Jacques-Joseph Corbière

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| Pair de France | |
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| Ministre de l'Intérieur | |
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| Ministre de l'Instruction publique | |
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| Ministre sans portefeuille | |
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| Doyen Faculté de droit de Rennes | |
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| Député d'Ille-et-Vilaine | |
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| Membre du Conseil des Cinq-Cents | |
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| Président Conseil général d'Ille-et-Vilaine (d) |
| Comte |
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(à 86 ans) Rennes |
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Jacques Corbière, parfois dénommé le comte de Corbière, né le à Corps-Nuds et mort le à Rennes, est une personnalité politique française.
Biographie

Famille et jeunesse
Petit-fils de bourgeois et fils de Joseph Corbière, avocat au Parlement de Rennes, Jacques Joseph Guillaume François Pierre Corbière fait ses études à la faculté de droit de Rennes, où il obtient sa licence en et est docteur en droit l’année suivante[1] après une thèse sur le divorce[2].
Il devient juge de police à Rennes en , puis commissaire du Directoire près l’administration départementale en , il est élu député le 25 germinal an V. À Paris, il fréquente le club de Clichy où il croise les futurs doctrinaires comme Camille Jordan, Royer-Collard ou encore Louis Becquey. Son mandat s’achève dès le , lors du coup d’État du 18 fructidor an V.
Le , il épouse Anne Marie Esther Delamarre, veuve d’Isaac Le Chapelier, auteur de la loi sur l’interdiction des corporations, qui avait été guillotiné le .
De 1800 à 1830
Il devient, le , membre du conseil général d’Ille-et-Vilaine, dont il sera président quatre ans plus tard (1804-1807), puis à nouveau en 1809-1810, en 1813-1814 et de 1816 à 1822. Il est élu député le et siège parmi les ultras. Il est réélu en 1816 et 1817.
Il est nommé en , doyen de la faculté de droit de Rennes, puis devient, le , ministre d’État et président du Conseil royal de l’Instruction publique, dans le cabinet de Richelieu. Avec l’avènement du gouvernement Villèle, dont il était proche, le , il devient ministre de l’Intérieur, poste qu’il occupe pendant plus de six ans (jusqu’au ). Le , il signe l’ordonnance qui supprime l’École normale (qui sera rétablie plus tard).
Il est anobli et créé comte en août , puis pair de France en . Favorable à l’envoi de troupes pour l’expédition d'Espagne, en 1823, il reçut de Ferdinand VII d’Espagne la Grand-croix de l’ordre de Charles III. Il fut l'un des fondateurs de la Société des bibliophiles français.
De 1830 à sa mort
Il se retire en 1830, sur sa terre d’Amanlis au milieu de ses livres et de ses collections.
Il meurt en à Rennes, sans postérité et est inhumé à Amanlis[1].
Distinctions
Grand-croix de l'ordre de Charles III d'Espagne (1823)[3].
Chevalier de l'ordre de Saint-Michel.
Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit.
Annexes
Bibliographie
- « Jacques-Joseph Corbière », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- Josselin Blieck, Jacques Corbière, ministre de l’Intérieur, Mémoire de recherche, Université Rennes 2, 2012.
- Bernard Heudré (Préface, présentation et notes), Comte de Corbière, Souvenirs de la Restauration, P.U.R. Presses Universitaires de Rennes, collection Mémoire commune), 2012, 292 pages
Références
- Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, J. Plihon (lire en ligne)
- ↑ Jocelyn Blieck, Jacques Corbière, Rennes, (lire en ligne)
- ↑ « Jacques-Joseph Corbière — WikiRennes », sur www.wiki-rennes.fr (consulté le )
Liens externes
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