Jacques De Haen

Jacques De Haen
Jacques De Haen, gravure anonyme parue en 1900 dans Le Petit Bleu du matin.
Naissance
Décès
(à 69 ans)
Schaerbeek
Nationalité
Activité
Enfant

Jacques De Haen, né à Bruxelles le et mort à Schaerbeek le , est un sculpteur belge.

Biographie

Famille

Jacques (Jacques Philippe) De Haen, né rue Notre-Dame-aux-Neiges à Bruxelles le , est le fils de Jean Baptiste De Haen (1797), vitrier), et de Marie Docx (1801). Il épouse à Saint-Josse-ten-Noode le Delphine Thérèse Joséphine Giffroy (1839). Le couple est parent du sculpteur Victor De Haen[1],[2].

Formation

Jacques De Haen étudie la sculpture auprès d'Eugène Simonis[3]. En 1859, il obtient le second prix de Rome belge en sculpture, grâce à son œuvre La Dernière entrevue de Moïse et Aaron avec Pharaon[4].

Carrière

En 1862, Jacques De Haen fait édifier à son usage une maison de style éclectique avec un atelier d'artiste rue de la Constitution no 7 à Schaerbeek[5]. Il est l'auteur de nombreux bustes et de statues présentes dans l'espace public[3].

En , Jacques De Haen est nommé professeur à l'école de dessin et de modelage pour l'application des beaux-arts à l'industrie, nouvellement fondée à Molenbeek-Saint-Jean. En 1879, il dirige une école de dessin, chaussée de Haecht à Schaerbeek, puis, il devient inspecteur des écoles communales de Schaerbeek[3].

Jacques De Haen, veuf, meurt, à l'âge de 69 ans Rue Albert de Latour no 20 à Schaerbeek le [3].

Œuvre

Espace public

Hercule, Cérès (par Jacques De Haen) et Le Vent (par Victor Rousseau), statues ornant la Maison du Roi d'Espagne à Bruxelles.

Jacques De Haen est l'auteur de statues décoratives, telles celles à la Grand-Place de Bruxelles (disparues depuis lors). Il sculpte deux statues ailées représentant Le Bien et Le Mal, entourant l’horloge de la Bourse de Bruxelles. La façade de l'Hôtel Métropole de Bruxelles est surmontée de son Progrès triomphant, réalisé en zinc en 1894. Pour le Jardin botanique de Bruxelles, il réalise Faisan avec deux Amours, statue aujourd'hui disparue. La Maison du Roi d'Espagne sur la Grand-Place de Bruxelles possède deux de ses sculptures allégoriques : La Force ou Hercule appuyé sur sa massue, et Cérès, munie d'une faucille et d'une gerbe d'épis, remplaçant, peu avant 1900 les statues originales du XVIIe siècle. Il présente plusieurs scènes de genre lors des expositions triennales[6].

Expositions

Références

  1. « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. « État-civil de Saint-Josse-ten-Noode », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  3. Rédaction, « Jacques De Haen », Le Petit bleu du matin, no 171,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  4. Académie royale, Annuaire, vol. 60, Bruxelles, F.Hayez, , 606 p. (lire en ligne), p. 151-152.
  5. « Maison et atelier du sculpteur Jacques-Philippe De Haen », sur monument.heritage.brussels, (consulté le ).
  6. « Jacques De Haen », sur be-monumen.be, (consulté le ).
  7. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 115 p. (lire en ligne), p. 47.
  8. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 130 p. (lire en ligne), p. 57.
  9. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1860, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 144 p. (lire en ligne), p. 43.
  10. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1863, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 150 p. (lire en ligne), p. 45.
  11. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1866, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 195 p. (lire en ligne), p. 143.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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