Jean-Baptiste Ferracci
| Jean-Baptiste Ferracci | |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Sartène | |
| – (3 ans) |
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| Prédécesseur | Joseph Pascal Tramoni |
| Successeur | Nicolas Pietri |
| Conseiller de la République (sénateur) | |
| – (3 ans, 10 mois et 26 jours) |
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| Circonscription | Guinée française |
| Groupe politique | SFIO |
| Député français | |
| – (5 mois et 16 jours) |
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| Élection | 2 juin 1946 |
| Circonscription | Guinée française |
| Législature | IIe Constituante |
| Groupe politique | SOC |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean Baptiste François Ferracci |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Sartène, Corse (France) |
| Date de décès | (à 66 ans) |
| Lieu de décès | 14e arrondissement de Paris |
| Parti politique | SFIO |
| Père | Antoine François Ferracci |
| Mère | Palme Marie Batucci |
| Profession | Directeur d'une entreprise commerciale |
Jean-Baptiste Ferracci né le à Sartène (Corse) et mort le à Paris, est un résistant, homme politique français apparenté à la SFIO et maire de Sartène de 1947 à 1950.
Biographie
Enfance et jeunesse
Jean-Baptiste Ferracci naît dans une famille nombreuse de petits propriétaires ruraux de condition pauvre. Son père est Antoine François et sa mère est Palme Marie, née Batucci. À l'instar de nombreux jeunes corses, Jean-Baptiste Ferracci quitte son île à l'âge de 19 ans, en émigrant en Guinée française, où il débuta en qualité d’agent commercial.
Activités politique et professionnelle de l'entre-deux-guerres (1930-1939)
De plus en plus acquis aux idéaux du socialisme, et ce dès l'âge de vingt ans, Jean-Baptiste Ferracci est élu au Conseil supérieur de la France d'outre-mer en 1936, en coïncidence avec l'élection du Front populaire au gouvernement. Il y déclare : Plus « de parias aux colonies. Vos intérêts sont les miens. Je suis attaché à ce pays où je suis venu jeune, où j’ai travaillé, j’ai peiné et que j’aime profondément ». Jean-Baptiste Ferracci continua à pratiquer cette même politique, qu’il qualifiait « d’éducation et de libération », en favorisant le principe et les initiatives des assemblées locales et fédérales[1].
Résistance
Les années 1930 signent la montée des totalitarismes, dont celui du fascisme italien, aux portes de l'île Corse, terre natale de Jean-Baptiste Ferracci. Le , l'Italie fasciste prétend annexer Nice, la Savoie, et la Corse. Ce dernier prononce le de la même année « Le serment de Bastia » devant 20 000 personnes, répondant à l'Italie l'affirmation avec force de l'attachement de la Corse à la France et le rejet du pan-italianisme mussolinien : « Face au monde, de toute notre âme, sur nos gloires, sur nos tombes, sur nos berceaux, nous jurons de vivre et de mourir français »[2].
Activité politique et fin de vie (1945-1950)
La SFIO étant investie après la guerre, il est élu député du premier collège du territoire de Guinée de la IIe Assemblée constituante en , après un premier échec en octobre 1945. En , Jean-Baptiste Ferracci est élu conseiller de la République par 11 voix contre 5, et est réélu, en , lors de la constitution définitive de cette assemblée.
En Guinée comme à Paris, tous les témoignages s’accordèrent pour saluer sa générosité, son dévouement et sa grande activité parlementaire. Il participa à la discussion de propositions de loi tendant à établir la Constitution de la République française. Au Conseil de la République et toujours apparenté au groupe socialiste, il fut nommé membre de la commission de la France d’Outre-Mer et de la commission de la reconstruction et des dommages de guerre ().
Il dépose le une proposition de loi tendant à rétablir la subvention instituée au profit de la Corse par la loi du . Le , il est nommé à nouveau membre des mêmes commissions[3].
Lors des élections municipales d'octobre 1947, il réalise son souhait de longue date : devenir maire de sa ville natale, Sartène, en succédant à Joseph Pascal Tramoni. Ses fréquents séjours dans son département d'élection, comme son état de santé, qui se dégrade, l'éloignent de la séance publique. Alors qu'il se préparait à un nouveau voyage en Guinée, le maire socialiste de Sartène disparaît à Paris le . Le président du Conseil de la République, Gaston Monnerville, déclara lors de l'éloge funèbre du sénateur Jean-Baptiste Ferracci que « son souvenir restera impérissable dans ce territoire auquel il a consacré un demi-siècle de sa vie et au développement duquel il a contribué de tout son cœur »[1].
Références
- « FERRACCI Jean, Baptiste, François - Maitron », sur maitron.fr (consulté le ).
- ↑ Marc Jourdan, « La seconde guerre mondiale en Corse », sur Collège de Cervioni (consulté le ).
- ↑ « Anciens sénateurs IVème République : FERRACCI Jean-Baptiste », sur www.senat.fr (consulté le ).
Liens externes
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