoman une image de puissance et de générosité. L’imaret Sultane Haseki démontre la puissance et la portée du pouvoir ottoman ; elle constitue aussi un moyen de contrôler ses sujets à Jérusalem. En accordant le poste d’administrateur aux plus importantes familles de Jérusalem, le sultan met à son service les réseaux d’influence de ces familles pour renforcer sa domination des populations de Palestine. Néanmoins, cette dépendance envers les grandes familles pour accroître le contrôle politique a eu un effet négatif sur l’entretien de l’imaret[19].
L’imaret de Jérusalem fait partie de cinq autres imarets financés par le couple Soliman-Roxelane/Hurrem. Toutes sont situées dans des villes essentielles pour la projection du pouvoir ottoamn : à Istanbul (Constantinople), Edirne (Adrianople), deux villes berceaux de la dynastie ottomane, mais aussi dans les villes des Lieux saints de l’islam, La Mecque et Médine[20]. Le premier complexe avec mosquée est construit à Istanbul en 1537–1539, juste après l’exécution du grand vizir Ibrahim Pasha en 1536 : les rumeurs disaient que Roxelane avait joué un rôle dans cette exécution, et la construction avait certainement comme but d’améliorer son image[20]. Jérusalem avait aussi une importance symbolique pour les musulmans, et Soliman avait un intérêt à imprimer sa marque sur cette ville récemment conquise sur les Mamelouks (par Sélim Ier, son père[20]). Les pèlerins chrétiens étaient aussi visés, mais l’expérience avait montré qu’ils étaient difficiles à impressionner[20].
Détournements
La grande dépendance du pouvoir ottoman à l’égard des grandes familles leur donna une grande autorité sur les activités de l’imaret, qui d’une institution d’aide aux pauvres, devint une ressource financière distribuée aux proches[21]. Les administrateurs manipulèrent les critères d’admission comme bénéficiaire pour favoriser leurs amis et leurs familles, ou pour obtenir les faveurs d’autres personnes. Le droit d’être bénéficiaire est devenu transférable, créant aggravant encore le problème du grand nombre de bénéficiaires. L’imaret finit par bénéficier même aux plus riches familles de la ville. Ces bénéficiaires aisés utilisèrent leur statut pour exploiter les ressources financières et matérielles de l’institution. Un document de 1782 mentionne un chef de mercenaires autorisé à percevoir quotidiennement 48 miches de pain à l’imaret. Au XVIIIe siècle, la corruption finit par menacer la viabilité économique de l’imaret. Les tentatives pour réduire les distributions de nourriture et les bénéficiaires rencontrèrent une forte opposition[22]. Jusqu’à la fin de l’Empire ottoman, l’administration impériale se débattit afin de trouver un équilibre entre le besoin de réduire le nombre de bénéficiaires du waqf et le désir d’accumuler le maximum de bénéfice politique en attribuant des ressources au plus grand nombre possible de personnes[23]. Malgré ces problèmes, l’imaret sultane haseki continua à fonctionner, bien que pas toujours au bénéfice des personnes pour qui elle avait été créée, « les pauvres et les misérables, les faibles et les nécessiteux[3]. »
Perceptions

Construit à l’emplacement du palais de la dame Tunshuk, l’imaret Sultane Haseki est associée dans la conscience populaire jérusalémite à cette célébrité locale, et à sainte Hélène. Les pèlerins chrétiens, eux, pensent que cette imaret n’est qu’une dégénérescence des distributions alimentaires (non-attestées historiquement) de sainte Hélène, participant du mouvement général de dénigrement de l’islam par les chrétiens[10].
Depuis le XIXe siècle
En 1831, lors de la première guerre égypto-ottomane, le waqf finançant l’imaret est exproprié par Méhémet Ali. Quand l’Empire ottoman récupère la Palestine en 1841, les villages ne sont pas restitués au waqf. Une subvention annuelle de 1150 livres turques remplace ces revenus[24].
