Jacques-Augustin Leyris
| Jacques-Augustin Leyris | |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Député (1791-1799) | |
| Gouvernement | Ire République |
| Groupe politique | Gauche |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Alès (département du Gard) |
| Date de décès | (à 78 ans) |
Augustin-Jacques Leyris, né le à Alais (aujourd'hui Alès, généralité de Montpellier, aujourd'hui département du Gard), mort le à Paris (ancien 2e arrondissement), est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1791 et 1799, il est député du Gard à l'Assemblée nationale législative, à la Convention nationale où il vote la mort de Louis XVI, puis au Conseil des Cinq-Cents.
Biographie
Mandat à la Législative
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Augustin-Jacques Leyris, alors vice-président du directoire du district d'Alais, est élu député du département du Gard, le septième sur huit, à l'Assemblée nationale législative[1].
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 1er février 1792, il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine. Le 9 avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. Le 8 août enfin, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de Lafayette.
Mandat à la Convention
La monarchie s'effondre à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Augustin-Jacques Leyris est réélu député du Gard, le premier sur huit, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et se prononce contre l'appel au peuple et contre le sursis à l'exécution de la peine[3],[4] :
J'étais ici, au Corps législatif , lorsqu'on assassinait le peuple au nom de Louis. J'ai pris l'engagement de le venger, je vote pour la mort.
Le 13 avril 1793, il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5] :
Comme ce qui se passe dans ce moment au sujet de Marat, est le résultat de mille passions diverses et indignes de législateurs [...], comme je vois que c'est une victime livrée à l'aristocratie, à la malveillance, à Dumouriez ; comme Dumouriez, tous les conspirateurs, les tyrans et leurs vils satellites, Cobourg et tous les malveillants qui attendent de se ranger sous sa bannière, poursuivent Marat ; [...] je déclare qu'il n'y a pas lieu à accusation.
Le 28 mai, il est absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[6].
Le 30 avril 1793, Augustin-Jacques Leyris est en effet envoyé en mission, aux côtés de Pierre-François Bonnet (député de l'Aude), de Claude Fabre (député de l'Hérault) et de Joseph-Étienne Projean (député de Haute-Garonne), auprès de l'armée des Pyrénées orientales[7]. Il est rappelé à la Convention le 3 septembre.
Le 1er germinal an II (21 mars 1794), il est élu secrétaire aux côtés de Marc-Antoine Baudot (député de Saône-et-Loire), Jean-Pascal de Peyssard (député de la Dordogne) et Charles-Albert Pottier (député d'Indre-et-Loire) sous la présidence de Jean-Lambert Tallien (député de Seine-et-Oise)[8].
Le 22 fructidor an II (8 septembre 1794), Augustin-Jacques Leyris est envoyé en mission, aux côtés d'Henri Bouret (député des Basses-Alpes) dans le Morbihan et les départements voisins pour y assurer les mesures de salut public et de sûreté générale[9].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, lors des élections législatives de 1798, Augustin-Jacques Leyris est réélu député du Gard, et son élection est validée par le loi du 22 floréal an VI (11 mai 1798)[10].
Références
- ↑ Laurent, Émile (1819-1897), Mavidal, Jérôme (1825-1896), Pionnier, Constant (1857-1924) et Tonnier, E., « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 34, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 3 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Bouloiseau, Marc (1907-1999) et Reinhard, Marcel (1899-1973), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 87, séance du soir du 1er germinal an II (21 mars 1794) »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 16 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°235, « Conseil des Anciens, séance du 22 floréal (11 mai) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 25 floréal an 6 (14 mai 1798) (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Patrick Cabanel, « Leyris-Descombes Augustin-Jacques », dans Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours : H-L, t. III, Paris-Max Chaleil, (ISBN 978-2-8462-1333-2), p. 789-790.
Lien externe
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