James W. Wadsworth, Jr.

James W. Wadsworth, Jr.
Illustration.
Fonctions
Représentant des États-Unis

(17 ans, 9 mois et 30 jours)
Circonscription 39e district de l'État de New York (1933–1945)
41e district de l'État de New York (1945–1951)
Législature 73e, 74e, 75e, 76e, 77e, 78e, 79e, 80e, 81e et 82e
Prédécesseur Archie D. Sanders (en)
Successeur Harold C. Ostertag (en)
Whip de la minorité au Sénat des États-Unis

(7 jours)
Législature 64e
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Charles Curtis
Sénateur des États-Unis

(12 ans)
Circonscription État de New York
Législature 64e, 65e, 66e, 67e et 68e
Groupe politique Républicain
Prédécesseur Elihu Root
Successeur Robert F. Wagner
Président de l'Assemblée de l'État de New York

(4 ans et 11 mois)
Prédécesseur S. Frederick Nixon (en)
Successeur Daniel D. Frisbie (en)
Membre de l'Assemblée de l'État de New York

(5 ans, 11 mois et 30 jours)
Circonscription Comté de Livingston
Prédécesseur William Robinson
Successeur John Winters
Biographie
Nom de naissance James Wolcott Wadsworth, Jr.
Date de naissance
Lieu de naissance Geneseo (État de New York, États-Unis)
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès Washington, D.C. (États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Père James Wolcott Wadsworth (en)
Entourage James S. Wadsworth (grand-père)
Cornelia Adair (en) (tante)
John George Adair (en) (oncle)
John Hay (beau-père)
Diplômé de Université Yale

Signature de James W. Wadsworth, Jr.

James Wolcott Wadsworth, Jr., né le à Geneseo (État de New York) et mort le à Washington, D.C., est un homme politique américain. Membre du Parti républicain, il est sénateur des États-Unis pour l'État de New York de 1915 à 1927 et représentant des États-Unis pour le même État de 1933 à 1951.

Issu d'une famille de notables de Geneseo, il sort diplômé de Yale en 1898. Après un début de carrière dans l'agriculture, il se lance en politique et est élu au niveau de l'assemblée de l'État de New York dont il assure la présidence de 1906 à 1910.

Biographie

Jeunesse et éducation

James Wadsworth naît le à Geneseo, dans l'État de New York. Il est le fils du contrôleur de l'État de New York James Wolcott Wadsworth (1846-1926) et de Louisa Travers (1848-1931)[1].

Ses grands-parents paternels sont le général de l'Union James S. Wadsworth[2], qui s'est illustré durant la Guerre de Sécession, et Mary Craig (née Wharton) Wadsworth (1814-1874). Son grand-père construit une maison de 1 200 m2 à Geneseo en 1835 [3].

Wadsworth a fréquenté le collège épiscopal St. Mark's à Southborough (Massachusetts)[4], est sort diplômé de Yale en 1898[4]. Il était membre de la fraternité Skull and Bones[5].

Carrière professionnelle

Après Yale, il sert comme simple soldat dans l'armée des volontaires lors de la campagne portoricaine pendant la guerre hispano-américaine[6]. Après l'armée, il se lance dans l'élevage et de l'agriculture, d'abord à New York, puis au Texas[6].

Il est devenu actif très tôt dans la politique républicaine. Il fut membre de l'Assemblée de l'État de New York de 1905 à 1910 et fut président de cette assemblée de 1906 à 1910[6].

En 1912, il se présente comme lieutenant-gouverneur de New York sur la liste républicaine mais est vaincu[6]. En 1914, lors de la première élection au suffrage direct du Sénat américain (jusqu'en 1911, les sénateurs américains étaient été élus par la législature de l'État de New York)[6], James Wadsworth bat le démocrate James W. Gerard (ancien ambassadeur des États-Unis en Allemagne) et le progressiste Bainbridge Colby. James Wadsworth était le chef de la minorité sénatoriale en 1915, les démocrates détenant la majorité des sièges au Sénat. Il est réélu en 1920 mais vaincu par le démocrate Robert F. Wagner en 1926[6].

Le Times, 28 décembre 1925

À la suite de sa défaite aux élections de 1926, il quitte la vie politique et retourne à l'agriculture. Sa famille possédant 2 800 ha de terre, il loue 2 000 ha supplémentaires et dirige une équipe de 35 employés[6].