Au XIXe siècle, le nombre d’employés diminue et un seul repas est servi chaque jour. Au début du XXIe siècle, l’imaret fonctionne encore, intégrée à l’orphelinat islamique de Dar al-Aytam al-Islamiyya, et encore aujourd’hui (en 2022). La soupe populaire et la boulangerie ont continué à fonctionner à l’époque de la Palestine mandataire[2]. À cette époque, le gouvernement de la Palestine verse une subvention de 2950 livres[24]. L’imaret a continué de distribuer des soupes gratuitement depuis[4].
En 1967, l’armée israélienne s’empare de Jérusalem et de la Cisjordanie. De nouveaux cours sont imposés aux élèves palestiniens et remplacent le programme jordanien. Par opposition, un certain nombre d’enseignants refusent d’appliquer ce programme, obligeant Israël à recruter des professeurs peu ou mal formés, conduisant à une dégradation de la qualité de l’enseignement. Des enseignants démissionnaires fondent des écoles appliquant le programme jordanien, dont la madrasa Dar al-Aytam al-Islamiya, dans l’imaret[4].
La rue où se trouve la porte nord de l’imaret est appelée Aqabat at-Takiya, ce qui signifie montée de la soupe populaire en arabe[25],[4],[5]. Cette rue est aussi nommée Aqabat as-Sitt, en mémoire de la dame Tunshuq ; les chrétiens palestiniens l’appellent aussi aqabat al-Malika Hilâne, montée de la reine Hélène. Elle a aussi été appelée Aqabat as-Sudan, la dame Tunshuk ayant affranchi ses esclaves soudanais par testament[5]. La porte sud donne dans la rue al-Saraya[4]. Aujourd’hui appelée Tikiya Khaski al-Sultan (soupe populaire de la favorite du sultan), elle sert 1500 repas par jour et comporte encore 25 chambres d’hébergement[26] ; elle est gérée par le ministère des waqfs de la Jordanie et la commission du zakat de Jérusalem[27]. La soupe est aussi consommée par des personnes qui ne sont pas dans le besoin, étant considérée comme une bénédiction[4]. Une partie du logement est habitée par des familles depuis des générations[5].
Les bâtiments ont bénéficié d’une restauration de quatre ans et 3,5 millions de dollars, qui a également permis une modernisation, en 1999-2004, dans le cadre d’un programme de restauration de la vieille ville de Jérusalem, financé par des dons privés et le Fonds arabe pour le développement économique et social. Ce programme a été récompensé par le prix Aga Khan d'architecture[28]. La superficie utilisée actuellement est de 10 000 mètres carrés, dans lesquels outre l’orphelinat et la cuisine populaire, se trouvent une école, des ateliers d’imprimerie, de reliure et de charpente, une mosquée et les vestiges du palais de Dame Tunshuq[6].
Annexes
Articles connexes
- Imaret
- Bains Sainte-Sophie Hurrem Sultan, hammam d’Istanbul
Bibliographie complémentaire
- (en) Stephan Hanna Stephan, « An Endowment Deed of Khasseki Sultan, dated the 24th May 1552 », Quarterly of the Department of Antiquities in Palestine, vol. 10, , p. 170-194 [173], Pls. XXXVI-XL (lire en ligne, consulté le )
- Restoration & preservation of Orphan Islamic School (Dār Al-Aytām), Jerusalem - Palastine, Le Caire : Centre for Conservation & Preservation of Islamic Architectural Heritage, 2001
Liens externes
- "Old City of Jerusalem Revitalization Program Honored With Architectural Award": restoration of Old City Muslim buildings and pictures of the soup kitchen. Washington Report on Middle East Affairs Sep/Oct 2005, pp. 24–25 (re-accessed January 2022).
- "Dar al-Aytam al-Islamiyya Restoration", for the wider surrounding complex including the soup kitchen. At ArchNet.org.
- My Memories of Khassaki Sultan or "The Flourishing Edifice", for a personal story about the imaret (re-accessed January 2022)
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Haseki Sultan Imaret » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Peri 1992, p. 169.
- (en) Walid Khalidi, « Introduction », dans Before Their Diaspora : A Photographic History of the Palestinians, 1876-1948, vol. 31, Washington, D.C., Institute for Palestine Studies, , p. 27-35.
- Singer 2005, p. 486.
