Je m'appelle Arlequin
| Titre original |
Меня зовут Арлекино Menia zovout Arlekino |
|---|---|
| Réalisation | Valeri Rybarev |
| Scénario | Iouri Chtchekotchikhine |
| Acteurs principaux |
Oleg Fomine (ru) Svetlana Kopylova (ru) |
| Sociétés de production | Belarusfilm |
| Pays de production |
|
| Genre | film policier |
| Durée | 126 minutes |
| Sortie | 1988 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Je m'appelle Arlequin (Меня зовут Арлекино, Menia zovout Arlekino) est un film policier soviétique réalisé par Valeri Rybarev et sorti en 1988.
Inspiré de la pièce Le Piège 46, deuxième partie (Ловушка 46, рост второй) de Iouri Chtchekotchikhine, le film raconte l'histoire dramatique d'un conflit entre deux groupes informels[1]. Il est tourné par le Collectif créatif de films d'art du studio « Belarusfilm » durant l'été 1987[2],[3]. En raison de la censure, le film est resté dans les tiroirs pendant une année entière[4]. Il est projeté dans les salles vidéo des cinémas et les vidéothèques à partir de [5],[6]. La première du film a lieu à la Maison centrale du cinéma (ru) (TsDK) à Moscou[7]. En , il est désigné comme « l'un des meilleurs films de 1988 » par les lecteurs du magazine Sovietski ekran, se classant 4e au palmarès des films primés. Il s'agit du film le plus rentable de l'histoire du cinéma biélorusse[8] : en 12 mois de distribution, le film est visionné par 41,9 millions de spectateurs[9],[10],[11],[12].
Synopsis
À la fin des années 1980. Un jeune homme, Andreï Savitchev, surnommé Arlequin (Oleg Fomine), vit dans une petite gare secondaire près de la voie ferrée, non loin de la ville. Il est le chef d’un petit groupe de jeunes issus du village ferroviaire de « Vagonka »[13], qui se font appeler « Vagonka » et s'opposent à divers groupes de marginaux : hippies, métalleux, ainsi que des gosses de riches venus de la ville. Arlequin n'est pas enchanté par cette vie, mais il comprend qu'il ne peut en avoir d'autre.
Accompagné de son groupe de neuf personnes, Arlequin se rend en ville en train. Dans l'un des wagons, ils croisent plusieurs jeunes qui écoutent à plein volume du hard rock sur un magnétophone. Les rockeurs ne réagissent pas à leur demande d'éteindre la musique. Soudain, un membre de « Vagonka » nommé Ilia retire leur cassette audio et leur en propose une autre en échange. L'un des rockeurs décide de reprendre la cassette, mais il est arrêté par Arlequin qui lui lance un avertissement : ne plus se montrer sous leurs yeux s'il ne veut pas se faire tabasser. Au fond du wagon, les garçons s'asseoient à côté de trois filles. Pantsir commence à les questionner sur des futilités, puis demande à son copain Jack de leur montrer un rat domestique surnommé « la Comtesse », après quoi les filles prennent peur et partent dans un autre wagon. Les garçons se mettent à chanter l’hymne de leur bande, « Vagonka ». Arlequin arrache une chaîne métallique des mains de Kostyl et la jette par la fenêtre, ajoutant que de nombreux membres de leur bande avaient été mis derrière les barreaux à cause de ce genre de chaînes.
La petite amie d'Arlequin, Lena (Svetlana Kopylova), dont il était véritablement amoureux, le quitte pour Inter (Igor Kechaïev), un jeune homme riche et ambitieux ; pourtant, elle n'aime qu'Arlequin et revient vers lui par la suite. Inter, blessé dans son orgueil, décide de régler son compte à Arlequin. Avec un groupe d'autres jeunes riches, il emmène Lena et Arlequin hors de la ville et y viole Lena sous les yeux d'Arlequin. Le film se termine sur une fin ouverte. Les jeunes riches s'en vont, Lena pleure, crie qu'elle déteste tout le monde et s'éloigne ; Arlequin pleure lui aussi et ne sait pas quoi faire. Dans les derniers plans du film, Stas, un poète sans domicile fixe, lit des poèmes avec une petite fille, assis à la gare, tandis que le générique défile sur fond de voies ferrées s'éloignant à l'horizon.
