Isydora Kossatch-Boryssova

| Naissance | Kolodiazhne (en) |
|---|---|
| Décès |
(à 92 ans) Piscataway |
| Sépulture |
Cimetière Saint-André (d) |
| Nationalités | |
| Formation |
Fundukleev Women's Gymnasium (d) (jusqu'en ) Institut polytechnique de Kiev (jusqu'en ) |
| Activités | |
| Père |
Petro Kossatch (d) |
| Mère | |
| Fratrie |
Mykhaïlo Kossatch (d) Lessia Oukraïnka Olha Kossatch-Kryvyniouk Oxana Kossatch-Chymanovska (d) Mykola Kossatch (d) |
| Conjoint |
Youri Borysov (d) |
| Enfant |
Olha (Olesja) Jurijivna Serhijiv (d) |
Isydora Petrivna Kosach-Borysova (en ukrainien : Ізидора Петрівна Косач-Борисова) est une agronome et enseignante ukrainienne née le à Kolodjaschne (Volhynie) (de) et morte le dans le New-Jersey à Piscataway. Elle a également eu des activités de traductrice et de biographe. Elle a été emprisonnée dans les années 1930, pour son comportement contre-révolutionnaire, puis comme membre de l'Organisation des nationalistes ukrainiens durant la deuxième guerre mondiale. Elle a émigré en Allemagne puis aux États-Unis où elle termine sa vie.
Biographie
Isydora est la sixième enfant de l'éthologue Olena Pchilka et du philanthrope et conseiller d'état Petro Kossatch. Elle étudie tout d'abord à domicile, sous la surveillance de ses aînés. Sa sœur, Lesya, lui apprend le français et le piano. Elle obtient son baccalauréat en 1905 au lycée de Kyev, puis suit une formation agricole pour dame à Saint-Pétersbourg, et sort diplômée de l'Institut polytechnique de Kyiv, dans la spécialité des techniques agricoles. Elle est l'une des seize premières femmes à étudier à la faculté d'agriculture[1],[2].
Elle épouse l'agronome Yuri Borysov et commence sa carrière professionnelle dans une station de recherche en viticulture et œnologie à Chișinău. Elle travaille ensuite à Kamianets-Podilskyi, où elle enseigne la chimie dans un lycée et un institut d'agriculture. Elle s'installe à Kyev en 1925. Elle y exerce la profession d'agronome, enseigne à l'Institut de génie agricole de Bila Tserkva et à l'Université nationale d'agronomie, devenue depuis 1992 Université d'Ukraine des sciences de la vie et de l'environnement (en) . Elle travaille également comme traductrice du français vers l'ukrainien pour la maison d'édition d'état[1],[2].
À partir de la fin des années 1920, les intellectuels ukrainiens sont persécutés en Union soviétique. En 1932, son mari est déporté dans la région de Vologda. En 1937, Isydora est accusée par deux de ses étudiants d'affirmer que l'Ukraine et ses richesses sont contrôlées par Moscou. Elle est arrêtée le comme « élément contre-révolutionnaire » et un « ennemi du peuple ». En octobre 1937, elle est inculpée de participation à une organisation contre-révolutionnaire ukrainienne, d'activités contre-révolutionnaires et de contacts avec l'étranger. Elle signe son mandat d'arrêt mais plaide non coupable. Le , la Troïka rend son jugement est Isydora condamnée à huit ans de goulag pour avoir mené des activités contre-révolutionnaires et avoir répandu des rumeurs incendiaires parmi les étudiants de l'Université nationale d'agriculture. Elle est déportée au goulag de la région d'Arkhangelsk, où on lui confie des travaux de bucheronnage. Elle souffre de myocardite et de goutte pendant son incarcération[3],[1],[2].
Depuis le camp, elle écrit au Présidium du Soviet suprême et à Nadejda Kroupskaïa pour demander une enquête impartiale sur les crimes dont elle est accusée. D'après les procès-verbaux d'interrogatoire en exil, elle n'a jamais plaidé jamais coupable. Son cas est finalement réexaminé grâce aux efforts d'intellectuels ukrainiens. Isydora est libérée en novembre 1939 et retourna à Kyev en 1940[1],[2],[4].
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Pendant l'occupation allemande, elle est en contact avec des membres de l'aile Melnyk de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). Élue au Conseil national ukrainien, fondé par Oleh Olshych et d'autres nationalistes, elle est arrêtée par la Gestapo en février 1942. Elle sera libérée par la suite[1],[2],[5].
À l'automne 1943, elle émigre avec sa fille et ses petits-enfants, qu'elle explique avoir voulu protéger du harcèlement. Après un séjour dans un camp de personnes déplacées à Neu-Ulm, elle habite tout d'abord à Augsbourg jusqu'en 1949, s'installe aux États-Unis en décembre de la même année. Elle vivra jusqu'à sa mort dans le New Jersey[1],[2],[6]. Sa tombe se trouve au cimetière de l'Eglise Saint-André (South Bound Brook) (en)[2],[5].
Aux États-Unis, Isydora s'implique dans des organisations féminines et devient présidente d'honneur du Comité de l'Académie libre des sciences d'Ukraine. Elle rédige des biographie de sa mère Olena, sa sœur Lesya et Mykola Lysenko. Elle écrit également sur le village de Kolodyashne et Zelenyi Hai, un quartier de Hajdach, deux endroits où elle a vécu. Elle publie les souvenirs de son incarcération dans la revue Nashe Zhyttya, éditée par l'Académie des sciences d'Ukraine[2],[5].
Références
- (uk) П. В. Одарченко, « Косач-Борисова Ізидора Петрівна », dans Енциклопедія Сучасної України [« Encyclopédie de l'Ukraine contemporaine »], vol. 14 (Encyclopédie en ligne), Інститут енциклопедичних досліджень НАН України, (ISBN 978-966-02-2074-4, lire en ligne).
- (uk) Микола Шмигін, « Ізидора, сестра Лесі Українки » [« Isidora, la sœur de Lesya Ukrainka »], sur kowel.rayon.in.ua, (consulté le )
- ↑ (uk) Halyna Hordasevych, Neskorena berehyni︠a︡: z︠h︡ertvy moskovsʹko-komunistychnoho teroru XX stolitti︠a︡, Literaturna ahent︠s︡ii︠a︡ Piramida, (ISBN 9789667188597, présentation en ligne)
- ↑ (uk) « Олександра Шрам – майбутня власниця свого бізнесу | Національний університет біоресурсів і природокористування України », sur nubip.edu.ua, пт, 2 сер 2024 - 03:00 (consulté le )
- (uk) Юрій Шаповал, « ПОГЛЯД: Ізидора, сестра Лесі Українки » [« PORTRAIT : Izidora, la sœur de Lesya Ukrainka »], Kyiv Post, (lire en ligne
)
- ↑ « Леся Українка і сучасність : до 130-річчя від дня народження Лесі Українки : збірник наукових праць | WorldCat.org », sur search.worldcat.org (consulté le )
Liens externes
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