Jacques Chartier

Jacques Chartier
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Biographie
Naissance

Paris 9e (France)
Nom de naissance
André Jacques Chartier
Nationalité
Française
Formation
Docteur en droit ; licencié ès lettres ; élève breveté de l’École des langues orientales vivantes
Autres informations
Distinction
Modèle:Légion d'honneurModèle:·Modèle:Légion d'honneur

Jacques Chartier, né le à Paris, est un diplomate français. Spécialiste des langues slaves, il exerce notamment comme consul général à Vienne, à Londres et à Milan, avant d’être nommé ministre plénipotentiaire de France à Tirana[1],[2].

Il est le neveu du chanoine prébendé François-Léon Chartier.

Biographie

Formation et débuts

Jacques Chartier est docteur en droit, licencié ès lettres et élève breveté de l’École des langues orientales vivantes[3].

Avant son entrée au ministère des Affaires étrangères, il effectue des missions à l’Office de législation comparée du ministère de la Justice et à l’Office international d’hygiène publique[3]. Il effectue également une mission scientifique en Pologne en 1920-1921[3].

Carrière diplomatique

Il sert notamment à l’ambassade de France à Moscou et à la légation de France à Riga, où sa connaissance des langues slaves est particulièrement remarquée[3].

Après sa nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur en 1933, il occupe successivement plusieurs fonctions à l’administration centrale et à l’étranger[3] :

  • consul général à Vienne () ;
  • consul général à Londres () ;
  • consul général à Milan () ;

Londres

Sa présence à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale est relevée dans plusieurs travaux consacrés aux relations franco-britanniques sous Vichy. Nicholas Atkin le présente comme un diplomate de carrière, qui succéda à Paul Morand, à la tête du consulat général de France à Londres[4]. Il apparaît par ailleurs à de nombreuses reprises dans le Journal de guerre – Vichy (1939-1943) de Paul Morand, avec lequel il entretenait des relations étroites. Le chapitre « The surveillance of exile: the Vichy consulates » met en lumière le rôle important qu’il exerça à Londres durant cette phase particulièrement sensible des relations franco-britanniques, jusqu’à son expulsion du Royaume-Uni en 1941 dans le contexte de la rupture progressive entre Londres et Vichy[5].

Milan puis Tirana

Nommé consul général à Milan en 1945, Jacques Chartier y achève l’essentiel de sa carrière consulaire[3]. Son élévation au grade d’officier de la Légion d’honneur est motivée par des appréciations particulièrement favorables sur son action dans cette ville[3].

Le , Le Monde annonce sa nomination comme « envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Tirana », en remplacement de Guy Menant, en rappelant ses principaux postes antérieurs, notamment à Belgrade, Moscou, Riga, Vienne, Londres et Milan[1]. La liste officielle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères le fait figurer parmi les chefs de la mission française en Albanie, avec prise de fonctions au [2].

Notes et références

  1. « M. Jacques Chartier est nommé ministre de France en Albanie », sur Le Monde, (consulté le )
  2. « Liste chronologique des ambassadeurs, envoyés extraordinaires, ministres plénipotentiaires et chargés d'affaires de France à l'étranger depuis 1945 », sur Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (consulté le )
  3. « Dossier de la Légion d'honneur d'André Jacques Chartier », sur Base Léonore - Archives nationales (consulté le )
  4. (en) Nicholas Atkin, The Forgotten French: Exiles in the British Isles, 1940-1944, Manchester University Press, , Morand's place was taken by Jacques Chartier, a career civil servant, and a conseiller in the French Diplomatic Service.
  5. ...

Voir aussi

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