Jean-Baptiste Bécœur
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(à 59 ans) |
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Ornithologue, collectionneur scientifique |
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Société des Philathènes |
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Jean-Baptiste Bécœur est un pharmacien et un ornithologue français, né le à Metz et mort le [1].
Biographie
Son père, François Bécœur, est apothicaire, sa mère, Anne Vaucremont, fille de médecin. Il étudie la pharmacie auprès de son père puis en Allemagne, et enfin à Paris où il suit les cours de Jussieu, avec lequel il se lie d’amitié. Il revient à Metz et subit les épreuves de la maîtrise en pharmacie qu'il obtient le premier , alors âgé de 20 ans[2]. Il y reprend l’officine d’un vieil apothicaire que sa religion oblige à quitter la France.
Bécœur participe aux travaux de sociétés savantes et sera dès 1759 membre titulaire fondateur de la Société des Philathènes[3].
Il s’intéresse d’abord à la philosophie et aux mathématiques avant de se consacrer à l’histoire naturelle. Il étudie les insectes et les oiseaux. Pour ces derniers, les techniques de conservation de son époque étaient bien médiocres. Bécœur met alors au point une méthode qui préserve les dépouilles d’oiseaux de l’attaque des insectes nécrophages. Il communique des oiseaux ainsi préparés au Muséum national d'histoire naturelle, ce qui lui vaut les louanges de Buffon. Il tente plusieurs fois, mais sans succès, de devenir préparateur au Muséum.
Sa méthode de conservation, à base d’arsenic, a été heureusement connue des préparateurs du Muséum et popularisée en 1830 sous le nom de recette de Bécœur. Grâce au savon arsenical mis au point par Bécoeur, la taxidermie devient un « art », ce nouveau procédé permet une conservation des peaux de première qualité. Elle a permis de révolutionner la conservation des oiseaux et par là l’ornithologie. Le « savon de Bécœur », composé d'arsenic blanc, de camphre, de chaux, de carbonate de potassium et de savon de Marseille[4], sera interdit, au grand regret de ses inconditionnels utilisateurs, en 1960.
Bécœur a eu notamment pour élève François Levaillant, qui a joué un rôle considérable dans l’établissement de l’ornithologie française. L'immense collection de Bécœur a été achetée par le duc des Deux-Ponts pour le cabinet de curiosités de son château de Karlsburg, détruit par les sans-culottes en 1793.
Œuvres et travaux
- Réflexions sur l'étude des mathématiques (1761)
- Réflexions sur les études littéraire (1763)
- Description d'un cabinet d'histoire naturel (1764)
- Projet de règlement d'études (1764)
- Examen d'un mémoire de Tennetar sur la génération (1765)
- Sur la teigne (1768)
- Sur les moyens de perfectionner le lait (1768)
- Sur le mot chymie, article de l'encyclopédie (1769)
- Mémoire instructif sur la manière d'arranger les différents animaux pour les mettre en état d'être préparés et de servir à l'ornement des cabinets d'histoire naturel (1772).
- Théorie de la fermentation vineuse (1773)[5]
Sources
- Paul Dorveaux, Bécœur, apothicaire à Metz et taxidermiste, Bulletin de la Société d'histoire de la Pharmacie, n°39, , pp. 225 à 237.
- Maurice Boubier, L’Évolution de l’ornithologie, Alcan, coll. « Nouvelle collection scientifique », Paris, 1925.
- (en) Barbara Mearns et Richard Mearns, The Bird Collectors, Academic Press, Sand Diego et Londres, 1998, xvi + 472 p. (ISBN 0-12-487440-1).
- (en) Michael Walters, A Concise History of Ornithology, Yale University Press, New Haven, 2003, 255 p. (ISBN 0-300-09073-0).
Référence
- ↑ E. Fleur, « Quelques mots sur Bécœur », Bulletin de la Société d'histoire de la pharmacie, vol. 14, n° 50, 1926, p. 230. (Texte intégral sur Persée. Consulté le 29 septembre 2011.)
- ↑ Paul Dorveaux, Bécœur, apothicaire à Metz et taxidermiste, Bulletin de la Société d'histoire de la Pharmacie, n°39, juin 1923, pp. 225 à 237.
- ↑ Mémoires de l'Académie nationale de Metz, 1874-1875, p. 653.
- ↑ Daudin, 1800. Traité élémentaire et complet d'ornithologie.
- ↑ Paul Dorveaux, Bécœur, apothicaire à Metz et taxidermiste, Bulletin de la Société d'histoire de la Pharmacie, n°39, juin 1923, p. 234 et Tables Générales des Travaux de la Société des Philathènes, de 1761 à 1773, Mémoires de l'Académie nationale de Metz, 1874-1875, p. 657 à 669.
Liens externes
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