Fiche technique
- Titre français : Je m'appelle Arlequin[14]
- Titre original russe : Меня зовут Арлекино, Menia zovout Arlekino[15],[16]
- Réalisation : Valeri Rybarev
- Scénario : Iouri Chtchekotchikhine
- Photographie : Feliks Koutchar (ru)
- Montage : Lidia Tsypkina
- Musique : Marat Kamilov
- Décors : Ievgueni Ignatiev
- Société de production : Belarusfilm
- Pays de production :
Union soviétique - Langue originale : biélorusse
- Format : couleurs
- Durée : 126 minutes
- Genre : film policier
- Date de sortie :
Distribution
- Oleg Fomine (ru) : Arlequin
- Svetlana Kopylova (ru) : Lena, la petite amie d'Arlequin
- Lioudmila Gavrilova (ru) : la mère d'Arlequin
- Vladimir Pojidaïev (ru) : Stepan, un voisin
- Stanislav Pchevlotski : Stas, un poète sans abri
- Igor Ketchaïev : Inter, le chef des gosses de riches
- Igor Sorokine : Tchij
- Viktor Khoziainov : Pantsir
- Pavel Rybarev : Djeka
- Pavel Pribytok : Mochka
- Vassili Domratchev (ru) : Oupyriov
Notes et références
- (ru) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en russe intitulé « Меня зовут Арлекино » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (ru) Moscou-Soir : газета. — 1989. — 30 январь (№ 25 (19809)). — С. 4.
- ↑ (ru) Олег Сильванович. На студии «Беларусьфильм» Валерий Рыбарев заканчивает новый фильм «Не бойся, я не трону тебя» // Советский экран : журнал. — 1987. — Декабрь (подписано к печати: 29.10.1987) (№ 23). — С. 6-7. — ISSN 0132-0742.
- ↑ (ru) Людмила Саенкова. Профессия: режиссёр. Валерий Рыбарев. На экраны выходит фильм «Меня зовут Арлекино», поставленный режиссёром Валерием Рыбаревым // Советский экран : журнал. — 1988. — Октябрь (сдано в набор: 01.09.1988) (№ 20). — С. 16-17. — ISSN 0132-0742.
- ↑ (ru) « Актер Олег Фомин: «После «Меня зовут Арлекино» я на 5 лет попал под негласный запрет» », sur kp.ru
- ↑ (ru) Д. Стровский. Мы в ответе (Заметки с кинопремьеры фильма «Меня зовут Арлекино») // Под знаменем Ленина (Первоуральск) : газета. — 1988. — 1 сентябрь (№ 168). — С. 3.
- ↑ (ru) Vladimir Kozlov, Место в культуре // Реальная культура: от Альтернативы до Эмо [« Une place dans la culture // La vraie culture : de l'alternatif à l'emo »], Мoscou, Амфора, , 416 p. (ISBN 978-5-367-00786-2), p. 119
- ↑ (ru) « Меня зовут Арлекино: Банды 80-х », sur youtube.com (version du sur Internet Archive)
- ↑ (ru) « Ретроспектива «Знаки времени» », sur afisha.tut.by (version du sur Internet Archive)
- ↑ (ru) Р. Б. Смольскі. Панарама беларускага кіно апошніх гадоў: вынікі І Нацыянальнага кінафестывалю беларускіх фільмаў: зборнік матэрыялаў «круглага стала». — Минск: Арты-Фэкс, 1998. — С. 21. — 241 с. — (ISBN 985-6119-14-6).
- ↑ (ru) Sergueï Koudriatsev Своё кино. — М.: Дубль-Д, 1998. — С. 416. — 492 с. — (ISBN 5-900902-05-7[à vérifier : ISBN invalide]).
- ↑ (ru) Аркус Любовь Юрьевна. 1988. Март, 3. «Меня зовут Арлекино» Валерия Рыбарева провоцирует новый виток истерических дискуссий о молодежи. Картину посмотрят 41,9 миллиона зрителей // Новейшая история отечественного кино 1986-2000. Часть 2. Кино и контекст. Том 4. 1986-1988. — СПб.: Сеанс, 2002. — С. 552. — 764 с. — (ISBN 5-901586-04-2).
- ↑ (ru) Людмила Соколова. Мосфильм. Вчера, сегодня и всегда. — М.: АСТ, 2021. — С. 110. — 320 с. — (ISBN 978-5-17-114502-6).
- ↑ (ru) M. Kostioukovitch, Особенности повествовательного сюжета // Особенности сюжетосложения в игровом кино Беларуси [« Les particularités de l'intrigue narrative // Les particularités de la construction narrative dans le cinéma de fiction biélorusse »], Minsk, Белорусская наука, , 245 p. (ISBN 978-985-08-2466-0), p. 102—109
- ↑ « Je m'appelle Arlequin », sur kinoglaz.fr
- ↑ (ru) « Меня зовут Арлекино », sur kinopoisk.ru
- ↑ (ru) « Меня зовут Арлекино », sur kino-teatr.ru
Liens externes
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