Infirmier en puériculture

Infirmier puériculteur
Une infirmière puéricultrice
Présentation
Forme féminine
Infirmière puéricultrice - Puéricultrice
Autres appellations
Puériculteur
Secteur
paramédical et soins
Métiers voisins
Compétences
Compétences requises
Capacité d’écoute, d’analyse, d’adaptation
Diplômes requis
Diplôme d'État d’infirmier (3ans) ou de sage-femme puis
Diplôme d'État de puéricultrice (1an), accessible sur concours, (bac+4)
Fonction
Salaire
France: varie selon l'ancienneté, le secteur, les horaires et les primes (entre 2 000 € et 4 000 € net/mois)
Avantages
diversité des missions
Pénibilité
Responsabilité élevée, charge émotionnelle
Horaires
Variables
Codes
PCS (France)
431c
ROME (France)
J1507

Un infirmier puériculteur ou une infirmière puéricultrice est un infirmier ou une sage femme ayant suivi une formation complémentaire d'un an dans le domaine de la petite enfance et de l'adolescence, de 0 à 18 ans, et aussi concernant l'accompagnement des familles.

Historique et Formation

En France et en Belgique

Le diplôme d'État de puéricultrice[1] a été créé le , pour former des professionnels de santé de la petite enfance, ceci pour faire face au taux important de mortalité et morbidité infantiles de l'époque. Il y a au , selon le répertoire ADELI, 13 759 infirmier(e)s diplômé(e)s en puériculture, dont 149 hommes. Le nom masculin « puériculteur » est utilisé dans le langage courant mais n'est pas reconnu officiellement. Les hommes peuvent intégrer la profession depuis les années 1970.

Formation:

Pour devenir puéricultrice (infirmière puéricultrice), il faut suivre un parcours précis. Il faut d'abord être infirmier ou sage femme. Cela signifie obtenir soit le Diplôme d'État d'infirmier (3ans), soit le Diplôme d'État de sage-femme. Une fois ce diplôme obtenu, il faut suivre des études de spécialisation en école de puériculture, d'une durée d'un an, qui permettent d'obtenir, le diplôme d'État de puéricultrice (infirmière puéricultrice)[2]. L'admission en école de puériculture se fait sur concours de sélection[3]. Celui-ci comprend une épreuve écrite d'admissibilité et une épreuve orale d'admission, permettant d'évaluer les connaissances professionnelles et les capacités d'analyse[4]. La validation de la formation repose sur la réussite des unités d'enseignement et des stages. Le diplôme est délivré après validation de l'ensemble des compétences requises.

La formation est dispensée à temps plein et comprend des enseignements théoriques et pratiques, organisés en unités d'enseignement, ainsi que des stages cliniques. Après l’obtention du diplôme, la puéricultrice peut exercer dans différents secteurs. L’accès aux postes en protection maternelle et infantile (PMI), qui relèvent de la fonction publique territoriale, nécessite la réussite d’un concours de la fonction publique territoriale[5], suivi d’un recrutement par une collectivité.

Le diplôme est actuellement reconnu à bac+4[6]. Des discussions sont engagées pour le monter au niveau master (bac+5)[7].

Salaire : La rémunération d’une puéricultrice est très variable selon le statut (fonction publique hospitalière ou territoriale, secteur privé), le lieu d’exercice, l’expérience et les responsabilités occupées ; elle débute généralement autour du salaire de base de la fonction publique et évolue ensuite avec l’ancienneté, les primes, les fonctions exercées ainsi que les horaires de travail (notamment le travail de nuit, les week-ends et les jours fériés). Elle se situe généralement entre environ 2 000 € et 2 600 € brut par mois en début de carrière (soit environ 1 600 € à 2 100 € net)[8] et peut atteindre environ 3 000 € à 4 500 € brut mensuels avec l’expérience (soit jusqu’à environ 4 000 € net dans certaines situations notamment dans le secteur privé)[9].

Association nationale des puéricultrices diplômées et des Étudiantes (ANPDE)

En France, les puéricultrices sont regroupées au sein de l'association nationale des puéricultrices diplômées et des étudiantes (ANPDE). Cette association a été créée le et comporte 24 administrateurs nationaux. En 1964, l'ANPDE donne naissance à sa revue Les cahiers de la puéricultrice. Le 24 octobre 1968, l'association est reconnue d'utilité publique[réf. souhaitée] et en 1975 reconnue comme organisme de formation[réf. souhaitée]. En 2002 le site internet de l'ANPDE[10] est créé à l'initiative de Jeanine Dorbes, présidente, et Christophe Cassagne, vice-président chargé de communication. À l'origine il est géré par Christophe Cassagne, infirmier puériculteur et élu au conseil d’administration national. À l'issue de son dernier mandat Christophe Cassagne devient directeur de la société CERC CONGRES[11]. Sébastien Colson a été président de l'ANPDE du à , 1er homme président de cette profession très féminine, mais aussi 1er infirmier diplômé, ainsi que 5 infirmières, en du Master en « Sciences cliniques infirmières » proposé conjointement par l'université de la Méditerranée (Aix-Marseille II) et par le département des sciences infirmières et paramédicales (DSIP) appartenant à l'antenne parisienne de l’École des hautes études en santé publique (EHESP). En Sébastien Colson a été élu au secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone[12] comme administrateur pour un mandat de deux ans. À compter de un autre infirmier puériculteur a succédé à Sébastien Colson, il s'agit de Charles Eury. À compter de 2018 Sébastien Colson est membre du Haut conseil de la santé publique et membre de la Commission spécialisée maladies chroniques[13].

