Institut de formation politique

| Fondation |
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| Sigle |
IFP |
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| Type | |
| Financement |
Droits d'inscription (20 %), dons (80 %)[1] |
| Siège |
Paris (49, rue du Ranelagh, 75016) |
| Pays |
| Fondateurs |
Alexandre Pesey, Thomas Millon (d), Jean Martinez (d) |
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| Directeur | |
| Idéologie | |
| Publication | |
| Site web |
L'Institut de formation politique (IFP) est un organisme de formation libéral-conservateur créé en 2004 par Alexandre Pesey, Jean Martinez et Thomas Millon. Il dispense des formations courtes dans tous les domaines de la vie politique et revendique la formation de 3 200 auditeurs en vingt ans[2]. La plupart des médias notent une proximité avec La Manif pour tous et le catholicisme traditionaliste et une idéologie « d'union des droites » allant des Républicains au Rassemblement national avec une sensibilité identitaire.
Histoire
L'Institut de formation politique naît en [3] de la rencontre d'Alexandre Pesey, journaliste, Jean Martinez, avocat, et de Thomas Millon, chef d'entreprise. Ils veulent créer une structure qui « offre aux jeunes des différentes sensibilités de la droite française un approfondissement des fondements intellectuels de leur famille de pensée et qui leur apprenne à mieux les promouvoir »[4]. Bernard Zimmern, cofondateur de Contribuables associés, les aide à monter le projet, sous forme d'une association, en leur ouvrant ses réseaux[1] et en devenant directeur opérationnel[5].
L'Institut de formation politique revendique 400 participants à ses séminaires depuis sa création en 2011[3], 600 en 2013[1], 850 en 2015[2],1200 en 2017, 1800 en 2021 et 3 200 en 2024[6].
Financement
L'Institut de formation politique se décrit comme indépendant de tout parti politique[4]. Son financement repose sur le « soutien généreux de nos donateurs »[7]. En 2013, « les frais d'inscription ne financent que 20 % de l'activité de l'IFP, les 80 % restants étant assurés par des dons »[1]. Alexandre Pesey précise également que l'Institut de formation politique « n’accepte aucun financement public par souci d’indépendance »[7] mais les dons à l'Institut de formation politique ouvrent un abattement fiscal au donateur[8], forme indirecte de soutien de l'État français.
En 2024, l'Institut de formation politique bénéficie du soutien financier de Pierre-Édouard Stérin, dans le cadre du projet Périclès et d'une stratégie visant à faire élire des candidats du Rassemblement national aux élections municipales françaises de 2026, selon La Lettre[9].
Fondateurs

Alexandre Pesey est diplômé en droit et en gestion[7]. Il travaille d'abord comme journaliste. Il fonde l'Institut de formation politique en 2004[10], puis l'Institut libre de journalisme en 2018[11]. En 2024, il entre au capital de l'école de journalisme ESJ Paris[12],[13] et est chargé du développement de l’établissement[14].
En , Alexandre Pesey fait partie des intervenants de la Convention de la droite aux côtés de Laurent Alexandre, Raphaël Enthoven et Éric Zemmour[15].
Jean Martinez est avocat. Il est diplômé de la Faculté de droit d’Aix-en-Provence, de la Sorbonne[Laquelle ?] et de l’Institut d’études politiques de Paris. Il est l'initiateur du collectif « Liberté j'écris ton nom » qui, avec quatre autres associations, a co-organisé la manifestation qui a rassemblé 40 000 personnes à Paris, le , contre les blocages dans les transports publics et pour les réformes du gouvernement Raffarin[16],[1].
Thomas Millon, fils de Charles Millon[17] et de Chantal Delsol, est chef d’entreprise[réf. nécessaire]. Formé en droit et en commerce (ESSEC)[réf. nécessaire], il a débuté en tant que gestionnaire de portefeuilles dans la finance[18].
Formations dispensées
L'Institut de formation politique dispense des formations sous forme de stages courts, souvent le week-end, dans tous les domaines de l’engagement (politique, associations, médias et universités), avec une attention particulière portée aux domaines économique et social[1]. Chaque stage est organisé autour d'une question théorique, d'exercices pratiques et de modules d'action[19].
Les stagiaires, choisis entre 16 et 30 ans, sont sélectionnés en fonction de leurs engagements et leurs motivations : niveau 1 (initiation)[1], niveau 2 (approfondissement) et niveau 3 (perfectionnement).
Une formation à distance est aussi proposée. Elle comprend notamment une formation en « anthropologie politique », animée par le philosophe Thibaud Collin[20].
Une fois par mois intervient une personnalité publique[1] : Agnès Verdier-Molinié, Mathieu Bock-Côté, Alexandre del Valle, Geoffroy Lejeune, Jean-Yves Le Gallou, Charles Prats, Eugénie Bastié, Laurent Obertone, Charles Gave, Charles Millon, Robert Ménard, Nicolas de Villiers, Charles Beigbeder, Laurent Dandrieu, Élisabeth Lévy, François-Xavier Bellamy, Anne Coffinier, Béatrice Bourges, Ludovine de La Rochère et Jean-Marie Le Méné sont déjà intervenus[21].
