Ischnorhynchinae

Les Ischnorhynchinae sont une sous-famille d'insectes du sous-ordre des hétéroptères (punaises). Ils comptent environ 80 espèces décrites dans une quinzaine de genres répartis sur tous les continents (excepté l'Antarctique).

Distribution

La sous-famille est cosmopolite. Trois genres sont présents dans la zone paléarctique, Acanthocrompus, Kleidocerys et Pylorgus. Seul le genre Kleidocerys est présent en Europe (mais aussi en Amérique du Nord et du Sud). Le genre Pylorgus, le plus riche en espèces (34 espèces), est présent d'Afrique et de Madagascar à l'Océanie, en passant par le Paléarctique, la région indomalaise et l'Australie. Quatre genres sont présents sur le continent américain, Kleidocerys, Neokleidocerys, Polychisme et Syzygitis[1],[2]. Au Québec, seules deux espèces sont répertoriées (Kleidocerys resedae et K. ovalis)[3]. Quelques genres sont australiens (Cerocrompus, Crompus et Koscocrompus), océanien (Neocrompus), africains (Caprhiobia, Congolorgus et Madrorgus), ou encore indomalais (Acanthocrompus, Kualisompus, Oreolorgus, Rhiophila)[2].

Biologie

Deux adultes de Kleidocerys resedae sur un chaton de bouleau.

Alimentation

Ces punaises sont phytophages, et se nourrissent sur un grand nombre d'espèces de plantes, avec une prédilection pour les Betulaceae (bouleaux, aulnes), les Ericaceae (bruyères, rhododendrons), les Scrophulariaceae et les Myrtaceae[4].

Hibernation

Dans l'hémisphère nord, plusieurs espèces hibernent sur des conifères[4]. Kleidocerys resedae hiberne au stade adulte[3].

Classification

Les Ischnorhynchinae sont l'une des trois sous-familles de la famille des Lygaeidae, après sa redéfinition plus étroite. Les analyses génétiques au sein des Lygaeidae sont encore peu nombreuses, mais selon une étude de 2023, les Ischnorhynchinae semblent constituer le groupe basal au sein de la famille[5]. Environ 80 espèces sont décrites[2].

Le terme a été défini par l'entomologiste suédois Carl Stål en 1872 (« Ischnorhyncharia »), à partir du genre Ischnorhynchus Fieber, 1860. Or ce dernier est dorénavant considéré comme un synonyme du genre Kleidocerys Stephens, 1829[2], mais le nom de la sous-famille est resté.

Étymologie

Le terme est formé à partir des mots d'origine grecque ischno- (maigre, grêle) et -rhynchos (bec, museau), pour désigner leur rostre plutôt fin.

Liste des genres

Selon Lygaeoidea Species Files ()[2], les Ischnorhynchinae contiennent 16 genres :

  • genre Acanthocrompus Scudder, 1958
  • genre Caprhiobia Scudder, 1962
  • genre Cerocrompus Scudder, 1958
  • genre Congolorgus Scudder, 1962
  • genre Crompus Stål, 1874
  • genre Kleidocerys Stephens 1829
  • genre Koscocrompus Scudder, 1958
  • genre Kualisompus Scudder, 1962
  • genre Madrorgus Scudder, 1962
  • genre Neocrompus China, 1930
  • genre Neokleidocerys Scudder, 1962
  • genre Oreolorgus Scudder, 1962
  • genre Polychisme Kirkaldy, 1904
  • genre Pylorgus Stål, 1874
  • genre Rhiophila Bergroth, 1918
  • genre Syzygitis Bergroth, 1921

Galerie

Notes et références

  1. (en) Luis Cervantes Peredo et Harry Brailovsky, « Ischnorhynchinae from Costa Rica (Hemiptera-Heteroptera: Lygaeoidea: Lygaeidae) with Description of One New Species of Kleidocerys », Florida Entomologist, vol. 93, no 3,‎ , p. 357-362 (ISSN 0015-4040, DOI 10.1653/024.093.0306, lire en ligne, consulté le )
  2. « Lygaeoidea Species File - Ischnorhynchinae Stål, 1872 », sur lygaeoidea.speciesfile.org (consulté le )
  3. « Lygaeidae punaises Hétéroptère Hémiptère », sur www.hemipteres.net (consulté le )
  4. (en) « Australian Faunal Directory - Lygaeidae », sur biodiversity.org.au, (consulté le )
  5. Cuiqing Gao et Wen Dong, « Characterization of two new Pylorgus mitogenomes (Hemiptera, Lygaeidae, Ischnorhynchinae) and a mitochondrial phylogeny of Lygaeoidea », ZooKeys, vol. 1166,‎ , p. 141–154 (ISSN 1313-2970 et 1313-2989, PMID 37333899, PMCID 10273010, DOI 10.3897/zookeys.1166.104103, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’entomologie