Jardin botanique alpin La Jaÿsinia
| Jardin botanique alpin La Jaÿsinia | ||
Logo du jardin. | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Commune | Samoëns | |
| Quartier | Centre | |
| Altitude | 700 - 780 m | |
| Superficie | 3,5 ha | |
| Histoire | ||
| Création | 1906 | |
| Caractéristiques | ||
| Type | Jardin botanique alpin | |
| Essences | Majoritairement alpines | |
| Lieux d'intérêts | Ruines du château de la Tornalta (XIIe) Chapelle (XVIIIe) |
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| Gestion | ||
| Protection | ||
| Localisation | ||
| Coordonnées | 46° 05′ 02″ nord, 6° 43′ 32″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
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Le jardin botanique alpin La Jaÿsinia est situé à Samoëns, principale commune de la vallée du Giffre en Haute-Savoie.
Jardin botanique et paysager de 3,7 hectares consacrés à la flore de montagne du monde entier, il est labellisé Jardin Remarquable et inscrit aux Monuments Historiques. Il propose plus de 3 kilomètres de sentiers qui invitent à une promenade sensorielle entre rocailles, sous-bois et pelouses fleuries.
Géré par la commune de Samoëns, le jardin reste fidèle à l’ambition de sa fondatrice : faire découvrir au plus grand nombre la richesse du monde végétal alpin.
Histoire


Le Jardin se situe en pleine ville, près de l’église sur un coteau ensoleillé au sommet duquel subsistent les ruines du château de Montanier ou de la Tornalta(z), démoli en 1476 lors du raid des Bernois. Le terrain calcaire, en pente entre 700 et 780 mètres d’altitude, est exposé au sud-ouest et s’étend sur 3,5 hectares.
Le Jardin a été créé par Marie-Louise Jaÿ (aussi appelée Marie-Louise Cognacq-Jaÿ, d'où le nom de « Jaÿsinia ») née à Samoëns, fondatrice du grand magasin de La Samaritaine à Paris, à l’endroit même où, enfant, elle venait faire paître ses chèvres.
Les travaux d'aménagement de ces pentes herbeuses et rocailleuses par l'architecte Jules Allemand, à qui l’on doit également les rocailles du parc de l'Ariana à Genève, ont demandé deux ans de travaux, entre 1905 et 1906[2], auxquels ont participé quelque 200 ouvriers français et italiens. Marie-Louise Jaÿ offrit ce jardin à sa ville natale en 1906[3].
En 1936, la direction scientifique de La Jaÿsinia est confiée au Muséum national d'histoire naturelle qui y fonde un laboratoire botanique doté d’un herbier : le GRIFEM (« Groupe de Recherche et d'Information sur la Faune dans les Ecosystème de Montagne ») où s'effectuent de nombreuses recherches.
En 2023, le Muséum national d'histoire naturelle se retire, laissant la commune de Samoëns unique gestionnaire.
Membre de l’Association des Jardins Botaniques de France et des Pays Francophones, le jardin participe à des échanges de graines avec de nombreuses institutions botaniques. Ces collaborations contribuent à la préservation et à la diffusion de la diversité végétale à l’échelle mondiale. Le jardin abrite toujours un laboratoire botanique renfermant un herbier remarquable : près de 40 000 spécimens collectés depuis la fin du XIXe siècle, constituant un précieux témoignage de la flore régionale et nationale[4].
Le jardin est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [5]. Du fait de la période de son aménagement, il bénéficie également du label « Patrimoine du XXe siècle ».
Le jardin

Le jardin, parcouru par un sentier en zigzag, arrosé par un ruisseau de montagne, invite à une promenade sensorielle entre rocailles, sous-bois et pelouses fleuries.
Les visiteurs peuvent découvrir environ 2 200 espèces végétales différentes, issues principalement des régions de montagne des cinq continents : du chardon bleu des Alpes au crocus des Balkans, en passant par le cèdre du Liban, le Séquoia géant d'Amérique ou encore l'arbre à caramel du Japon. Une rocaille expérimentale rassemble à elle seule près de 700 espèces.
Cet écrin de végétation permet également un voyage dans le passé : la chapelle de la Jaÿsinia, qui date du XVIIe siècle et le château de la Tornalta qui trône au sommet de la colline depuis le XIIe siècle et dont les ruines offrent une vue sur le village et la vallée du Giffre.
À droite de l’entrée se trouve une maison bourgeoise également offerte à la ville par la donatrice, dans le but d’y recevoir un médecin pour assister gratuitement les indigents et les femmes enceintes. À ce titre, elle porte souvent le nom de maison du médecin. Les indigents ayant disparu de Samoëns, elle a été transformée dans les années 1990 en un espace d’accueil et de muséographie du jardin botanique et du patrimoine culturel de Samoëns[6].
Images
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Maison de la Jaÿsinia. -
Chapelle N-D de la Compassion (1787).
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L'une des cascades du Jardin botanique.
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Autre cascade. -
Ruines du chateau de la Tornalta. -
Gladiolus italicus
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Minuartia graminifolia
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Geranium sanguineum 'Striatum'
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Tradescantia occidentalis
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Cypripède royal Cypripedium reginae -
Ramondie des Pyrénées Ramonda myconi
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Sauge de Jérusalem Phlomis fructicosa
Références
- ↑ [PDF] « Liste des jardins labellisés « jardin remarquable » au 3 janvier 2013 », Comité des parcs et jardins de France.
- ↑ Jardin botanique alpin La Jaÿsinia - Plaque explicative - Wikimedia Commons
- ↑ Olivier Lestien, « Samoëns. La Jaÿsinia promise au classement des Monuments historiques », sur www.ledauphine.com, (consulté le )
- ↑ (en) « AAJRE | Association des Amis des Jardins Remarquables Européens », sur AAJRE (consulté le )
- ↑ « Jardin botanique alpin dit La Jaysinia », notice no PA74000031, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Dépliant touristique décrivant le Jardin.
Voir aussi
Articles connexes
- Jardin alpin du jardin des plantes de Paris
- Galerie de Botanique
- Jardin botanique du Val Rahmeh
- Liste de jardins botaniques en France
- Liste des jardins portant le label « jardin remarquable »
- Gros tilleul de Samoëns
- Patrimoine religieux de Samoëns
Liens externes
- Site officiel
- Ressource relative au tourisme :
- Ressource relative à l'architecture :
- « Jardin botanique alpin La Jaÿsinia » sur le site de la mairie de Samoëns
- Jardin botanique alpin La Jaÿsinia sur le site du MNHN
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