Jan Foudraine
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Jan Foudraine, né le à Amsterdam et mort le , est un psychiatre néerlandais, connu pour sa critique de la psychiatrie institutionnelle et pour sa participation au débat européen sur les pratiques psychiatriques dans la seconde moitié du XXe siècle. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage La folie qu’on enferme : Le journal d'un psychiatre, largement diffusé et traduit en plusieurs langues[1].
Après le succès de son livre, Foudraine a passé plusieurs années en Inde, où il a adopté le nom de Swami Deva Amrito, avant de poursuivre ses écrits et son activité jusqu’à sa mort en 2016[2].
Il est considéré comme l’un des principaux représentants du mouvement antipsychiatrique[2].
Biographie
Après des études de médecine, Jan Foudraine s’est spécialisé en psychiatrie aux Pays-Bas. Il a exercé comme psychiatre avant de développer une réflexion critique sur les fondements théoriques et institutionnels de la discipline, dans un contexte européen marqué par une remise en question des pratiques asilaires et hospitalières[1].
Pensée et critique de la psychiatrie
Foudraine remet en cause une conception strictement biologique de la maladie mentale et insiste sur les dimensions existentielles, relationnelles et sociales de la souffrance psychique. Il critique également les effets de la médicalisation et de l’institutionnalisation prolongée, qu’il considère comme susceptibles de produire des formes de dépendance et de déshumanisation[3].
Sa réflexion s’inscrit dans un courant plus large de critique de la psychiatrie, sans constituer une doctrine unifiée[3].
Œuvre principale
Publié en 1971, La folie qu’on enferme : Le journal d'un psychiatre est l’ouvrage le plus connu de Jan Foudraine. Traduit en plusieurs langues, il a contribué à diffuser ses positions dans le débat européen sur la psychiatrie et à susciter des discussions durables sur les pratiques de soin et la relation thérapeutique[3].
Réception et débats
Les travaux de Foudraine ont suscité des réactions contrastées. Certains auteurs y ont vu une contribution importante à la réflexion éthique et à l’humanisation des soins psychiatriques, tandis que d’autres ont critiqué ce qu’ils considéraient comme une remise en cause excessive des fondements scientifiques de la discipline[3].
Œuvres
- Jan Foudraine (trad. du néerlandais), La folie qu’on enferme : Le journal d'un psychiatre [« Wie is van hout? Een gang door de psychiatrie »], Paris, Groupe Flammarion, .
Notes et références
- Jan Foudraine (trad. du néerlandais), La folie qu’on enferme : Le journal d’un psychiatre [« Wie is van hout? Een gang door de psychiatrie »], Paris, Groupe Flammarion, (1re éd. 1971)
- (nl) « Jan 'wie is van hout?' Foudraine (87) overleden », sur nos.nl, (consulté le )
- Robert Castel, La gestion des risques, Les Éditions de Minuit,
Bibliographie
Études
- Robert Castel, La gestion des risques, Paris, Les Éditions de Minuit, 1981.
- Marcel Gauchet, Gladys Swain, La pratique de l’esprit humain, Paris, Éditions Gallimard, 1980.
- Élisabeth Roudinesco, Pourquoi la psychanalyse ?, Paris, Librairie Arthème Fayard, 1999.
- Georges Lantéri-Laura, Essai sur les paradigmes de la psychiatrie moderne, Paris, Presses universitaires de France, 1998.
Articles
- Articles dans Esprit, Les Temps modernes, L’Information psychiatrique.
- Chapitres sur l’antipsychiatrie européenne in ouvrages collectifs de sciences humaines (CNRS, EHESS).
Liens externes
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