Les soirées « Grands témoins » réunissent les auditeurs de l'Institut de formation politique autour d’une personnalité de renom pour un moment d’échanges. Éric Zemmour, Philippe de Villiers et Patrick Buisson ont notamment parlé à ces soirées[20],[22].
Orientation politique
En 2005, la composition des auditeurs est dominée par le courant de droite libérale, composé des déçus de la politique menée par Jacques Chirac et favorables à Nicolas Sarkozy, selon Le Point[23]. Le Figaro décrit en 2006 l'organisation comme faisant partie de la sphère libérale[24]. Les intervenants invités sont aussi de cette tendance, tel Yorick de Mombynes, conseiller référendaire à la Cour des comptes[25].
En 2013, le journal Le Monde décrit l'Institut de formation politique comme libéral-conservateur, regroupant toutes les tendances de la droite, libéral économiquement et conservateur sur les sujets sociétaux avec une proximité avec la Manif pour tous et le catholicisme traditionaliste et de multiples intervenants d'extrême droite[1].
D’après l’hebdomadaire l’Express[20] et Le Monde, l'Institut de formation politique inspire Marion Maréchal pour la création de l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), « les deux projets ont en commun de vouloir former la jeunesse militante de droite et d’extrême droite, de lui offrir un cadre, un corpus idéologique, des références, des techniques de propagande, mais aussi de jeter des ponts entre les différentes sensibilités qui la composent, entre soldats d’une même bataille culturelle »[26]. Selon L'Express en 2013, « à l'image des manifestants de l'ultra-droite, les membres de l'Institut de formation politique s'éparpillent d'eux-mêmes dans le monde politique et la société civile »[27]. En 2021, l'hebdomadaire définit l'Institut de formation politique comme « une des pépinières incontournables de la droite dure, » rassemblant « des jeunes issus des Républicains, du Rassemblement national, ou de mouvements plus confidentiels ». Il note un très fort consensus autour d'Éric Zemmour chez les étudiants et que « dans les équipes du presque-candidat, tous ou presque sont passés par les bancs de l'école ». Pour l'Express, avec l'ISSEP de Marion Maréchal, « les pépinières de la droite identitaire ont trouvé en Éric Zemmour un élément fédérateur pour mener "la bataille des idées" »[28].
Selon Valeurs actuelles, l'Institut de formation politique « prépare la relève à droite »[29] et, d'après La Vie, il est « une pépinière pour libéraux conservateurs et catholiques identitaires » qui « accueille toutes les chapelles de droite »[30]. Selon Le Parisien, l'Institut de formation politique fait partie d'un courant idéologique pour « une droite plus dure née de l'union des droites, balayant de LR à RN »[31]. Pour Libération en 2021, « créé en 2004 pour défendre le libéral-conservatisme, l’Institut de formation politique forme désormais à Paris une nouvelle génération de militants réacs, biberonnés aux auteurs d’extrême droite », tendance identitaire, et observe que parmi les militants de génération Z, mouvement de jeunes pour Éric Zemmour à la présidence, « beaucoup sont passés par les bancs de l'IFP »[32].
L'Institut de formation politique voit augmenter ses effectifs lors de la mobilisation contre le mariage homosexuel en France[33]. Chez ses auditeurs, on retrouve certains cadres de La Manif pour tous ou du Printemps français, eux-mêmes parfois liés au syndicat étudiant l'Union nationale inter-universitaire (UNI)[1],[19].
Le journal Le Monde[1] indique la présence de certains intervenants comme Maxime Tandonnet, proche de Patrick Buisson et ancien conseiller immigration à l'Élysée, Jean-Yves Le Gallou et Yvan Blot, cofondateurs du Club de l'horloge et anciens députés européens du FN. Certains intervenants de l'Institut de formation politique proviennent également des milieux catholiques traditionalistes et notamment d'ICHTUS[1]. Des intervenants viennent aussi du courant libéral-conservateur comme Charles Gave ou Renaud Dozoul, assistant parlementaire du Sénateur de Paris Pierre Charon et directeur de l'Observatoire de la christianophobie.
Le Monde indique en 2024 qu'il s'agit d'une « pépinière parisienne de la droite catholique et identitaire »[34].
Dans un rapport paru le , l'observatoire des multinationales note sa proximité avec le « réseau libertarien et ultraconservateur américain » Atlas[35].
Institut libre de journalisme
L'Institut de formation politique héberge dans ses locaux l'Institut libre de journalisme, école de journalisme de la droite identitaire cofondée en 2018 par Alexandre Pesey, le directeur de l'IFP, et le journaliste et entrepreneur Jean-Baptiste Giraud[36],[37].