Il profite du départ à la retraite du représentant de l'arrondissement de Rochester pour se présenter aux élections de la Chambre des représentants en 1932 et gagne l'élection[6]. Il siège à la Chambre des représentants des États-Unis de 1933 à 1951[4] et, comme Alton Lennon, Garrett Withers, Claude Pepper, Hugh Mitchell, Matthew M. Neely et Magnus Johnson, est l'un des rares à siéger à la Chambre des représentants après avoir été sénateurs[6].

Lorsqu'il se retire du congrès, il est rapidement nommé Président de la commission formation du Conseil de sécurité nationale[7] .

Vie privée

Photographie de Miss Alice Hay, prise entre 1890 et 1920 par Frances Benjamin Johnston. Elle a été présidente de la National Association Opposed to Woman Suffrage (en).

Wadsworth est marié à Alice Evelyn Hay (1880-1960). Son père, l'ancien secrétaire d'État américain John Hay a servi sous le président Theodore Roosevelt. Le couple a pour enfants :

Wadsworth décède le à Washington, DC. Il est enterré au cimetière Temple Hill à Geneseo[2],[14].

Travaux parlementaires

James Wadsworth jr participe à l'élaboration du National Defense Act de 1916[4], lequel établit la Garde Nationale. Il est également le corédacteur du Burke Warworth bill qui est voté sous le nom de Selective Training and Service Act of 1940 (en). Cette loi oblige les jeunes gens de plus de 21 ans et de moins de 36 ans à s'enregistrer auprès de leur municipalité et à être évalués en vue de la conscription[4].

Prises de positions

Contre le prohibition (XVIIIe amendement)

James Wadsworth est un farouche défenseurs des droits individuels et craint les interventions du pouvoir fédéral dans la vie privée des Américains. Il pense que le seul objectif de la Constitution des États-Unis est de limiter les pouvoirs du gouvernement et de protéger les droits des citoyens. Pour cette raison, il est l'un des rares républicains à voter contre le dix-huitième amendement lorsqu’il est sénateur. Avant l’entrée en vigueur de la prohibition, Wadsworth prédit qu’il y aura des violations généralisées et un mépris de la loi[15].

Dans les années vingt, James Wadsworth s'exprime ouvertement contre la prohibition ce qui lui aurait valu, selon le sénateur républicain Harold C. Ostertag (en), de perdre son siège de sénateur en 1926[16]. Il est particulièrement préoccupé par le fait que des citoyens sont poursuivis en justice à la fois par des fonctionnaires de l'État et par des fonctionnaires fédéraux pour une même violation de la loi d'interdiction. Cela lui semble constituer une double peine, incompatible avec le Cinquième Amendement [réf. nécessaire].

En 1926, il rejoint l'Association contre l'Amendement de la Prohibition et prononce 131 discours à travers le pays en faveur de son abrogation. Son sens politique et ses contacts se sont révélés précieux lors de cette campagne[réf. nécessaire]. Cependant, l'amendement ne sera modifié qu'en 1933 sous l'influence des électeurs des états ruraux du Sud favorables à la culture du houblon pour relancer leur économie d'une part et à certains magnats dont Rockefeller, qui rejoignent à l'association par peur de voir leurs impôts augmenter pour poursuivre la lutte contre la contrebande d'alcool et le banditisme[17].

Contre l'inscription du droit de vote des femmes dans le droit fédéral (XIXe amendement)

Selon James Wadsworth, la question du vote des femmes doit rester du ressort de chaque état et non être décidé au niveau fédéral. C'est à ce titre qu'il est opposé au XIXe Amendement[18].

Comme élu de la chambre des représentants

Comme élu de la chambre basse, Il s'oppose à l'isolationnisme prôné par ses collègues conservateurs, à la législation anti-lynchage pour des raisons de droits de l'État, et rejette les lois sur le salaire minimum. [réf. nécessaire].

Winifred Stanley, un représentant de Buffalo NY, est tenu à l'écart du Comité judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis par Wadsworth Jr. Stanley a clairement indiqué qu'il souhaitait maintenir « en temps de paix le dynamisme et l'énergie que les femmes dont les femmes ont fait preuve à la guerre »[19]. Ainsi, en 1944, il a présenté un projet de loi pour que le Conseil national des relations du travail interdisant toute discrimination salariale fondée sur le sexe. Le projet de loi ne passe pas l'étape de l'étude en commission, Wadsworth étant opposé à la présence des femmes sur les lieux de travail[20],[21].

