Infertilité féminine
| Causes | Absence d'ovulation (vieillesse, insuffisance ovarienne prématurée, SOPK, maladies thyroïdiennes) ; endométriose ; obstruction des trompes de Fallope (infections sexuellement transmissibles, avortement dangereux) ; taux élevé de prolactine ; troubles du cycle menstruel ; fibromes ; obésité ; maladie génétique ; maladies auto-immunes[2][3][4] |
|---|---|
| Début habituel | Entre 6 et 12 mois après des rapports sexuels non-protégés[5] |
| Traitement | Médicaments, intervention chirurgicale, insémination artificielle, techniques de procréation assistée[5][6] |
|---|---|
| Spécialité | Gynécologie |
| Fréquence | Entre 10 et 17 % des couples à un moment donné[7][4] |
|---|
| CISP-2 | W15 |
|---|---|
| CIM-10 | N97.0 |
| CIM-9 | 628 |
| DiseasesDB | 4786 |
| MedlinePlus | 001191 |
| eMedicine | 274143 |
| MeSH | D007247 |
| Patient UK | Infertility-female |
Mise en garde médicale
L'infertilité féminine désigne l'incapacité d'une femme à concevoir ou à mener une grossesse à terme[3]. Elle représente environ 37 % des cas d'infertilité, 8 % étant dus à l'infertilité masculine et 35 % à des facteurs mixtes[3]. Dans une population essayant de concevoir, la probabilité est de 25 % après trois mois et de 85 % après un an de rapports sexuels non protégés[3]. Les personnes infertiles sont exposées à un risque plus élevé d’autres problèmes de santé, notamment de maladies cardiaques[8].
Les causes fréquentes incluent l'absence d'ovulation (25 %) due à un âge avancé, à une insuffisance ovarienne prématurée(IOP), au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou à une maladie thyroïdienne ; l'endométriose (15 %) ; l'obstruction des trompes de Fallope (11 %), notamment à la suite d'infections sexuellement transmissibles ou d'un avortement pratiqué dans des conditions dangereuses ; un taux élevé de prolactine (7 %) ; des troubles du cycle menstruel ; des fibromes ; l'obésité ; des affections génétiques ; et des maladies auto-immunes[2],[3],[4]. Parmi les autres facteurs de risque, on peut citer le tabagisme, l’alcool et le stress physique ou émotionnel[6]. Le diagnostic est basé sur l'incapacité à concevoir ou à maintenir une grossesse après un an d'essai, ou six mois chez les femmes de plus de 35 ans[5].
Le traitement peut comprendre des médicaments, une intervention chirurgicale, une insémination artificielle ou des techniques de procréation assistée[5],[6]. Les médicaments utilisés peuvent inclure le clomiphène, le létrozole, la gonadotrophine ménopausique humaine (hMG), l'hormone folliculo-stimulante (FSH), l'hormone de libération des gonadotrophines (GnRH), la metformine et la bromocriptine[6]. Les techniques de procréation assistée comprennent la fécondation in vitro (FIV), l'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes et le transfert intratubaire de zygotes[6]. La FIV permet également le test génétique préimplantatoire[6].
L’infertilité touche 10 à 17 % des couples à un moment donné de leur vie[7],[4]. Il se rencontre le plus souvent en Asie du Sud, en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe centrale et orientale et en Asie centrale[9]. Chez les femmes de moins de 35 ans, les taux sont inférieurs à 10 %, tandis que chez celles de 35 à 40 ans, les taux sont de 25 %, et chez celles de 40 à 44 ans, ils sont de 30 %[3]. Cela peut entraîner une stigmatisation sociale ou des problèmes relationnels[8]. Une femme en couple peut être tenue responsable de l'infertilité, que la cause lui soit imputable ou non[4]. Le traitement peut être coûteux ou indisponible dans de nombreuses régions du monde[6],[4].
Références
- ↑ E. R. te Velde, « The variability of female reproductive ageing », Human Reproduction Update, vol. 8, no 2, , p. 141–154 (ISSN 1355-4786, PMID 12099629, DOI 10.1093/humupd/8.2.141
)
- (en) « What are some possible causes of female infertility? | NICHD - Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development » [archive du ], www.nichd.nih.gov, (consulté le )
- Walker et Tobler, « Female Infertility. », StatPearls, (PMID 32310493)
- (en) « Infertility » [archive du ], www.who.int (consulté le )
- « Female Infertility » [archive du ], medlineplus.gov (consulté le )
- (en-US) « Infertility | CDC » [archive du ], www.cdc.gov, (consulté le )
- Nik Hazlina, Norhayati, Shaiful Bahari et Nik Muhammad Arif, « Worldwide prevalence, risk factors and psychological impact of infertility among women: a systematic review and meta-analysis. », BMJ open, vol. 12, no 3, , e057132 (PMID 35354629, DOI 10.1136/bmjopen-2021-057132)
- Sun, Gong, Jiang et Zhang, « Global, regional, and national prevalence and disability-adjusted life-years for infertility in 195 countries and territories, 1990-2017: results from a global burden of disease study, 2017. », Aging, vol. 11, no 23, , p. 10952-10991 (PMID 31790362, DOI 10.18632/aging.102497)
- ↑ Mascarenhas M.N., Flaxman S.R., Boerma T. et Vanderpoel S., « National, Regional, and Global Trends in Infertility Prevalence Since 1990: A Systematic Analysis of 277 Health Surveys », PLOS Med, vol. 9, no 12, , e1001356 (PMID 23271957, PMCID 3525527, DOI 10.1371/journal.pmed.1001356)
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