Journée nationale

Depuis 2023, les infirmières puéricultrices ont leur journée nationale : le La journée du 3/03 a été choisi car le chiffre 3 représentant la triade parent(s) - enfant - infirmière puéricultrice, pour des soins de qualité et une approche holistique de l'enfant et de sa famille.

Activités

l'infirmière puéricultrice a plusieurs rôles :

  • soins : pansements,perfusions, injections, surveillance médicale, dispensation de soins ;
  • prévention et éducation de l'enfant et/ou ses parents, pour apprendre à gérer un traitement, une maladie, une situation ;
  • protection de l'enfance en danger ;
  • encadrement des étudiants, du personnel (auxiliaires de puériculture, aide-soignants, éducateur de jeunes enfants), des assistantes maternelles agréées; gestion d'une structure pour les responsables (ou adjointes) d'établissements de la Petite Enfance (crèches, haltes-garderies, pouponnières).

En France, les actes concernant les enfants de la naissance à l'adolescence, et en particulier ceux ci-dessous énumérés, sont dispensés en priorité par une infirmière titulaire du diplôme d'État de puéricultrice et l'infirmier ou l'infirmière en cours de formation préparant à ce diplôme[14] :

  • suivi de l'enfant dans son développement et son milieu de vie (développement psycho-moteur, affectif et social) ;
  • soutien à la parentalité ;
  • accompagnement dans la prise en soin d'un enfant par sa famille (conseils, surveillance des vaccinations, rythme de vie, etc.) ;
  • surveillance du régime alimentaire du nourrisson : accompagnement pour l'allaitement maternel, volume des biberons, diversification alimentaire, etc.
  • prévention et dépistage précoce des inadaptations et des handicaps ;
  • soins du nouveau-né en réanimation, en maternité, en néonatalogie ;
  • installation, surveillance et sortie du nouveau-né placé en incubateur ou sous photothérapie ;
  • prise en charge de l'enfant hospitalisé en service de soins ;
  • éducation thérapeutique de l'enfant ;
  • actions d'éducation en matière d'éducation pour la santé auprès des enfants et des familles.

Lieux d'exercice

  • Hôpital : maternité, service de néonatalogie, services de pédiatrie et chirurgie pédiatrique ;réanimation pédiatrique et néonatale, pédopsychiatre, hospitalisation à domicile, hôpital de jour.
  • Établissement d’accueil du jeune enfant : la puéricultrice est directrice de crèche, elle peut aussi être directrice adjointe tout comme d'autres professionnels que sont les éducateurs de jeunes enfants depuis le décret d' et texte de 2007 ;référent santé accueil inclusif depuis décret .
  • centres de protection maternelle et infantile ;
  • pouponnières, centres maternels, foyers de l’enfance ;
  • milieu scolaire ;
  • institut de formation des auxiliaires de puériculture, institut de formation des puéricultrices, institut de formation en soins infirmiers. Mais également en lycées professionnels: CAP AEPE, Bac pro ASSP,…
  • activité ambulatoire, soins de ville: sous nomenclature UCNAM conventionné ou non conventionné , ou en secteur privé.

Notes et références

  1. ↑ « Histoire de l'ANPDE et des puéricultrices », sur anpde.asso.fr (consulté le )
  2. ↑ « puériculteur - puéricultrice », sur www.onisep.fr (consulté le )
  3. ↑ « Les prérequis au concours infirmière puéricultrice », sur Infirmiers.com (consulté le )
  4. ↑ « Le concours de puéricultrice : tout ce qu'il faut savoir », sur Babilou, (consulté le )
  5. ↑ Philippe BATREAU, « Concours Puéricultrice territoriale — Dates & inscriptions & livres », sur cap-public.fr (consulté le )
  6. ↑ « Puéricultrice - Découvrez la fiche métier (études, salaire, missions, qualités requises...) - L'Etudiant », sur www.letudiant.fr (consulté le )
  7. ↑ « Puériculteur / Puéricultrice : métier, salaire, formation | CIDJ », sur www.cidj.com (consulté le )
  8. ↑ « Comment devenir puéricultrice ? », sur FMMS (consulté le )
  9. ↑ EnfanceJob, « Salaire Infirmière puéricultrice 👶- EnfanceJob », sur www.enfancejob.com,‎ (consulté le )
  10. ↑ Site internet de l'Association nationale des puéricultrices diplômées et des étudiantes (ANPDE)
  11. ↑ « CERC l'équipe », sur cerc-congres.com,
  12. ↑ Site internet du Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone (SIDIIEF).
  13. ↑ « Sébastien Colson », sur www.hcsp.fr (consulté le )
  14. ↑ Décret 2004 802 du 29 juillet 2004 (décret infirmier) Article R. 4311-13

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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