Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay

Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay
Fonction
Député français
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Laval
Nationalité
Activité
signature de Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay
Signature.

Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay, Marquis de Bailly[1]. est un homme politique français né le au château de Fresnay à Bourgneuf-la-Forêt (Mayenne) et décédé le à Laval (Mayenne).

Biographie

Origine

La famille de Bailly est une famille d'ancienne noblesse, dont on suit la filiation depuis Guillaume Bailly, chevalier du Duc d'Alençon, qui épousa vers 1550 Madeleine de Harelle[2]. Les Bailly sont venus en Mayenne à la fin du XVIIIe siècle par le mariage de Charles-Paul de Bailly, chevalier, Mlle Suzanne Le Prêtre,dame de Fresnay, au Bourgneuf-la-Forêt, et de la Chapelle-Rainsouin.

Louis-Alexandre de Bailly, né de ce mariage au château de Fresnay en 1696, s'est marié en l'église de la Trinité de Laval, en 1723, avec Marie-Marguerite-Élisabeth-Renée de la Roussardière. Il devint de ce chef, seigneur de Vautorte. Leur fils est Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay[3].

Carrière militaire

Il servit comme capitaine au régiment du Roi-infanterie.

Carrière Politique

Membre du bureau du district d'Ernée, le , il fut élu par la noblesse député aux États généraux de 1789 pour la Sénéchaussée du Maine, le . Il logeait à Paris avec François-Gaspard de Jouffroy de Gonsans, évêque du Mans[3].

Il siégea obscurément parmi les partisans de l'ancien ordre de choses. Le Moniteur ne mentionne pas son nom[4]. Il siégea dans la minorité conservatrice. Selon, l'Abbé Angot, Prêt au sacrifice des privilèges et disposé aux réformes des abus, il répudia toujours les tendances révolutionnaires de l'assemblée. Il signa, le , une déclaration d'attachement à l'Église catholique[3].

Révolution française

Rentré chez lui après la dissolution de l'assemblée, il put, selon l'Abbé Angot malgré ses opinions royalistes, avec ses paysans et ses serviteurs repousser les brigandages, grâce aussi à des libéralités habilement placées, non éviter quelques pillages des patrouilles républicaines, mais sauver au moins ce qu'il avait de plus cher, en continant d'exercer dans le pays son influence.

Le , son château est pillé par les gardes nationaux de La Baconnière, Andouillé, La Brûlatte.

Au mois de mai 1793, les domestiques sont décrétés de prise de corps pour avoir donné asile aux frères Cottereau. Enfin, le représentant du peuple en mission dans la Sarthe ayant écrit au directoire de la Mayenne de lever le séquestre mis sur le château, on lui répond qu'il a été le berceau de la Chouannerie, que les propriétaires l'ont toujours favorisée, et que ce sont les républicains et non les chouans qui ont pillé la maison.

Premier Empire

La Statistique de 1809 lui attribue un revenu présumé de 35 000 francs, considérable, et à son fils cadet, époux de Demoiselle Gaultier de la Villandrays, 25 000 francs[2]. Vers 1810, Nicolas François Harmand d'Abancourt, préfet de la Mayenne le présente comme un vieillard doux et paisible, extrêmement religieux[2].

Mariage et descendance

Il épouse le Edmée Charlotte Anne de L'Escalopier (1744-1808), fille de Gaspard César Charles de L'Escalopier, intendant de la généralité de Montauban, puis de la généralité de Tours, et de Anne Le Clerc de Lesseville. Tous deux eurent :

Notes et références

  1. Le marquisat fut érigé en titre avec son siège au Bourg-le-Prêtre par lettres patentes du mois d'octobre 1768 par la réunion des terres et seigneuries du Bourg-le-Prêtre, de Guillemont (en Montsûrs), des Ifs, des Érablais, de la Chaluère, la Ramée, la Valette, du fief d'Outrebois, énervé de la seigneurie de Saint-Christophe-du-Luat, en faveur de Jean-Baptiste-Joseph de Bailly. Malgré l'opposition des officiers du siège ordinaire de Laval, un arrêt de la cour ordonna l'enregistrement qui n'était pas encore accompli en 1790. « Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II
  2. François Dornic, Grands notables du Premier Empire : Mayenne, Editions du CNRS, 1986, p. 66.
  3. « Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II.
  4. Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)
  5. L'acte de baptême le dit haut et puissant seigneur messire Jean-Baptiste-Joseph de Bailly, chevalier comte de Fresnay, baron de Bourg-le-Prêtre, seigneur du Bourgneuf-la-Forêt, de la Baconnière, de Vautorte, de Daviet, de Saint-Martin-de-Montsûrs, de Nuillé-sur-Ouestre, de La Templerie et autres lieux, ancien capitaine au Régiment de Royal-Infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de haute et puissante dame Aimée-Anne Lescalopier son épouse. Le parrain, haut et puissant seigneur, était messire Charles-François-Philibert de Turin, seigneur de Ceton, Claye, La Motte-Mauvilain et autres lieux, oncle paternel de l'enfant, la marraine Anne Lescalopier, demoiselle, fille de haut et puissant seigneur messire Gaspard-César-Charles de Lescalopier, conseiller d'état (ancien intendant de la généralité de Tours), tante de l'enfant du côté maternel.
  6. François Dornic, Grands notables du Premier Empire : Mayenne, Editions du CNRS, 1986.

Sources

  • icône décorative Portail de la Révolution française
  • icône décorative Portail de la Mayenne
  • icône décorative Portail de la politique française