Notes et références
- Samuel Laurent, « A l'école française des "libéraux-conservateurs" », sur Le Monde.fr, (consulté le ).
- « Alexandre Pesey : « il faut libérer l’esprit d’initiative de la nouvelle génération » », sur contrepoints.org, (consulté le ).
- Fabrice Madouas, « Politique : ils préparent la relève à droite », sur Valeurs actuelles.com, (consulté le ).
- Jean Baptiste d'Albaret, « À droite, la relève est en marche », Politique Magazine, no 104, , p. 18
- ↑ « L'Institut de formation politique, l'école des droites », L'express, (lire en ligne)
- ↑ « QUI SOMMES-NOUS? », sur ifpfrance.org, (consulté le ).
- « 5 questions à Alexandre Pesey, Directeur de l’IFP », sur Le Blog Éloquence, (consulté le )
- ↑ « Dons - Institut de Formation Politique », sur Institut de Formation Politique (consulté le )
- ↑ Alexandre Berteau, « Pierre-Édouard Stérin sort le carnet de chèques pour faire gagner la droite de la droite dans les têtes et dans les urnes », sur La Lettre, (consulté le ).
- ↑ « Charles-Henri d'Andigné, « Combattant culturel », Famille chrétienne ».
- ↑ « Vidéo. Enquête sur l’Institut libre de journalisme, l’école créée par la droite identitaire pour conquérir les médias », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Banijay fera partie du nouveau tour de table de l’ESJ qui organise son management », sur CB News, (consulté le ).
- ↑ Emilie Lanez, « "Je déteste l’idéologie" : Vianney d’Alançon, le président très politique de l'ESJ Paris », sur L'Express, (consulté le ).
- ↑ « ESJ Paris : l'école de journalisme dévoile son équipe dirigeante un mois après son rachat », sur europe1.fr, (consulté le ).
- ↑ « Ce qu'il faut savoir sur la "Convention de la droite" avec Marion Maréchal organisée ce samedi à Paris », sur lci.fr, (consulté le ).
- ↑ « Manifestation du 15 juin 2003 », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie Roy, « C'est quoi l'IFP, l'école qui forme les jeunes cadres de l'extrême droite et de la droite ? », Les échos, (lire en ligne).
- ↑ « présentation institut de formation politique », sur Institut de Formation Politique (consulté le ).
- Charles des Portes, « L'école des fans… de l'UMP ? », sur Marianne.net, (consulté le ).
- Alexandre Sulzer, « L'école modèle de Marion Maréchal-Le Pen », L'Express, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Pascale Tournier, Le vieux monde est de retour : en quête sur les nouveaux conservateurs, Stock, (lire en ligne).
- ↑ « L’IFP, cette école laboratoire de l’union des droites », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ Julien Charnay, « Les jeunes libéraux défient Sarko », Le Point, n°1718, 18 août 2005
- ↑ « Alternative libérale veut exister sans l'UMP », sur lefigaro.fr, (consulté le )
- ↑ Yorick Mombynes; Conseiller référendaire à la Cour des comptes, Profession Politique, acteurspublics.fr, 12 février 2008
- ↑ L’IFP, cette école laboratoire de l’union des droites, Le Monde, 12 mai 2018
- ↑ Tugdual Denis, « Le plan secret de l'ultra-droite », L'Express, (lire en ligne)
- ↑ IFP, Issep de Marion Maréchal : comment Zemmour fédère les jeunes pousses de la droite dure , L'Express, 25/11/2021
- ↑ Fabrice Madouas, « Politique : ils préparent la relève à droite », Valeurs Actuelles,
- ↑ « L'IFP, pépinière pour libéraux-conservateurs et cathos identitaires - Politique - La Vie », sur www.lavie.fr (consulté le )
- ↑ Par Le Parisien Le 25 juin 2019 à 06h10, « Mariani, Maréchal, Buisson, Tegnér, Pesey… ils veulent bâtir une droite dure », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ A l’IFP, la jeunesse de droite fait l’école identitaire, Libération, 8 octobre 2021
- ↑ Tugdual Denis, Claire Chartier, Manon Gauthier-Faure, Agnès Laurent, « Le plan secret de l'ultra-droite », sur L'Express.fr, (consulté le ).
- ↑ « Qui est Pierre-Edouard Stérin, ce milliardaire catholique candidat au rachat de « Marianne » ? », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le réseau libertarien et ultraconservateur américain qui veut imposer ses idées en France », Observatoire des multinationales, (consulté le )
- ↑ Liselotte Mas, Asia Balluffier, Elsa Longueville et Mahé Richard-Schmidt, « Vidéo. Enquête sur l’Institut libre de journalisme, l’école créée par la droite identitaire pour conquérir les médias », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Thibaut Schepman, « Une école de journalisme pour la droite identitaire « De Fillon à Zemmour » », Arrêt sur images, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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