Issifou Okoulou-Kantchati

Issifou Okoulou-Kantchati
Fonctions
Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat

(1 an, 8 mois et 13 jours)
Président Faure Gnassingbé
Gouvernement Hougnbo I
Prédécesseur Célestin Ekpawo Talaki
Successeur Komlan Nunyabu
Ministre de l'Environnement, du Tourisme et des Ressources forestières

(3 ans, 2 mois et 26 jours)
Président Faure Gnassingbé
Gouvernement Kodjo III
Agboyibo
Mally
Prédécesseur Zoumaro Gnofame
Successeur Kossivi Ayikoe (Environnement, Ressources forestières)
Arouna Batienne Kpabré-Sylli (Tourisme)
Ministre de l'Énergie et des Ressources hydrauliques

(1 an, 10 mois et 22 jours)
Président Gnassingbé Eyadéma
Gouvernement Sama III
Prédécesseur Tchamdja Andjo (Énergie)
Successeur Kokou Agbemadon (Énergie)
Député togolais

(14 ans, 4 mois et 4 jours)
Élection mars 1999
Réélection octobre 2002
octobre 2007
Circonscription Préfecture de l'Oti
Législature IIIe
Groupe politique RPT
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 65 ans)
Nationalité Togolais
Parti politique Alliance des démocrates pour la République (1990-1999)
Rassemblement du peuple togolais (1997-1990 puis à partir de 1999)

Issifou Okoulou-Kantchati, né le à Mango et mort le , est un homme politique togolais ayant occupé plusieurs fonctions ministérielles au sein du gouvernement togolais (logement, environnement).

Biographie

Formation

Né à Mango, dans la préfecture de l'Oti, Issifou Okoulou-Kantchati poursuit des études en France. Il est diplômé de l'Institut supérieur de gestion et titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en contrôle de gestion des organisations financières et bancaires de l'université Dauphine. Il est également en possession d'un DEA de politiques et programmation du développement économique de l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne[1].

Carrière économique

Il a dirigé la Commission de privatisation des banques togolaises jusqu'à sa mort[2],[3] et l'Africaine de courtage d’assurances[4].

Carrière politique

Il s'investit pour la première fois en politique lorsqu'il devient membre du comité central du Rassemblement du peuple togolais (RPT) en 1977[1]. Dans les années 1990, il a dirigé le parti de l'Alliance des démocrates pour la République (ADR)[5]. Lorsque le haut-conseil de la République est institué en 1991 comme parlement de transition, il en devient questeur[1].

Il se présente une première fois comme député à l'occasion d'une élection partielle en dans la circonscription d'Oti. Sous l'étiquette de l'ADR, il arrive deuxième au premier tour avec 32,89 % des voix, contre 40,19 % pour le candidat du RPT, Stanislas Baba[6]. Ce dernier l'emporte au second tour avec 51,41 % des suffrages exprimés[7].

Okoulou-Kantchati rejoint par la suite une nouvelle fois le RPT. Lors des élections législatives de 1999, il est député dans la première circonscription de la préfecture de l'Oti. Il remporte le siège avec 100 % des voix en l'absence d'adversaire[8]. Il est réélu lors des élections législatives de 2002 et occupe pendant son mandat le poste de président de la commission des finances de l'Assemblée nationale[9]. Lors de son mandat, le , il est nommé ministre de l'Énergie et des Ressources hydrauliques[10],[11].

Des violences ont lieu à Mango en 2005. Il est accusé par plusieurs témoins d'être à l'origine de ces violences, et notamment d'avoir armé des jeunes[12],[13]. Sa maison est attaquée par opposants politiques lors des protestations liées à l'élection présidentielle d'[14].

Deux mois après les élections, il est nommé ministre de l'Environnement et des Ressources forestières[10]. Il est alors coordinateur du RPT dans la dans la région de Savanes[15]. Des élections législatives ont lieu deux ans plus tard, lors desquelles il est réélu comme député[16],[17] et désigné membre d'une commission de sept membres chargée de modifier le règlement intérieur de l'Assemblée nationale[18]. Il est reconduit à son poste de ministre lors du remaniement ministériel qui suit les élections législatives[10]. Il y reste jusqu'en , date à laquelle il a été nommé ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat[19],[10].

Il a dirigé la Commission des droits de l'homme du Togo[2]

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Issifou Okoulou-Kantchati » (voir la liste des auteurs).
  1. « Profil des membres du gouvernement », sur etiame.com (version du sur Internet Archive).
  2. « Fin d'un long parcours politique », sur republicoftogo.com, (consulté le ).
  3. « Afriland First Bank recalée pour la reprise de la BTCI », sur africaintelligence.fr, (consulté le ).
  4. « Oti / Adieu à Kantchati Issifou », Togo Matin, no 135,‎ .
  5. L'Afrique politique 1997: revendications populaires et recompositions politiques (1997), Karthala Éditions, p. 267.
  6. (de) « Presseauswertung » [PDF], sur amnesty.de, (version du sur Internet Archive)
  7. (en) West Africa, (lire en ligne), p. 1339.
  8. « Proclamation », Journal officiel de la République togolaise,‎ (lire en ligne [PDF]).
  9. « http://www.accessmylibrary.com/coms2/summary_0286-22285468_ITM »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?).
  10. « Les gouvernements du Togo », sur izf.net (version du sur Internet Archive).
  11. « Le Togo annonce la composition du gouvernement »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur french.peopledaily.com.
  12. Junior Aurel et Paul Amegbo, « Issifou Okoulou-Kantchati : "Je maintiens ma plainte tant que la CVJR prendra compte des dépositions mensongères" », sur savoirnews.net, (consulté le ).
  13. « L’ancien ministre Okoulou Issifou Kantchati n’est plus », sur news.alome.com, (consulté le ).
  14. (en) Togolese ruling party raps opposition over 24 April election violence, Radio Togo, .
  15. « Pour son soutien a des candidatures indépendantes : Natchaba est suspendu du RPT-Oti »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur togoforum.com.
  16. « Proclamation des résultats des élections législatives anticipées du 14 octobre 2007 » [PDF], sur cenitogo.tg (archivé sur Internet Archive).
  17. « Listes des candidats dans la circonscription de l'Oti en 2007 »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?) [PDF].
  18. « Activités législatives », sur assemblee-nationale.tg (archivé sur Internet Archive).
  19. « L’équipe autour de Gilbert Fossoun Houngbo », (archivé sur Internet Archive).

  • icône décorative Portail du Togo
  • icône décorative Portail de la politique