- Yusuf Natsheh, « My Memories of Khassaki Sultan or "The Flourishing Edifice" », Jerusalem Quaterly, hiver 2000, no 7, Institut des études palestiniennes.
- St. H. Stephan,, « An Endowment Deed of Khasseki Sultan, dated the 24th May 1552 », Quarterly of the Department of Antiquities in Palestine, vol. 10, , p. 170-194 [173], Pls. XXXVI-XL (lire en ligne, consulté le ).
- « Dar al-Aytam al-Islamiyya Restoration", Archnet, consulté le 10 novembre 2025.
- ↑ (en) « Endowment Charter (Waqfiyya) of Haseki Hürrem Sultan », sur Discover Islamic Art
- Amy Singer, « Soup and sadaqa: charity in Islamic societies », Historical Research, août 2006, volume 79, no 205.
- ↑ Singer 2005, p. 483-484.
- Stéphane Yerasimos, « Singer Amy, Constructing Ottoman Beneficence. An Imperial Soup Kitchen in Jerusalem. Albany, State University of New York Press, 2002 [compte-rendu] », Bulletin critique des Annales islamologiques, 2004, no 20, p. 90-91.
- ↑ Peri 1992, p. 170-171.
- ↑ (en) Roy Marom, « Early-Ottoman Palestinian Toponymy: A Linguistic Analysis of the (Micro-)Toponyms in Haseki Sultan’s Endowment Deed (1552) », Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, vol. 139, no 2, (lire en ligne)
- ↑ (en) Roy Marom, « Mamluk and Ottoman Endowment Deeds as a Source for Geographical-Historical Research: The Waqfiyya of Haseki Sultan (1552 CE) », Horizons in Geography, vol. 103-104, (lire en ligne)
- ↑ Singer 2005, p. 482, 484.
- ↑ Singer 2005, p. 494.
- ↑ Baer 1997, p. 269.
- ↑ Singer 2005, p. 486-487.
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- ↑ Peri 1992, p. 174-175.
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- ↑ Peri 1992, p. 175.
- ↑ Peri 1992, p. 172-173 et 177-178.
- ↑ Peri 1992, p. 182.
- Stephan 1944, p. 175.
- ↑ Adrian Rosei, « Un autre message de Hürrem (II), 8 avril 2022.
- ↑ « Dans la vieille ville de Jérusalem, une soupe populaire distribue des repas depuis des siècles », Courrier international, 13 août 2023.
- ↑ « Tikea Khaski Sultan nourrit les pauvres de Jérusalem depuis 500 ans », Onemedia, 31 mars 2024.
- ↑ Elaine Pasquini, « Old City of Jerusalem Revitalization Program Honored With Architectural Award », Washington Report on Middle East Affairs, septembre/octobre 2025, p. 24-25.
Bibliographie
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- (en) Caroline Finkel, Osman's Dream: The Story of the Ottoman Empire, 1300-1923, Hachette UK, (1re éd. 2006) (ISBN 978-1848547858, lire en ligne) L'imaret de Jérusalem de Soliman et du sultan Hürrem est mentionné ici.
- (en) Yusuf Natsheh, The Public Ottoman Buildings in the Sixteenth Century (thèse de doctorat),
- (en) Oded Peri, « Waqf and Ottoman Welfare Policy: The Poor Kitchen of Hasseki Sultan in Eighteenth-Century Jerusalem », Brill, vol. 35, no 2, , p. 167–186
- (en) Amy Singer, Constructing Ottoman Beneficence: An Imperial Soup Kitchen in Jerusalem, Albany, State University of New York Press, (ISBN 0-7914-5352-9, lire en ligne)
- (en) Amy Singer, « Serving Up Charity: The Ottoman Public Kitchen », MIT Press, vol. 35, no 3, , p. 481–500 (DOI 10.1162/0022195052564252
, S2CID 145715799, lire en ligne, consulté le )
- sur les aspects esthétiques des documents concernant le waqf, Amay Singer, « The Mülknāmes of Hürrem Sultan's waqf in Jerusalem », Muqarnas, no XIV (1997), p. 96-102.
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