Une note confidentielle de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants de 1943 rédigée par Isaiah Berlin pour le ministère britannique des Affaires étrangères a décrit Wadsworth comme : « L'un des hommes les plus énergiques et les plus indépendants d'esprit du Congrès et un parlementaire très compétent. Sans être favorable à un New Deal mondial, il est apparemment en faveur de la coopération américaine avec le reste du monde et des engagements des États-Unis pour établir une paix sûre, mais il n'est pas d'accord avec toute tentative des États-Unis d'interférer avec la politique intérieure ou les formes de gouvernement des autres nations »[22].

Références

  1. Wayne Mahood, General Wadsworth: The Life And Wars Of Brevet General James S. Wadsworth, Da Capo Press, (ISBN 9780786748525, lire en ligne), p. 14
  2. « WADSWORTH, James Wolcott, Jr. – Biographical Information », bioguide.congress.gov (consulté le )
  3. Conrad Baker, « General James Wadsworth's House Opens for Weddings », Genesee Sun,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. United States Congress 1952.
  5. « Obituary Record of Graduates of the Undergraduate Schools Deceased During the Year 1951–1952 », Yale University, (consulté le )
  6. (en-US) « James W. Wadsworth of New York | The Knoxville Focus » (consulté le )
  7. United States congress 1952, p. 7872.
  8. « Mrs. Stuart Symington Is Dead; Wife of Senator From Missouri », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « EVELYN WADSWORTH WED IN WASHINGTON; President and Mrs. Coolidge Attend Marriage to William Stuart Symington 3d. », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. Wayne Mahood, General Wadsworth: The Life And Wars Of Brevet General James S. Wadsworth, Da Capo Press, (ISBN 9780786748525, lire en ligne), p. 14
  11. Joseph B. Treaster, « James J. Wadsworth Dies at 78; Headed U.s. Delegation to U.n. », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. Special To the New York Times, « Reverdy J. Wadsworth Dies; Chairman of Geneseo Bank », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. « MISS ROOSEVELT MARRIED UP-STATE; Daughter of Late Assistant Secretary of Navy Wed to Reverdy J. Wadsworth Brother Is Best Man Many Out of Town Guests Miss Eleanor Roosevelt, Kin of President, Married Up-State to Reverdy Wadsworth », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. « James Wolcott Wadsworth Jr. (1877-1952) - Mémorial... », sur fr.findagrave.com (consulté le )
  15. « SENATOR WADSWORTH; JAMES W. WADSWORTH JR.: A Biographical Sketch. By Henry F. Holthusen. Preface by the Hon. Elihu Root. Illustrated. 243 pp. New York: G.P. Putnam's Sons. $2.50. », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. United States Congress 1952, p. 7869.
  17. Jean-Jacques Allevi, « Prohibition : comment les Etats-Unis se sont-ils retrouvés au régime sec ? », sur Geo.fr, (consulté le )
  18. « Internet History Sourcebooks: Modern History », sur sourcebooks.fordham.edu (consulté le )
  19. Clark et Chamberlin, « A Minority of Members: Women in the U. S. Congress », The Western Political Quarterly, vol. 27, no 1,‎ , p. 81 (ISSN 0043-4078, DOI 10.2307/446412, lire en ligne)
  20. (en-US) Michael S. Rosenwald, « Meet Miss Stanley, the forgotten ‘Buffalo beauty’ who first introduced equal pay legislation in Congress », Washington Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  21. Women in Congress 1917-2006, Washington, Government printing office, (ISBN 978-0-16-076753-1)
  22. Hachey, Thomas E., « American Profiles on Capitol Hill: A Confidential Study for the British Foreign Office in 1943 », Wisconsin Magazine of History, vol. 57, no 2,‎ winter 1973–1974, p. 141–153 (JSTOR 4634869, lire en ligne [archive du ])

Voir aussi

Liens

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en-US) Stuart Simington Jr, Tagging Along : Memories of My Grandfather James Wolcott Wadsworth, Jr., Createspace, , 142 p. (ISBN 978-1-484-15313-0, présentation en ligne)
  • (en-US) Martin L. Fausold, James W. Wadsworth, Jr: the gentleman from New York, Syracuse University Press, coll. « A New York State study », (ISBN 978-0-8156-2171-3)
  • (en) United States Congress, Congressional Record: Proceedings and Debates of the ... Congress (Oraison funèbre et témoignage au moment du décès de l'intéressé.), U.S. Government Printing Office, (lire en ligne), p. 7868 - 7880. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
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