Isaure Périer
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 90 ans) 5e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Marie Blanche Joséphine Isaure Périer |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Père |
Michel-Ange Périer |
| Conjoint |
Isaure Rey, née Isaure Périer le à Paris où elle est morte le , fut une éducatrice, puis directrice d’institution scolaire, militante pour l’éducation et les droits des femmes[1], qui participa à la Commune de Paris. Elle fut l'une des cinq femmes membres de la commission désignée par la Commune chargée d’organiser l’enseignement dans les écoles de filles (avec André Léo, Anna Jaclard, Noémi Reclus et Anna Sapia) en [2].
Biographie
Fille du révolutionnaire Michel-Ange Périer, Isaure Périer s'impliqua rapidement dans la Société pour l’instruction élémentaire, où elle se lia d'amitié avec plusieurs figures des milieux républicains. Elle fut ainsi l'amie de l'avocat Paul Maritain (père du philosophe Jacques Maritain) et de Gabrielle Favre, fille de l'homme politique Jules Favre. Mais elle se lia plus étroitement encore avec la mouvance des femmes qui militaient pour la démocratisation de l’enseignement comme André Léo et Noémi Reclus. Ainsi participa-t-elle au projet d’école d’André Léo en comme professeur d’anglais.
Pendant la Commune, elle accepta de participer à la Commission instituée pour organiser et surveiller l’enseignement dans les écoles de filles. Après la semaine sanglante, elle dut comme de nombreux autres communards prendre le chemin de l'exil, qui la mena en Suisse, où elle fréquenta les milieux libertaires. Elle y épousa en 1874 Aristide Rey, journaliste communard qui devint député républicain de l’Isère en 1885. Elle dirigea par la suite à Porrentruy, en Suisse, un pensionnat de jeunes filles. Elle fut, avec l'historien Paul Lacombe, l’exécutrice testamentaire d’André Léo à la mort de celle-ci en 1900. Vivant entre Paris et Grenoble, après la mort de son mari elle fit don d’œuvres importantes au musée de Grenoble. Le legs d'Isaure Périer, qui fut voté lors du conseil municipal du sous la présidence du maire Paul Mistral, comprenait notamment des dessins de Jacques-Louis David, une aquarelle de Gustave Doré ou une autre de Jean-Baptiste Millet.
Elle publia deux ouvrages de vulgarisation scientifique qui furent plusieurs fois réédités : Simples entretiens sur la physique et la cosmographie en 1873 et Travailleurs et malfaiteurs microscopiques. Microbes, ferments en 1884.
Hommages
En , son nom est attribué à un parc de la ville de Grenoble.
En 2025, un collectif de 17 membres du département de sociologie de l'Université Grenoble Alpes, emprunte son nom pour publier une Sociologie de Grenoble[3].
Publications
- Simples entretiens sur la physique et la cosmographie, Paris, Hachette, 1873
- Travailleurs et malfaiteurs microscopiques. Microbes, ferments, Paris, Hetzel, 1884
Sources
- « Aristide Rey », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891
Articles connexes
Références
- ↑ Furrer, Étienne, “Élisée Reclus et la défense de l’union libre”, La subjectivation politique face à l’ordre social, édité par Déborah Cohen et al., Presses universitaires de Rennes, 2025.
- ↑ Journal Officiel n°142, 22 mai 1871.
- ↑ Collectif Isaure Périer, Sociologie de Grenoble, Paris, La Découverte, coll. « Repères Sociologie », 2025, 127 p. (ISBN 978-2-348-08925-1).
Liens externes
- « PÉRIER Isaure [PÉRIER Marie, Blanche, Joséphine, Isaure, épouse REY] », sur Dictionnaire biographique Le Maitron, Mouvement ouvrier, Mouvement social, (consulté le ).

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