Jean-Baptiste Mohr

Jean-Baptiste Mohr
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Jean Mohr
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Jean-Baptiste Victor Mohr (né le à Paris e décédé le à Paris) est un corniste, compositeur et chef d'orchestre français[1].

Biographie

Commençant ses études musicales à l’Académie de Musique de Valenciennes (fondée en 1687), Jean-Baptiste Mohr poursuit sa formation et obtient un premier prix de cor en 1847 au Conservatoire de Paris dans la classe de Jacques-François Gallay.

En 1845, Mohr est mentionné comme clarinettiste de l'académie royale de musique[2] lorsqu'il prend la direction de la Grande Société d’Harmonie.

Il prend le poste de premier cor solo de l’orchestre de l’Opéra de Paris du à 1883[3].

Son éviction de la Société des concerts du Conservatoire en provoque le scandale de l'affaire Mohr car il avait joué avec l'orchestre Pasdeloup[4],[5] .

En 1853, il devient le chef d’orchestre de la société de la Grande Harmonie, composée uniquement d'instruments d'Adolphe Sax[6], qui réalise des auditions dans ses ateliers à Paris devant un parterre notamment de militaires et de politiques; à cette occasion, Mohr compose et arrange des pièces pour ce type de formation. Mohr dirige un concert avec cette formation le au jardin d'hiver pour la promotion d'Adolphe Sax[7].

« J’ai choisi, pour m’étendre un peu, cette ouverture de Zampa ; mais dans toutes les autres œuvres qui figuraient au programme, la fantaisie sur Giralda, l’ouverture du Carnaval romain, etc. ; l’exécution a été également remarquable. C’est M. Mohr qui était chargé de la diriger, et je suis heureux de pouvoir féliciter cet artiste, aussi bon compositeur que chef d’orchestre habile. »

— Léon Kreutzer, Revue et gazette musicale de Paris (1853)[7]

À cette période, il est également chef de la musique du régiment des guides[8].

Il est considéré par les critiques comme l’un des cornistes parisiens les plus talentueux[4].

Jean-Baptiste Mohr enseigne le cor au conservatoire de Paris à partir de 1864 à la suite de Jacques-François Gallay. Il est professeur au conservatoire en même temps qu'Adolphe Sax avec qui il est ami; il compose et lui dédie une pièce appelée quatuor de saxophones dans le style de la musique de Rossini[9]. Ses solos de concours pour cor simple seront utilisés de 1864 à 1885 pour les concours du conservatoire.

En dépit de l'arrivée de l'innovation apportée par les pistons Périnet, Mohr apparait comme un ardent défenseur du cor naturel[10]. Après sa mort soudaine, son successeur au conservatoire François Brémond enseigne le cor à piston et édite une méthode dédiée à ce nouvel instrument[11].

Durant sa carrière, disciple de Michele Carafa[4], il compose et arrange des pièces pour divers instruments à vents. Il écrit également des méthodes instrumentales, en particulier pour cor.

Œuvres pédagogiques

  • Méthode de cor simple de J. Mohr [12]
  • 12 études pour 1er ou 2e cor, Op. 3, 1871 ; (Paris : chez l'auteur, 1879)
  • Douze Etudes pour cor ou cornet à pistons, Paris, Millereau, éditeur et fabricant d'instruments de musique. Facteur des célèbres cors de RAOUX, 1879= (lire en ligne)[13]
  • 8 grandes études pour la clarinette, dédiées à ses élèves, Lafleur, père et fils (lire en ligne)

Pièces

  • Trois Duos concertans pour deux clarinettes, Op. 2, (Paris : Richault, [s.d.])
  • Air varié pour cornet trompette à pistons avec acc. d'orchestre, 1867
  • 11 solos de cor avec accompagnement de piano
    • Solo de cor n°2 avec accompagnement de piano op. 7, (Paris : chez l'auteur, 1881)
    • Solo de cor n°3 avec accompagnement de piano op. 8, (Paris : Millereau, 1882)
    • Solo de cor n°4, avec accompagnement de piano Op. 9, par J. Mohr, (Paris : chez l'auteur, 1882)
    • Solo de cor n°5, avec accompagnement de piano Op. 10, par J. Mohr, (Paris : chez l'auteur, 1882)
    • Solo de cor n°6 avec accompagnement de piano op. inc., (Paris : Millereau, 1891)
    • Septième Solo pour le cor avec accompagnement de piano Op. 15, (Paris : chez l'auteur, 1879; Millereau, 1891)
    • Dixième Solo de cor avec accompagnement de piano Op. 18, par J. Mohr, (Paris : chez l'auteur, 1881)
    • Onzième Solo pour le cor avec accompagnement de piano. Op. 24, (Paris : E. Lacombe, 1887)
  • Quatuor de saxophone, (Paris : Ed. Ad. Sax, 1864)[9], pièce dédicacée à Adolphe Sax.
  • Solo de cor avec accompagnement de piano par Eugène Anthiome et Jean-Baptiste Mohr, (Paris : Millereau, 1889). Note(s) : Concours de juillet 1889
  • Le Printemps, romance sans paroles pour cor, avec accompagnement de piano, (Paris : Millereau, 1890)
  • Chant du soir, romance en fa pour cor avec accompagnement de piano, (Paris : Millereau, 1890)
  • Souvenir de Neuilly, Air varié (pour musique militaire) par J. Mohr, arrangé par Billiard (Paris : Billiard, 1885)

