Jacques Langlois de Bazillac

Jacques Langlois de Bazillac
Naissance
Hanoï (Viêt Nam)
Décès (à 38 ans)
16e arrondissement de Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Lieutenant-colonel
Années de service 19301944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Jacques Langlois de Bazillac (Hanoï, - Paris, ) est un militaire français, Compagnon de la Libération par décret du .

Biographie

Jeunesse et engagement

Fils d'un officier supérieur en poste en Indochine, Jacques Langlois de Bazillac naît le à Hanoï[1]. Suivant les affectations de son père, il séjourne ensuite en Afrique et découvre la France pour la première fois en 1927[2]. D'abord lycéen à Toulon, il étudie ensuite à Paris au Lycée Henri-IV, puis au Lycée Saint-Louis[3]. En 1932, suivant les traces de son père, il entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr[1]. À sa sortie d'école, il est affecté au 8e régiment de tirailleurs sénégalais avec lequel il passe deux années en Abyssinie, puis deux autres en Afrique-Occidentale française[3], au bataillon de tirailleurs no 8[1]. En , muté au 3e bataillon de tirailleurs sénégalais, il est posté au Niger où il se trouve encore au début de la Seconde Guerre mondiale[2].

Seconde Guerre mondiale

Après l'armistice du 22 juin 1940, Jacques Langlois de Bazillac décide de poursuivre la lutte[1]. Quittant les colonies françaises, il se rend au Nigeria, alors colonie britannique[2]. Rencontrant le colonel Leclerc en août au Cameroun, il participe au ralliement de ce pays à la France libre, puis prend part à la campagne du Gabon en novembre au sein du 1er régiment de tirailleurs du Cameroun[3]. Il passe ensuite au Bataillon de marche no 1, puis est détaché quelque temps comme officier de liaison auprès des troupes britanniques à Kano, au Nigeria[2]. Il est promu capitaine en et reste au Nigeria jusqu'en [1]. Il retrouve alors les troupes françaises et participe aux campagnes du Fezzan et de Tripolitaine en Libye[3]. En , il est muté au tout nouveau régiment de marche du Tchad où il prend le commandement de la 6e compagnie[1]. Au sein de la 2e division blindée, le régiment est entraîné pendant plusieurs mois au Maroc en vue d'être débarqué en France[2]. Transférés en Grande-Bretagne en , Langlois de Bazillac et son unité débarquent en Normandie le mois d'août suivant[1].

En avant-garde de la 2e DB en route vers Paris, il libère la ville de Toussus-le-Noble et franchit la Bièvre le avant d'être blessé par des éclats de grenade à Jouy-en-Josas[2]. Poursuivant vers l'Est, il parvient dans les Vosges le [1]. Il s'illustre particulièrement le en s'emparant du village d'Herbéviller, faisant de nombreux prisonniers ennemis et maintenant sa position malgré un intense bombardement[3]. Quelques jours plus tard, aux côtés du général Leclerc, il participe à la libération de Strasbourg[3]. Le , lors d'une mission de nuit, il est capturé par l'armée allemande et emprisonné en Allemagne[1]. Parvenant à s'évader peu de temps après, il vit dans la clandestinité, puis parvient à rejoindre la 2e DB lorsque celle-ci arrive en Bavière en [3].

Après-guerre

Nommé aide de camp du général Leclerc, il suit ce dernier en Indochine, puis en Algérie[1]. Après la mort de Leclerc en 1947, Langlois de Bazillac est promu chef de bataillon et est affecté à l'État-major particulier du secrétaire d'État à la guerre[2]. Il est promu lieutenant-colonel en et intègre l'École supérieure de guerre[3]. Mais sa carrière est brutalement interrompue par la maladie[2]. Il meurt le à Paris et est inhumé au cimetière des Batignolles[1].

Décorations

Officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945
Médaille de la Résistance française
Avec rosette
Médaille des évadés Croix de guerre 1939-1945
(Tchécoslovaquie)

Références

  1. « Biographie - Ordre National de la Libération »
  2. Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  3. Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)

Bibliographie

  • Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
  • Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
  • François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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