Jean-Baptiste-Augustin Rousseau
| Jean-Baptiste-Augustin Rousseau | |
| Décès | îles du Vent Mort au combat |
|---|---|
| Allégeance | |
| Arme | |
| Grade | Capitaine de frégate |
| Années de service | 1793 – 1809 |
| Commandement | Junon (1808-1809) |
| Conflits | Guerres révolutionnaires Guerres napoléoniennes |
| Faits d'armes | Action du 10 février 1809 (en) |
Jean-Baptiste-Augustin Rousseau, tué à l'ennemi le aux îles du Vent (Caraïbes), est un officier de la Marine nationale français. Sa carrière militaire débute en 1793 à bord de petits bateaux et il mène des missions d'escorte dans la Manche. En 1808, il commande son premier navire de guerre de 44 canons, puis dispute plusieurs affrontements contre la marine anglaise durant l'année, jusqu'à sa mort au combat.
Biographie
Carrière militaire
Jean Rousseau devient en 1793 marin, embarquant sur l'aviso Éspérance en tant qu'enseigne de vaisseau non entretenu (en). Durant un mois, entre septembre et octobre, il mène une mission au large des côtes normandes, escortant des convois entre Dieppe et Cherbourg[1]. L'année suivante, il embarque à Nantes à bord de le lougre l'Écureuil, un navire doté de 14 canons[2]. Seulement quelques mois plus tard, il mène une nouvelle expédition dans l'Éspérance, et escorte des convois entre La Hougue et Dieppe[2]. En 1794, il escorte à nouveau des convois, cette fois entre Nantes et Morlaix ; puis est missionné de patrouiller dans l'Iroise, avant de retourner à Brest[3]. En 1796, dorénavant lieutenant de vaisseau, il est aux commandes de l'Écureuil lorsqu'il subit une attaque du HMS Niger l'obligeant à s'échouer dans l'anse du Guilvinec, alors que son bâtiment est en flammes[4],[5]. En 1799, on lui confie le commandement de la corvette l'Intrépide, en rade à Cadix[6]. Deux années plus tard, il dirige la goélette la Tricolore, basée à Nantes[7],[8]. En septembre de cette année, il est muté dans la canonnière l'Etna et mène différentes expéditions entre Le Havre et La Hougue jusqu'à la fin de l'année[9]. Par la suite, il reçoit le commandement de la corvette Vésuve (en) en , en rade au Havre[10]. Quelques mois plus tard, il est promu capitaine de frégate et reçoit la charge du port d'Ambleteuse[11]. En 1808, il commande un navire de ligne armé de 44 canons, l'Amazone[12]. Au début de l'année 1809, il prend le commandement de la Revanche (en) et patrouille au large de Saint-Malo[13]. En juin, il récupère le Duguesclin (en), un 74 canons basé à Anvers, et navigue sur l'Escaut[14].
Aux commandes d'un nouveau bâtiment, la Junon, il effectue d'abord une croisière du Havre à Cherbourg, puis transporte des troupes de Cherbourg à Basse-Terre[15]. Le , il affronte la corvette britannique de 18 canons HMS St CHristopher mais ne poursuit pas le combat, de peur d'un manque de vent qui l'exposerait aux défenses côtières britanniques[16]. La Junon arrive aux Saintes à la mi-janvier, puis appareille le . Le lendemain, elle est repérée par les bricks HMS Asp et Supérieure, qui la suivent et la harcèlent. La canonnade attire l'attention des frégates HMS Latona et Horatio, qui se lancent à sa poursuite et engagent l'action du 10 février 1809 (en). Au cours du combat, le capitaine Rousseau est frappé d'une balle en pleine poitrine et cède le commandement de la Junon au lieutenant Jean-Léon Émeric (en). Mortellement blessé, Rousseau meurt le lendemain[17].
Notes et références
- ↑ Henrat 2000, p. 59.
- Henrat 2000, p. 92.
- ↑ Henrat 2000, p. 150.
- ↑ James 2002, p. 326.
- ↑ Henrat 2000, p. 183.
- ↑ Henrat 2000, p. 232.
- ↑ Henrat 2000, p. 260.
- ↑ Roche 2005, p. 444.
- ↑ Henrat 2000, p. 292.
- ↑ Henrat 2000, p. 294.
- ↑ Henrat 2000, p. 298.
- ↑ Henrat 2001, p. 378.
- ↑ Henrat 2001, p. 363.
- ↑ Henrat 2001, p. 357.
- ↑ Henrat 2001, p. 403.
- ↑ Troude 1868, p. 62.
- ↑ Troude 1868, p. 63.
Bibliographie
- Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, 1671 - 1870, Group Retozel-Maury Millau, (ISBN 978-2-9525917-0-6, OCLC 165892922)
- Philippe Henrat (préf. Philippe Bélaval), Fonds marine campagnes, t. I : BB4 1 à 482 (1790-1826), , 623 p. (ISBN 2-86000-265-0)
- Philippe Henrat, Fonds marine campagnes, t. II,
- Onésime Joachim Troude, Batailles navales de la France, vol. 3, Challamel ainé, (lire en ligne)
- Onésime Joachim Troude, Batailles navales de la France, vol. 4, Challamel ainé, (lire en ligne)
- (en) William James, The Naval History of Great Britain, vol. 1 : 1793-1796, Londres, Conway Maritime Press, (1re éd. 1827) (ISBN 0-85177-905-0, OCLC 165702223)
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