Iván Redondo

Iván Redondo
Illustration.
Iván Redondo en .
Fonctions
Directeur de cabinet du président du gouvernement espagnol

(3 ans, 1 mois et 5 jours)
Président du gouvernement Pedro Sánchez
Prédécesseur José Luis Ayllón
Successeur Óscar López
Biographie
Nom de naissance Iván Redondo Bacaicoa
Date de naissance (44-45 ans)
Lieu de naissance Saint-Sébastien (Espagne)
Nationalité Espagnol
Diplômé de Université de Deusto
Université complutense de Madrid
Profession Consultant

Image illustrative de l’article Iván Redondo
Directeurs de cabinet du président du gouvernement d'Espagne

Iván Redondo Bacaicoa, né en à Saint-Sébastien, est un consultant et homme politique espagnol.

Il est directeur de cabinet du président du gouvernement entre et .

Biographie

Études

Il passe d'abord une licence en lettres et communication de l'université de Deusto. À la suite de son cursus, il s'inscrit à l'université complutense de Madrid (UCM) et y obtient un master en information économique[1].

Carrière dans le privé

Il commence à travailler pour le cabinet Llorente & Cuenca, au sein de l'équipe qui établit la stratégie de communication de l'offre publique d'achat de Gas Natural sur Endesa[1]. Il fonde ensuite sa propre société de conseil, Redondo & Asociados Public Affairs Firm[2].

Consultant pour le PP

Iván Redondo commence à conseiller des personnalités du monde politique en travaillant sur la campagne d'Antonio Basagoiti, chef de file du Parti populaire (PP) aux élections autonomiques de 2009 au Pays basque[1]. Il joue un rôle-clé dans la conclusion d'un accord avec le Parti socialiste (PSOE) de Patxi López[3].

En , il travaille à la fois sur la campagne de Xavier García Albiol pour les élections municipales à Badalone, en Catalogne, et celle de José Antonio Monago aux élections autonomiques en Estrémadure. Les deux l'emportent grâce aux stratégies promues par Redondo : le premier a mené campagne sur le thème de l'immigration tandis que l'autre a présenté une image modernisée du PP dans un bastion socialiste[1]. Monago le nomme ensuite directeur de cabinet. Il acquiert un tel pouvoir et une telle influence sur le président d'Estrémadure qu'il reçoit le surnom de « huitième conseiller ». Selon le journal ElDiario.es, il commence à fréquenter les cercles dirigeants du Parti populaire avec l'objectif de devenir le directeur de cabinet de Mariano Rajoy[4].

Conseiller de Pedro Sánchez

Après avoir apporté, à titre gratuit et personnel, quelques conseils à Pedro Sánchez pour l'élection primaire du XXXIXe congrès fédéral du Parti socialiste, Iván Redondo est embauché par ce dernier comme conseiller en [1].

Sánchez ayant accédé au pouvoir à la suite du vote d'une motion de censure au début du mois de , il est choisi par le nouveau président du gouvernement comme directeur de cabinet au palais de la Moncloa, au détriment de l'historique Juanma Serrano, qui occupait cette fonction au secrétariat général du PSOE[5]. Il est officiellement nommé par décret le suivant[6].

Le , à l'occasion de l'installation du comité électoral du PSOE, Pedro Sánchez le désigne co-coordonnateur aux côtés du secrétaire à l'Organisation et ministre de l'Équipement José Luis Ábalos[7]. Sa désignation provoque un certain malaise au sein de la direction du PSOE, puisqu'il n'est pas militant socialiste[8]. En , après le rejet du projet de loi de finances pour 2019, il convainc Pedro Sánchez de dissoudre les Cortes Generales et de convoquer des élections générales pour le suivant[9],[10]. Ayant préparé avec le président du gouvernement les deux débats pré-électoraux, il est désigné par ce dernier comme le seul conseiller autorisé à l'accompagner sur les plateaux de la RTVE et d'Atresmedia[11].

Après avoir été confirmé au pouvoir, Pedro Sánchez reconduit Iván Redondo à son poste de directeur de cabinet en et renforce ses attributions en lui accordant la tutelle du secrétariat d'État à la Communication et en le chargeant de mettre sur pied un « bureau national pour la prospective et la stratégie nationale de long terme » avec pour mission de « penser structurellement l'Espagne des 30 prochaines années »[12]. Le , à l'occasion d'un important remaniement ministériel, Pedro Sánchez relève Iván Redondo de ses fonctions et le remplace par Óscar López, pur produit de l'appareil du PSOE, en raison de désaccords entre eux sur les attributions du directeur de cabinet et la prétention d'Iván Redondo à devenir ministre[13],[14].

Notes et références

  1. (es) Silvia Hinojosa, « Iván Redondo, el asesor clave de Pedro Sánchez en la Moncloa », La Vanguardia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. (es) « Iván Redondo, nuevo director del Gabinete del presidente del Gobierno », El Periódico de Catalunya,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. (es) Carmen Torres, « Iván Redondo, el hombre que ‘centra’ al PSOE », El Independiente,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. (es) José L. Aroca, « Iván Redondo, de asesor de Monago a director del gabinete de Pedro Sánchez », ElDiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. (es) Juanma Romero, « Sánchez elige al consultor y estratega Iván Redondo como su mano derecha en Moncloa », El Confidencial,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. (es) Felipe VI et Pedro Sánchez, « Real Decreto 365/2018, de 8 de junio, por el que se nombra Director del Gabinete de la Presidencia del Gobierno a don Iván Redondo Bacaicoa. », sur boe.es, (consulté le ).
  7. (es) « El PSOE activa su comité electoral con Ábalos e Iván Redondo como coordinadores », Europapress,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. (es) Manuel Sánchez, « Sorpresa en el PSOE al elegir Sánchez a Iván Redondo para codirigir la campaña de mayo », Público,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. (es) « Estos son los siete argumentos de Iván Redondo para convencer a Pedro Sánchez de convocar el 28 de abril », El Confidencial,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. (es) Javier Negre, « Iván Redondo, el hombre que convenció a Sánchez para elegir el 28-A (y le dice que Cs se desplomará) », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. (es) Nuria Vega et Paula de la Heras, « Los candidatos despejan su agenda por los debates », El Norte de Castilla,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. (es) « Sánchez refuerza el papel de su director de Gabinete, Iván Redondo, en el Gobierno », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. (es) Fernando Valls, « Sánchez y Redondo rompieron por las competencias que quería en el Gobierno », La Información,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. (es) Iñigo Aduriz, « Iván Redondo, el considerado 'ministro 23' y gran estratega de Moncloa que sale del Gobierno », Eldiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

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