Isabelle Cambourakis

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| Fratrie |
Frédéric Cambourakis |
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Isabelle Cambourakis, née le , est une éditrice indépendante et chercheuse française. Elle est également professeure des écoles et libraire.
Elle est connue pour avoir créé la collection féministe « Sorcières », dont elle est directrice éditoriale, au sein de la maison d'édition Cambourakis.
Biographie
Isabelle Cambourakis, naît en France le .
Parcours
Débuts de carrière
Isabelle Cambourakis commence sa carrière dans le domaine du livre en tant que libraire chez Delamain, une librairie généraliste parisienne[1].
Après dix ans à ce poste, elle reprend ses études en 2017 et obtient l'année suivante un master de recherche. Son mémoire se concentre sur les liens entre mouvements féministes et écologistes dans les années 1970[2]. Elle obtient le concours des écoles et devient professeure des écoles, activité qu'elle pratique toujours en 2021[3].
À cette période, Isabelle Cambourakis rédige également une série d'articles sur les luttes des femmes à travers le monde pour la revue S!lence[4].
Éditrice : création de la collection « Sorcières » aux éditions Cambourakis
Isabelle Cambourakis crée en 2015 la collection « Sorcières » au sein de la maison d'édition Cambourakis fondée par son frère, Frédéric Cambourakis[5],[6].
Au départ, l'objectif était de faire connaître des textes américains des années 1970-80, épuisés ou jamais traduits[1]. Ainsi, le premier ouvrage publié est un texte de l'autrice et militante écoféministe Starhawk (Rêver l'obscur. Femmes, magie et politique) écrit en 1982 et jamais traduit en français jusque là. Le deuxième ouvrage fondateur de la collection est Sorcières, sages-femmes et infirmières de Barbara Ehrenreich et Deirdre English[7].
Accordant de l'importance à l'intersectionnalité, à l'anticapitalisme et à l'articulation de différentes luttes Isabelle Cambourakis publie des textes de littérature, de poésie et de sciences humaines, aussi bien des traductions que des textes originaux[8],[9]. Cette collection est aujourd'hui connue pour populariser, hors des cercles universitaires, des pensées féministes et écoféministes[10].
Autres engagements
Également syndicaliste, Isabelle Cambourakis envisage son travail éditorial comme un prolongement de son militantisme, plus que comme un métier, déclarant par exemple :
« Il reste nécessaire, aujourd’hui encore, de parler d’un point de vue féministe. […] Il s’agit surtout pour nous de nous situer du côté de ce qui s’expérimente dans le quotidien, l’intime, le politique, du côté de ce qui se trame dans les marges et les divers espaces de résistance[11]. »
En 2022, elle fait partie des 20 coprésidents et coprésidentes de l'association d'appui financier aux Soulèvements de la Terre[12].
Publications
- « Un écoféminisme à la française ? Les liens entre mouvements féministe et écologiste dans les années 1970 en France », Genre & histoire, no 22, (ISSN 2102-5886, DOI 10.4000/genrehistoire.3798, lire en ligne, consulté le ).
- « Articuler écologie et féminisme dans les années 1970: L’exemple du Centre non-violent des Circauds », Travail, genre et sociétés, vol. n° 42, no 2, , p. 71–87 (ISSN 1294-6303, DOI 10.3917/tgs.042.0071, lire en ligne, consulté le ).
- avec Coline Guerin, « If you love this planet - Des femmes contre le nucléaire », Panthere Première, no 5, printemps/été 2020 (lire en ligne).
- « Sommes-nous trop sages devant la catastrophe ? », Terrestres, (lire en ligne).
- « Des clous et des vers de terre : Pour une pratique émancipatrice de l’école du dehors » (photogr. Yve Flatard), Z : Revue itinérante d’enquête et de critique sociale, vol. N° 14, no 1, , p. 168–175 (ISSN 2101-4787, DOI 10.3917/rz.014.0168, lire en ligne, consulté le ).
