Jan De Graef
Jan De Graef, né à Anvers le et mort à Berchem le , est un peintre, aquarelliste, lithographe et graveur belge.
Biographie
Famille
Jan (Joannes Paulus) De Graef, né à Anvers le , est le fils de Ludovicus Joannes De Graef (1847-1895), industriel, et de Maria Verstraete (1853-1928), actrice de théâtre. Son oncle maternel est le peintre Théodore Verstraete[1],[2].
Formation
Jan De Graef étudie à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, puis à l'Institut supérieur des beaux-arts de la même ville[2].
Carrière
En 1906, il devient membre du cercle artistique Als ik Kan et se fait connaître lors des expositions de ce cercle, de même qu'au salon du collectif Eigen Vorming de 1907[3].
Professeur de dessin à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, il expose lors de différentes manifestations à caractère national, comme le Salon de Gand de 1922 et l'exposition quadriennale d'Anvers de 1938[4].
Jan De Graef meurt à Berchem le , âgé de 75 ans. Il est inhumé au cimetière du Schoonselhof[4].
Œuvre
Caractéristiques
Selon l'écrivain Pol de Mont, Jan De Graef occupe une place particulière et distinguée parmi les peintres anversois et, plus généralement, parmi les peintres flamands. Son œuvre porte la marque d'une personnalité bien définie : elle possède un caractère singulier et frappant. C'est un poète qui puise principalement dans son imagination et qui, sans dédaigner la réalité, ne vise nullement à en donner une représentation plus ou moins fidèle, mais la considère et l'utilise plutôt comme un moyen de doter ses rêves et son imagination poétiques d'un « milieu »[2].
Au début, le peintre stylise les anciens jardins d'agrément et garennes, comme celui de Middelheim. Progressivement, il imagine sa garenne « visitée » par des figures de dames et de gentilshommes… De plus en plus, chaque jardin d'agrément adopte le style distingué des anciens parcs aristocratiques de Versailles, Saint-Cloud et du Trianon, et son imagination le transporte de graduellement à l'époque des « bergeries » du XVIIIe siècle[2].
Jan De Graef représente aussi plusieurs scènes de promenades dans le parc royal de Bruxelles et exécute de nombreuses natures mortes florales, d'une facture pure et traversée par la lumière[5].
Jan De Graef est également aquarelliste et lithographe[6].
Sélection
- Drève de bouleaux à Genck (1907) ;
- Meules de foin au soleil (1908) ;
- Trembles sous la vapeur du matin (1910) ;
- La Boulaie (1911) ;
- Automne dans un parc (1913) ;
- Coucher de soleil (1913) ;
- La Solitude (1920) ;
- Ombres (1920) ;
- Premières Étoiles (1922) ;
- La Petite Marquise (1922) ;
- L'Heure silencieuse (1922) ;
- Pavots (1922) ;
- Tulipes et Anémones (1922) ;
- L'Étang de Tervuren (1926) ;
- Le Parc de Saint-Cloud (1926) ;
- Bégonias (1926) ;
- Roses (1926) ;
- Fleurs d'automne (1926) ;
- Promenade du soir (1929) ;
- Parc (1929).
Collections muséales
- Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers : Schoonselhof, Le Vieux chêne, En Flandre (huiles sur toiles) et Petite chapelle (aquarelle)[6].
Références
- ↑ « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- Pol de Mont 1928, p. 382-386.
- ↑ Rédaction, « Beaux-arts », La Dernière Heure, no 30, , p. 8 (lire en ligne, consulté le ).
- (nl) Mia Verbank, « Jan De Graef », sur schoonselhof.be, (consulté le ).
- ↑ René Sanov, « L'Exposition Jan De Graef », Le Matin, no 341, , p. 5 (lire en ligne, consulté le ).
- « Jan De Graef », sur kmska.be, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- (nl) Pol de Mont, « Jan De Graef », Mensuel illustré d'Elsevier, vol. 38, no 1, , p. 382-386 (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Portail de l’histoire de l’art
- Portail de la gravure et de l'estampe
- Portail de la peinture
- Portail de la Belgique