Jacques Alfred van Muyden

Jacques Alfred van Muyden
Médaille représentant Jacques Alfred van Muyden gravée par son fils Henri van Muyden en 1900.
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Champel
Période d'activité
Nationalité
Activités
Père
Enfant

Jacques Alfred van Muyden, né à Lausanne, le et mort à Champel le , est un peintre et un graveur suisse.

Biographie

Famille

Jacques Alfred van Muyden, né à Lausanne, le , est le fils de Jacob Evert van Muyden (1781-1848), député du Grand Conseil du canton de Vaud, et de Louise Sophie Porta (1787-1845). Il épouse à Genève le Adrienne Françoise Duval (1826-1905), sœur du peintre Étienne Duval et petite-fille du peintre Wolfgang Adam Toepffer. Trois de leurs enfants sont également peintres : Albert Steven van Muyden (1849-1910), Evert van Muyden (1853-1922) et Henri van Muyden (1860-1936)[1],[2].

Formation

Mère retournant à la maison avec ses enfants (1853).

Tandis que sa famille souhaite qu'il étudie le droit, il choisit de se diriger vers l'art. D'abord autodidacte, il étudie ensuite à l'Académie des beaux-arts de Munich, auprès de Wilhelm von Kaulbach jusqu'en 1842[3].

Carrière

De retour chez lui, sur la recommandation de Marc-Louis Arlaud, Jacques Alfred van Muyden s'établit à Rome. Malade et ne rencontrant pas tout le succès escompté, en dépit d'une exposition au Salon de Paris de 1846, et de la commande d'un tableau biblique pour le musée Arlaud, il revient s'installer à Lausanne au début des Révolutions de 1848. De 1850 à 1856, il vit avec sa famille à Rome, puis achète une villa à Champel, près de Genève. En 1857, certaines de ses œuvres sont acquises par l'empereur des Français Napoléon III[3],[2].

En 1857, il fonde avec le maire de Cologny, Auguste Turrettini, la « Gesellschaft der Freunde der bildenden Künste » (Société des Amis des beaux-arts). Ils créent également une exposition permanente qu'il dirige pendant vingt-trois ans. Trois ans plus tard, il est l'un des membres fondateurs de la « Gesellschaft der Schweizer Maler und Bildhauer » (Société des peintres et sculpteurs suisses) et en est le président à plusieurs reprises[3].

Il se fait également connaître en Belgique. Au Salon de Bruxelles de 1866, il envoie deux scènes de genre : Moines jouant aux échecs et Sacristain causant avec des femmes. Son succès lui vaut d'être élevé au rang de chevalier de l'ordre de Léopold par le roi des Belges[4].

De 1880 à 1882, il s'implique dans des questions de droit d'auteur, tentant d'établir que le droit de reproduction appartient uniquement au créateur d'une œuvre, et non à son propriétaire[3]. Parmi ses élèves, figurent Hermann David Salomon Corrodi et Édouard John Ravel[5].

Jacques Alfred van Muyden meurt, à l'âge de 79 ans, à Champel, le [3].

Œuvre

Collections muséales

Galerie

Distinctions

Références

  1. Gilbert Marion, « Jacob Evert van Muyden » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. (en) « Alfred van Muyden », sur collections.vam.ac.uk, (consulté le ).
  3. William Hauptman, « Alfred van Muyden », sur hls-dhs-dss.ch, (consulté le ).
  4. Moniteur, « Nominations », Moniteur belge, no 280,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  5. Philippe Junod, Ravel, peintre genevois, Gollion, Infolio, coll. « Presto », , 62 p. (ISBN 978-2-88474-440-9), p. 11.
  6. « Alfred van Muyden », sur mskgent.be, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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