Ivete Vargas

| Députée fédérale de São Paulo |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 56 ans) São Paulo |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
Newton Barbosa Tatsch (d) |
| Mère |
Cândida Vargas Tatsch (d) |
| Parti politique |
Mouvement démocratique du Brésil (d) |
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Cândida Ivete Vargas Martins, née le et morte le , communément appelée Ivete Vargas est une femme politique brésilienne, et l'une des premières à avoir occupé une fonction de députée au parlement fédéral à partir de 1950.
Biographie
Cândida Ivete Vargas Tatsch est la petite-fille de Viriato Dornelles Vargas, ministre de la Cour des comptes de la province du Rio Grande do Sul et fondateur du Parti républicain. Son grand-oncle maternel, Getúlio Vargas a été deux fois président du Brésil (entre 1930-1945 et 1951-1954) et un des chefs de file de la révolution de 1930[1].
Ivete Vargas est diplômée en géographie, histoire et lettres néo-latines de l'université pontificale catholique de Rio de Janeiro[1],[2],[3]. Son activité journalistique durant ses études lui vaut une bourse une bourse assortie d'un séjour de trois mois au Portugal, où la jeune femme a l'occasion d'interviewer le cardinal-patriarche de Lisbonne, Dom Manuel Gonçalves Cerejeira, et le président Oscar Fragoso Carmona[1].
Elle fait une carrière en politique à partir de 1950 comme députée fédérale[4].
Elle meurt le , à l'âge de 56 ans, à l'hôpital syro-libanais de São Paulo, des suites d'un Cancer[5], elle est inhumée au cimetière São João Batista (Rio de Janeiro) (pt) de Rio De Janeiro[6].
Carrière politique
Députée fédérale
Bien que peu connue dans l'État de São Paulo, elle est élue députée fédérale du Parti travailliste brésilien (PTB) en 1950, grâce aux votes des sympathisants du parti et à sa parenté avec Getúlio Vargas[4].
Elle est réélue successivement à trois reprises entre 1954 et 1962[7], sous la même étiquette. C'est alors l'une des toutes premières femmes parlementaires brésiliennes[8]. Entre 1963 et 1971, sous la dictature militaire, elle est élue par le Mouvement démocratique brésilien[8].
Refondation du PTB
En 1978, l'élection du général João Figueiredo à la présidence marque la fin du bipartisme au Brésil. Plusieurs dirigeants de l'ancien PTB œuvrent alors à la reconstruction du parti. Dans ce contexte, des dissensions opposent le groupe de São Paulo, dirigé par Ivete Vargas, au groupe de Rio de Janeiro, qui considére avec suspicion l'amitié d'Ivete Vargas avec le général Golbery do Couto e Silva. Ivete Vargas sollicite le soutien pour l'organisation du parti, de l'ancien dirigeant syndicaliste Leonel Brizola, qui est toujours en exil. Elle lui rend visite à New York et en Uruguay, sans toutefois parvenir à un consensus[1].
Leonel Brizola veut un positionnement plus à gauche pour le PTB, et il organise une réunion de dirigeants syndicaux à Lisbonne à laquelle participera Mário Soares du Parti socialiste portugais. L'approche de Brizola est mal accueillie par la faction d'Ivete Vargas, ce qui accentue leurs divergences[1]. Lors des élections de 1982, le PTB d'Ivete Vargas remporte treize sièges au parlement fédéral, huit à São Paulo et cinq à Rio de Janeiro (5) ; le PDT de Brizola a remporté les élections pour le gouvernement de l'État de Rio de Janeiro, mais n'a que 24 députés : huit à Rio Grande do Sul et 16 à Rio de Janeiro[1].
Malgré une longue période passée à l'hôpital durant la campagne, Ivete Vargas a assumé la direction du groupe parlementaire à Brasília jusqu'à son décès[1],[5]
Références
- (pt-BR) CPDOC-Centro de Pesquisa e Documentação História Contemporânea do Brasil, « VARGAS, IVETE », sur CPDOC - Centro de Pesquisa e Documentação de História Contemporânea do Brasil (consulté le )
- ↑ Schuma Schumaher et Érico Vital Brazil, Dicionário Mulheres do Brasil de 1500 até a atualidade, Jorge Zahar Editora, (ISBN 85-7110-573-1, lire en ligne), p. 286-287
- ↑ (pt) Graciete Brito, « Ivete Vargas » [archive du ], Fundação Ivete Vargas - Pesquisa e Educação Política (consulté le )
- Dicionário Histórico-Biográfico Brasileiro, da Fundação Getúlio Vargas (FGV), Editora FGV, 2001.
- Jornal da Cidade, « IVETE VARGAS MORRE VÍTIMA DE CÂNCER », Jornais de Sergipe, (consulté le ), p. 9
- ↑ « Ivete Vargas é sepultada hoje no Rio », www20.opovo.com.br, (consulté le )
- ↑ (pt) « Conheça os Deputados », Câmara dos Deputados (consulté le )
- Nouvelle encyclopédie politique et historique des femmes, Les Belles Lettres, (ISBN 978-2-251-44380-5), p. 961
Voir aussi
Articles liés
Liens externes
- (pt) [vidéo] « Ivete Vargas, a menininha que fez história na política. », Cia Guarda Chuva, , 3:41 min (consulté le )
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