Inazio Maria Etxaide

Inazio Maria Etxaide
Inazio Maria Etxaide.
Fonction
Euskaltzainburua (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Ignazio Maria Etxaide Lizasoain
Nom de naissance
Ignacio María Echaide Lizasoain
Nationalité
Activités
Écrivain, ingénieur, académico de la Real Academia de la Lengua Vasca, philologue
Enfants
Yon Etxaide
Ana Etxaide (d)
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinction

Inazio Maria Etxaide Lizasoain ou Ignacio María Echaide Lizasoain, né le 1er décembre 1884 à Saint-Sébastien et mort le dans la même ville, est un ingénieur, écrivain et académicien basque espagnol de langues basque et espagnole[1].

Il fut ingénieur avant d'être directeur du réseau téléphonique du Guipuscoa. Il a mis en place le premier service téléphonique automatique de l'Espagne[2]. Il publia plusieurs articles, quelques poèmes ainsi que des livres. Il se définissait lui-même comme un intégriste catholique dans ses écrits. Académicien dès 1942 à l'Académie de la langue basque ou Euskaltzaindia, il en fut le président de 1952 à 1962 après Resurreccion Maria Azkue[3].

Biographie

Après avoir étudié seul pour obtenir son diplôme de baccalauréat, il suit les cours de l'École des ingénieurs industriels de Bilbao et en ressort diplômé en 1906 en tant qu'ingénieur industriel. En 1909, il est nommé directeur de la Red Telefónica Provincial de Guipúzcoa, fonction qu'il exerce jusqu'en 1949, période pendant laquelle il met en place la première installation de téléphone automatique en Espagne autour de Saint-Sébastien, en 1926[2].

Entré en 1907 au service de la Députation provinciale comme responsable du cadastre industriel, il reçoit dès 1908 la mission d'étudier la création d'un réseau téléphonique provincial, inauguré la même année. Véritable maître d'œuvre du projet, il conçoit l'architecture technique du réseau, planifie son extension urbaine et rurale et favorise une forte pénétration du téléphone parmi la population guipuscoane, à un niveau comparable aux régions européennes les plus avancées. Défendant une conception non lucrative du service public, il veille personnellement à l'installation des lignes dans des zones reculées, parfois dépourvues d'électricité, se rendant sur place pour superviser les travaux et participer au montage des équipements[1].

Il impulse également la mise en place de canalisations souterraines et dirige le processus d'automatisation. En 1923 est installée une première centralita automática pour les services provinciaux, fournie par la société belge A.T.E.A. En 1924, avec Vicente Prado, il élabore le projet d'automatisation conjointe des réseaux provincial et urbain de Saint-Sébastien, confié à la firme suédoise Ericsson. Après un voyage d'inspection à Stockholm en 1925 pour suivre la fabrication et organiser la formation du personnel, la centrale automatique est inaugurée en 1926, faisant de Saint-Sébastien la première capitale provinciale espagnole dotée d'un tel équipement[2]. Spécialiste reconnu du système automatique AGF d'Ericsson, il publie de nombreux travaux techniques alliant rigueur scientifique et clarté pédagogique, dont Apuntes de telefonía (1921), manuel utilisé dans les écoles d'ingénieurs industriels. Ses écrits abordent aussi bien l'évolution historique du réseau guipuzcoan que la législation, l'exploitation, l'instrumentation, l'analyse mathématique de la transmission et les phénomènes de distorsion. Il est en outre co-inventeur, avec Jenaro Michelena, d'un « conmutador automático para estaciones telefónicas » breveté en 1918[1].

Parallèlement à sa carrière technique, Etxaide s'intéresse à la langue basque et publie de nombreux ouvrages et articles sur la grammaire, la syntaxe et le vocabulaire basques. Il est membre de l'Académie de la langue basque (Euskaltzaindia) dès 1942 et en devient président de 1952 (ou 1951 selon les sources) jusqu'à sa mort en 1962, succédant à Resurrección María de Azkue dans cette fonction[2].

Son intérêt pour l'euskara, antérieur même à l'institutionnalisation universitaire de la discipline, se traduit par une abondante production philologique et par son engagement en faveur de la normalisation linguistique. Il exige des employés du réseau provincial la maîtrise du castillan et du basque afin de garantir le fonctionnement des communications manuelles dans les campagnes bascophones. Pendant la guerre civile, il se range du côté franquiste principalement pour des raisons religieuses, tout en cherchant à préserver l'autonomie du réseau provincial face aux projets de nationalisation. Opposé au transfert à la Compañía Telefónica Nacional de España (CTNE), effectif en 1949, il demeure ingénieur de la Députation dans d'autres fonctions. Il s'emploie néanmoins à obtenir l'automatisation complète des communications provinciales, objectif atteint en 1953, faisant du Guipuscoa la première province espagnole entièrement automatisée à l'échelle interne[1].

Marié en 1915 à María Dolores Itharte Alberdi, père de dix enfants, dont Jon Etxaide Itharte, futur biographe de son père, il reçoit la Médaille d'argent du Travail en 1926 et l'Encomienda de l'ordre civil d'Alphonse X le Sage en 1953 pour son œuvre pédagogique. Conseiller de Banco de San Sebastián et de l'entreprise Alfa, il prend sa retraite en 1954. Amputé d'une jambe à la suite d'une embolie dans ses dernières années, il meurt le à Saint-Sébastien des suites d'un nouvel accident cardiovasculaire[1].

Sur le plan idéologique, Etxaide se décrit lui-même comme catholique intégriste et a participé à la création de revues et organismes catholiques au Pays basque[3].

Publications

  • Prefijación y composición en idioma euskaro, 1911
  • Tratado de sintaxis en el idioma euskaro, 1912
  • El verbo vascongado, 1923
  • Telefonoaren sortze eta aurrerapena, 1929
  • Sobre el origen y parentesco del pueblo euskaro y su idioma, 1935
  • Desarrollo de las conjugaciones euskaras, perifrásticas y sintéticas, respetuosas y familiares, 1943

Références

  1. (es) « Echaide Lizasoain, Ignacio María », sur Foro Histórico del Colegio Oficial de Ingenieros Industriales (consulté le )
  2. (es + eu) « Echaide Lizasoain, Ignacio María », sur Auñamendi Eusko Entziklopedia (Eusko Ikaskuntza) (consulté le )
  3. (es) « Efeméride. Ignacio María Echaide Lizasoain falleció en Donostia el 14 de noviembre de 1962 », sur Euskonews (consulté le )

Liens externes

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