Arrangements

Pratique très courante à l'époque, Mohr a arrangé de nombreux airs d'opéra pour orchestre d'harmonie militaire comme:

  • Zerline ou la corbeille d'oranges de D.-F.-E. Auber. Ouverture arrangée pour harmonie militaire par J. Mohr
  • 3e Marche aux flambeaux de G. Meyerbeer, d'après la partition de J. Mohr, (Paris : Brandus, 1851)
  • Faust, opéra en 5 actes de Ch. Gounod, chœur des soldats, arrangé pour musique militaire par J. Mohr, (Paris : A. Sax, 1860)
  • Dernier ouvrage de Rossini, morceau militaire, arrangé par J. Mohr, 1867

Enregistrements

  • Quatuor de saxophones de J-B Victor Mohr, avec le Quatuor Ars Gallica, (CD L’Aube du Saxophone, Lidi 0106044 96)

Notes et références

  1. « Mohr, Jean-Baptiste Victor », sur ernestreyer.com, (consulté le ).
  2. « Nouvelles - Une association d’artistes musiciens se forme à Paris... », Revue et Gazette Musicale de Paris 1845, no 48,‎ , p. 395 (lire en ligne).
  3. « Orchestres de l’Opéra et de l’Opéra-Comique », sur artlyriquefr.fr (consulté le ).
  4. « Les compositeurs du XIXe siècle pour le saxophone. Jean-Baptiste Victor Mohr », sur saxowebquebec.com, (consulté le ).
  5. (en) Kern Holoman, The Société Des Concerts Du Conservatoire, 1828-1967, University of California Press, , 620 p. (ISBN 978-0520236646, lire en ligne), p. 214-215.
  6. Malou Haine et Ignace de Keyser, « Adolphe Sax et la diffusion de ses nouveaux instruments », Cahiers Rémois de Musicologie, Société champenoise de musicologie,‎ , p. 87-124 (lire en ligne).
  7. Léon Kreutzer, « Société de la Grande Harmonie », Revue et Gazette Musicale de Paris 1853, no 24,‎ , p. 210-211 (lire en ligne)
  8. « La cavalerie de la Garde - Historique du régiment des Guides de la Garde », sur military-photos.com (consulté le ).
  9. L’Association Saxophonemes, « Quatuor pour Saxophones de Jean-Baptiste Mohr », sur saxophonemes.fr, (consulté le ).
  10. (en) Jeffrey Snedeker, professeur de musique, Central Washington University, Ellensburg, « Hand or Valve (or both): Horn Teaching, Technique, and Technology at the Paris Conservatoire, ca 1840-1903 », dans Actes du colloque Paris : un laboratoire d’idées, facture et répertoire des cuivres entre 1840 et 1930, Cité de la musique / Historic Brass Society, 29 juin/1er juillet 2007 (lire en ligne), p. 207-218.
  11. (en) Jeffrey L. Snedeker, « Late nineteenth-century developments at the Conservatoire », dans Horn Teaching at the Paris Conservatoire, 1792 to 1903, Routledge, (ISBN 978-1003093237).
  12. Cette méthode sera reprise pour le cor à piston: « Exercices et études tirés de la méthode de cor simple de J. Mohr, choisis, revus et augmentés d'une tablature en permettant l'exécution sur le cor à piston par F. Brémond, (éd. Alphonse Leduc, 1900) »
  13. « Famille Raoux. Portraits de facteurs d’instruments », sur collectionsdumusee.philharmoniedeparis.fr, (consulté le ).

Liens externes

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