Jacques Millets-Déruisseaux
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Jacques Millets-Déruisseaux est un architecte et sculpteur français, né à Rouen vers 1661[1], mort à Rouen le .
Biographie
Jacques Millets-Déruisseaux appartient à une famille de maîtres maçons de Rouen dont il est fait souvent mention dans les comptes des paroisses et les délibérations de la ville de Rouen. Un Antoine Millets, dit « des Ruisseaux », est cité en 1670 dans les comptes de l'église Saint-Michel. C'est un membre de la famille que l'on peut suivre dans les registres des paroisses de Saint-Vigor et de Saint-Vincent de Rouen.

Église Saint-Vivien de Rouen
Jacques Millets-Déruisseaux est élu garde de la communauté des peintres-sculpteurs de Rouen le . Il travaille en 1698 sur le jubé de la cathédrale de Rouen, détruit en 1884[2] à la demande du cardinal Henri de Bonnechose pour dégager le chœur. Sa réputation s'est établie après la réalisation du retable du grand autel de l'église des Cordeliers, consacré le par l'[[ Liste des évêques de Bethléem |évêque de Bethléem]]. Il représente l’Agonie du Christ. La description de la contretable dans son état originel est faite dans Histoire de Rouen de François Farin[3] et rappelée dans l'article de Léon de Vesly, p. 157. À la fermeture de l'église du couvent des cordeliers en 1791, le département décide de transférer le groupe de l’Agonie du Christ dans l'église Saint-Vivien de Rouen. Ce transfert est confié au sculpteur Marin-Nicolas Jadoulle[4].
L'admiration de cette œuvre ont amené les curés et les marguilliers des paroisses à consulter Millets-Déruisseaux. En 1701, il donne un dessin pour la chapelle Saint-Jean de la paroisse Saint-Herbland et, en 1702, il dresse un devis pour des travaux d'architecture, de sculpture et de peinture pour les chapelles de l'église Saint-Herbland. En 1708, il fait des travaux dans l'église Notre-Dame-de-la-Ronde, en 1712, il fait un marché pour une contretable dans la chapelle de la Vierge de l'église Saint-Denis. En 1717, il répare et réédifie l'église Saint-Vigor et en 1720, il fait un marché pour le sanctuaire et la croix du cimetière. Il est également chargé du pavage. Charles de Beaurepaire attribue à Millets-Déruisseaux la réalisation de la contretable du maître-autel du prieuré Saint-Lô construite en 1700. Il est consulté par le supérieur des Pères de l'Oratoire. En 1720, les habitants de Saint-Saëns lui commandent le maître-autel de l'église[5],[6]. Il est consacré par l'évêque de Waterford le .
Jacques Millets-Déruisseaux est le trésorier de la paroisse Saint-Laurent entre 1711 et 1718. Son fils, Jacques-Antoine Millet-Déruisseaux, âgé de 17 ans environ, est inhumé dans la chapelle de la Vierge le [7]. Il est payé pour le retable dans l'église Saint-Laurent entre 1714 et 1718 dont il a donné le devis dans les comtes de 1717. Il intervient sur ce retable comme architecte, sculpteur et entrepreneur général. Il est payé pour ce retable 9 440 livres[8].
Il intervient dans des différends sur des travaux et comme expert. En 1714, il intervient pour vérifier la stabilité d'un des piliers de l'église Saint-Étienne-des-Tonneliers. En 1718-1719, il est désigné pour visiter les travaux d'un nouveau bâtiment élevé pour la fabrique Saint-Vivien. En 1721-1722, il est choisi avec le charpentier Joseph Couture pour visiter l'église Saint-Maclou qui avait souffert des ouragans de 1663 et 1706. Il intervient comme expert à la suite de l'effondrement de l'écurie de l'hôtel du président du parlement de Normandie en .
En 1723, il est trésorier de la paroisse Saint-Nicaise de Rouen[9]. Jacques Millets-Déruisseaux meurt le . Il est inhumé dans l'église Saint-Nicaise le .
Notes et références
- ↑ Jacques Millets-Déruisseaux a 44 ans en 1705 dans l'article de Léon de Vesly, p. 170.
- ↑ Pierre Chirol, « Le jubé de la cathédrale au musée de peinture », Journal de Rouen, , p. 5.
- ↑ François Farin, Histoire de Rouen, t. 2, Rouen, Louis du Souillet, (lire en ligne), p. 6e partie, p. 53-54
- ↑ Vesly, 1905, p. 159
- ↑ Abbé Cochet, « Notice historique et archéologique sur l'abbaye de St.-Saëns (Seine-Inférieure) », Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, , p. 451 (lire en ligne)
- ↑ Vesly, 1905, p. 168, planche III
- ↑ Vesly, 1905, p. 163
- ↑ Vesly, 1905, p. 165-166
- ↑ Vesly, 1905, p. 171
Annexes
Bibliographie
- Charles de Beaurepaire, « Note sur la contre-table et sur la chaire de Saint-Vivien », Bulletin de la Commission des antiquités de la Seine-Inférieure, t. 5, 1879-1881, p. 11-17 (lire en ligne)
- Léon de Vesly, « Jacques Millets-Déruisseaux, architecte et sculpteur rouennais du commencement du XVIIe siècle », Bulletin de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure, , p. 153-184 (lire en ligne)
Liens externes
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