- François Piron et Guillaume Désanges (catalogue d'exposition), Chansons de geste(s) en Bretagne : Femmes et féministes devant et derrière la caméra dans Contre-vents : colères, espoirs, écologies et politiques dans l'Ouest de la France, Paris, Saint-Nazaire, Paraguay ; Le Grand Café - centre d'art contemporaine, , 295 p. (ISBN 9782918252696 et 2918252697, OCLC 1285296568, lire en ligne)[13].
- « L’une porte un pantalon, l’autre pas: », Critique, vol. n° 901-902, no 6, , p. 540–554 (ISSN 0011-1600, DOI 10.3917/criti.901.0540, lire en ligne, consulté le ).
- avec Françoise d'Eaubonne et et Evelyne Le Garrec, « Mise au poing » : l'engagement en radicalité de Françoise d'Eaubonne dans Contre-violence ou La résistance à l'État, Cambourakis, coll. « Sorcières », , 267 p. (ISBN 978-2-36624-755-8 et 2366247559, OCLC 1374204855, lire en ligne).
- Collectif d'autrices et d'auteurs, Violence et contre-violence dans On ne dissout pas un soulèvement : 40 voix pour les Soulèvements de la Terre, Éditions Points, coll. « Points », , 200 p. (ISBN 979-10-414-2149-7, lire en ligne).
Filmographie
Radio
- « Épisode 4/4 : Sorcières, nature et féminismes », 1 épisode de 54 mn [audio], sur France Culture, LSD la série documentaire, (consulté en )
Bibliographie
- Lucile Ruault, « Isabelle Cambourakis, éditrice féministe Publier des textes au « pouvoir de mobilisation » », Nouvelles Questions Féministes, vol. 41, no 1, , p. 136–150 (ISSN 0248-4951, lire en ligne, consulté le ).
- Marlène Benquet, Pratiques écoféministes : corps, savoirs et mobilisations : dossier, vol. 42, (ISBN 978-2-348-05482-2 et 2-348-05482-5, OCLC 1129409803, lire en ligne), p. 23-126.
Notes et références
- « La collection féministe d'Isabelle Cambourakis, entre militantisme et édition », sur ActuaLitté.com (consulté le )
- ↑ Isabelle Cambourakis, « Un écoféminisme à la française ? Les liens entre mouvements féministe et écologiste dans les années 1970 en France », Genre & Histoire, no 22, (ISSN 2102-5886, DOI 10.4000/genrehistoire.3798, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Isabelle Cambourakis, Baptiste Besse‑Patin, Florence Bouillon et Caroline Rozenholc‑Escobar, « Être dehors, c’est apprendre la coopération plus que l’autonomie », Géographie et cultures, no 119, , p. 157–169 (ISSN 1165-0354, DOI 10.4000/gc.19928, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Isabelle Cambourakis - Revue Silence », sur revuesilence.net (consulté le ).
- ↑ Par l'entonnoir, « Magazine C4 – Lester la théorie par les corps » (consulté le ).
- ↑ « Sorcières, nature et féminismes - Ép. 4/4 - Sorcières », sur France Culture (consulté le ).
- ↑ « Cambourakis : féministe et militante », sur Livres Hebdo (consulté le ).
- ↑ « L’écoféminisme, contre l’organisation sexiste de la société et la destruction de l’environnement », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Isabelle Cambourakis : "Sorcières est une collection féministe intersectionnelle" », sur Hétéroclite, (consulté le ).
- ↑ « Attention, les sorcières reviennent ! », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « La collection féministe d'Isabelle Cambourakis, entre militantisme et édition », sur actualitte.com (consulté le ).
- ↑ « Avec les Soulèvements de la Terre, nous continuerons à alimenter une eau vive qui partout frémit », Libération, tribune des coprésidents de l'Association de défense des terres, .
- ↑ « Contre-vents. Colères, espoirs, écologies et politiques dans l’ouest de la France », sur Le Grand Café (consulté le )
- ↑ [vidéo][Production de télévision] « Françoise d'Eaubonne, une épopée écoféministe », Manon Aubel (réalisatrice) sur France 3, , 52 min.
Liens externes
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