Jamal Amer
| Jamal Amer | |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre des Affaires étrangères du Yémen[N 1] (gouvernement houthi, de facto) | |
| – (1 an et 18 jours) |
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| Premier ministre | Ahmed al-Rahawi |
| Président du Conseil politique suprême | Mehdi Hussein al-Machat (de facto) |
| Gouvernement | al-Rahawi |
| Prédécesseur | Hicham Charaf Abdallah |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ibb (Yémen du Nord) |
| Date de décès | (à 57 ans) |
| Lieu de décès | Sanaa (Yémen) |
| Nature du décès | Bombardement |
| Nationalité | yéménite |
| Parti politique | Houthis |
| Diplômé de | université de Sanaa |
Jamal Amer, né le à Ibb et mort le , est un journaliste et homme politique yéménite, membre des Houthis. Il est ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement houthi de 2024 à sa mort.
Biographie
Né à Ibb le , Jamal Amer est un journaliste yéménite. Après avoir obtenu une licence d'enseignement du département de langue arabe de l'université de Sanaa vers 1990, il travaille pour l'hebdomadaire Al-Wahdawi, organe de l'Organisation unioniste nassériste[1].
S'opposant dans ses écrits au régime du président Ali Abdallah Saleh, il est arrêté en , puis est interdit à vie d'exercer le métier de journaliste en . Il travaille ensuite pour le journal indépendant Al-Usbu', dont il est rédacteur en chef, puis rejoint la chaîne Al-Thaqafiya[1]. Il est condamné en 2003 à quatre mois de prison pour insulte au roi d'Arabie saoudite Fahd ben Abdelaziz Al Saoud[2].
En 2004, il fonde l'hebdomadaire Al-Wasat, dont il est rédacteur en chef. Il devient partisan des Houthis tout en continuant à s'opposer au régime d’Ali Abdallah Saleh. Il écrit également au sujet de la corruption, de l'extrémisme religieux et des droits de l'homme[1]. Il est kidnappé et agressé physiquement en 2005, et transporté dans un véhicule de la garde républicaine. Ses ravisseurs ont tenté de lui soutirer le nom de ses sources[3] et lui ont demandé de cesser ses publications[4]. Durant son enlèvement, il a également été accusé de recevoir des fonds du gouvernement américain[1]. En 2006, il obtient le Prix international de la liberté de la presse[1],[5].
En mars 2008, Jamel Amer est relaxé pour des accusations de nuire aux relations entre l'Arabie saoudite et le Yémen. Le 5 avril, le ministère de l'Information interdit la parution d'Al-Wasat[6]. Cette interdiction est levée en par la justice yéménite, qui condamne le ministère à payer les frais de justice de Jamal Amer, et lui interdit de censurer des titres de presse[7].
Après la prise de pouvoir des Houthis en 2015, il est chargé des relations avec les pays arabo-musulmans et l'Union européenne. En 2024, il devient ministre des Affaires étrangères du gouvernement non reconnu[1].
Il est tué le 28 août 2025 dans un bombardement israélien[8] aux côtés d'Ahmed al-Rahawi et de plusieurs de ses ministres[9]. La plupart des victimes de cette attaque n'appartenaient pas au mouvement houthiste. Beaucoup avaient un profil de technocrates ou étaient des membres d'autres partis politiques comme le Congrès général du peuple[10]. Le bombardement a été effectué en réaction aux attaques houthistes contre Israël[9].
Notes et références
Notes
- ↑ En concurrence avec Chaya'e Mohsen al-Zindani, membre du gouvernement reconnu internationalement.
Références
- (ar) « أبرز قادة الحوثيين الذين اغتالتهم إسرائيل في هجومها على اليمن », sur الجزيرة نت (consulté le ).
- ↑ « Three journalists sentenced for harming Yemeni-Saudi relations », sur web.archive.org (consulté le ).
- ↑ « Un journaliste enlevé et tabassé », sur rsf.org (consulté le ).
- ↑ Nabil Sultan, « MEDIA-YEMEN: EDITOR ABDUCTED; AP, NEWSPAPER OFFICES RAIDED », sur web.archive.org (consulté le ).
- ↑ (en) « 2006 Awards - Jamal Amer - Yemen », sur Committee to Protect Journalists, committeetoprotectjournalists (consulté le ).
- ↑ « Reporters sans frontières dénonce l'interdiction de l'hebdomadaire Al-Wasat », sur rsf.org (consulté le ).
- ↑ « Yémen: Al-Wassat autorisé à reparaître », sur Le Figaro.fr, Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).
- ↑ (ar) « إثر ضربات إسرائيلية.. الحوثيون يكشفون قائمة وزرائهم القتلى », sur سكاي نيوز عربية / skynewsarabia.com (consulté le ).
- Houthi prime minister ‘killed’ in Israeli strike
- ↑ La-Croix.com, « Yémen : un bombardement israélien décime le gouvernement houthiste », sur La Croix, (consulté le )
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