James Duggan (évêque)
| James Duggan | ||||||||
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| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Maynooth (comté de Kildare, Irlande) |
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| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 73 ans) Saint-Louis (Missouri, États-Unis) |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | ||||||||
| Évêque de Chicago | ||||||||
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| Évêque titulaire de Gabala (de) | ||||||||
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| Évêque coadjuteur de Saint-Louis | ||||||||
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| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||||||||
James Duggan, né le à Maynooth (comté de Kildare, Irlande) et mort le à Saint-Louis (Missouri, États-Unis), est un prélat catholique irlando-américain. Il est le quatrième évêque de Chicago de 1859 à 1869, bien que sa démission ne soit acceptée qu'en 1880.
Biographie
Jeunesse et début de sacerdoce
James Duggan naît d'un père confectionneur le à Maynooth, dans le comté de Kildare, en Irlande[1],[2] alors rattachée au Royaume-Uni. À la suite de l'appel aux vocations sacerdotales lancé par l'archevêque de Saint-Louis (Missouri), Duggan émigre aux États-Unis en 1842[2] pour étudier au séminaire Saint-Vincent de Cap Girardeau dans le Missouri. Il est ordonné prêtre le [3].
En 1854, l'archevêque Kenrick le nomme vicaire général de Saint-Louis en 1854, puis, après seulement cinq ans de sacerdoce, administrateur temporaire du diocèse de Chicago après le transfert du deuxième évêque de Chicago Jacques Van de Velde à l'évêché de Natchez (en) en 1853.
Le , Duggan est consacré évêque titulaire de Gabala (de) et évêque coadjuteur de Saint-Louis par l'archevêque Kenrick[2]. Il devient une nouvelle fois administrateur du diocèse de Chicago après la démission du troisième évêque Anthony O'Regan le . Le , Duggan est nommé quatrième évêque de Chicago à l'âge de 34 ans[4].
Évêque de Chicago
Durant son épiscopat, le diocèse de Chicago est confronté à plusieurs défis : les conséquences d'une décennie de vacance du siège épiscopal, ainsi que les effets de la panique financière de 1857 et de la guerre de Sécession[5]. Alors que les fidèles catholiques allemands sont hostiles à l'arrivée de tout évêque irlandais, les prêtres irlandais contestent la position de Duggan face à la Fenian Brotherhood[5] : celui-ci a interdit l'accès aux sacrements aux membres de cette organisation secrète. Alors que la question de l'esclavage divise le clergé américain, Mgr Duggan considère l'esclavage comme moralement répréhensible[5]. Durant la guerre de Sécession, il soutient les forces de l'Union et officie probablement auprès des brigades catholiques irlandaises (en)[5].
Au cours de l'épiscopat de Duggan, au moins cinq paroisses sont fondées à Chicago ; le système des écoles paroissiales est établi et de nombreuses organisations caritatives essaiment à travers la ville[2]. En 1870 et 1871, les rédemptoristes et les bénédictins s'installent dans les quartiers allemands du North Side, tandis que la Société du Sacré-Cœur de Jésus fonde un établissement d'enseignement supérieur[2]. Cependant, une partie du clergé pointe le manque de soutien de l'évêché à l'université et séminaire de Sainte-Marie-du-Lac (en), le premier établissement d'enseignement supérieur privé sous contrat de l'Illinois, à une période d'instabilité financière et de manque de nouveaux étudiants.
En , Mgr Duggan assiste à la canonisation des vingt-six martyrs du Japon par le pape Pie IX à Rome. Il relate cette visite dans un discours prononcé au mois de décembre et dont le texte est publié l'année suivante[6].
En outre, Duggan est réputé pour son ascension rapide au sein de la hiérarchie ecclésiastique, ainsi que pour son intelligence, son affabilité[2], son éloquence et son plurilinguisme[5]. Néanmoins, son comportement change après son retour du deuxième concile plénier de Baltimore (en) en 1866 : Duggan manifeste des sautes d'humeurs, des agissements incohérents et des symptômes de stress. Alors qu'il prend du repos à l'étranger, plusieurs prêtres du diocèse inquiets de son instabilité demandent l'ouverture d'une enquête par le Vatican[3].
Mise à l'écart, décès et inhumation
Dix ans après son installation, le , Mgr Duggan est écarté de ses fonctions d'évêque de Chicago et passe 29 ans reclus dans un sanatorium des sœurs de la Charité à Saint-Louis[1],[7]. Le révérend Thomas Foley, prêtre de l'archidiocèse de Baltimore, est alors nommé évêque coadjuteur de Chicago et remplace Duggan au poste d'évêque[8]. Duggan ne remet sa démission que le et meurt au sanatorium le [7]. Avant que tout diagnostic et traitement de trouble mental ne soit possible, Duggan a été placé en sanatorium car il s'est montré « irrémédiablement dément ». On ne sait toujours pas aujourd'hui quelle maladie l'a affecté.
Le , les restes de Duggan sont solennellement transférés du cimetière du Calvaire d'Evanston (en) vers le Mausolée des évêques au cimetière du Mont-Carmel de Hillside (en), où sont inhumés la plupart de ses prédécesseurs à l'évêché de Chicago[5],[9]. C'est probablement en raison de ses troubles mentaux, alors considérés comme marque d'infamie, que ses restes n'ont pas été transférés au mausolée de Hillside dès la construction de celui-ci en 1912[3],[5].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « James Duggan » (voir la liste des auteurs).
- (en) « Meet the previous leaders of the church in Chicago », Chicago Catholic, (lire en ligne, consulté le ).
- Melody 1908.
- Treanor 2001.
- ↑ (en) « Bishop James Duggan », sur catholic-hierarchy.org (consulté le ).
- Lieblich 2001.
- ↑ (en) Évêque James Duggan, Reminiscences and impressions of a visit to Rome, during the canonization of the Japanese martyrs, a lecture pronounced in Bryan Hall, Dec. 18th, 1862., Chicago, J.J. Kearney, , 24 p. (présentation en ligne).
- (en) « Bishop Duggan Dead », True Republican (en), (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Bishop Thomas Patrick Roger Foley », sur catholic-hierarchy.org (consulté le ).
- ↑ (en) « Bishop James Duggan », sur Find a Grave (consulté le ).
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) John Melody, « Archdiocese of Chicago », dans Catholic Encyclopedia, New York, Robert Appleton Company, (lire en ligne).

- (en) Julia Lieblich, « Slighted Bishop Now With His Brethren », Chicago Tribune, (lire en ligne, consulté le ).

- (en) John J. Treanor, « Chicago's fourth bishop 'home' after 102 years », The Catholic New World, archidiocèse de Chicago, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).

Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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