Jean-Eudes Gannat

| Président du Mouvement Chouan |
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| Naissance | |
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| Surnom |
« Reine des abeilles» (sur les réseaux sociaux) |
| Nationalité | |
| Activité |
Militant politique |
| Père |
Pascal Gannat |
| Organisation |
L'Alvarium (2017-2021) Mouvement Chouan |
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| Idéologie | |
| Membre de |
Jean-Eudes Gannat, né le 30 septembre 1994 est un militant néofasciste et un homme politique. Connu pour avoir fondé en 2017 le groupe d'extrême droite L'Alvarium, dissous en 2021, il lance le Mouvement Chouan en 2023.
Biographie
Jean-Eudes Gannat est le fils de Pascal Gannat, ancien directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen et figure du Front national[1],[2]. Il est également le frère de François-Aubert Gannat, membre de Génération identitaire[2], et de Louis-Joseph Gannat, qui s'est présenté aux élections législatives de 2024 sous l'étiquette LR/RN[2].
Formation
Jean-Eudes Gannat a entamé des études de droit à l'université d'Angers, à la faculté de droit, économie et gestion, vers 2012[3].
Parcours politique
En 2012, Jean-Eudes Gannat devient secrétaire général du mouvement jeunesse du Front national dans le Maine-et-Loire[4]. La même année, il fonde le Rassemblement des étudiants de droite (RED), syndicat étudiant d'extrême droite lié au GUD, et se mobilise contre le mariage pour tous[4].
En 2014, il est troisième de la liste du RN lors des élections municipales à Angers[4]. En , il est tête de liste RN lors des élections départementales[4].
En 2017, à Angers, il fonde le collectif L'Alvarium, présenté comme un centre identitaire local, proche de l'organisation néofasciste du Bastion social[5]. Le collectif se fait alors connaître pour ses actions lors de manifestations, souvent marquées par des heurts avec des militants de gauche qui mènent à des procédures judiciaires[6],[7],[8]. L'Alvarium reçoit également le soutien de militants royalistes de l'Action Française, d'anciens membres de Génération identitaire, des Nationalistes d'Yvan Benedetti, ainsi que de l'ancien président du Front national de la jeunesse Julien Rochedy[9].
En 2020, il se présente aux élections législatives partielles de Saumur Nord[10].
Le 17 novembre 2021, le ministère de l'Intérieur, Gérald Darmanin, annonce la dissolution officielle de L'Alvarium, dénonçant « un activisme identitaire susceptible de troubler l'ordre public », son « recours à la violence » et son « idéologie xénophobe »[11],[12],[13],[14]. Après cette dissolution, plusieurs membres relancent des activités politiques comme le Mouvement Chouan, fondé en 2023 avec Jean-Eudes Gannat comme président[15]. Ce nouveau mouvement se rattache à une ligne national-catholique d'extrême droite[16],[5].
En , il obtient son premier mandat et siège dans l'opposition du conseil municipal de Segré-en-Anjou Bleu[4] après avoir remporté 21,72 % des voix[17].
Procédures judiciaires et condamnations
Condamnation pour complicité de diffamation
Le , Jean-Eudes Gannat est condamné pour complicité de diffamation envers un citoyen chargé d'un mandat public. Il avait accusé l'adjoint au maire de la commune de Trélazé de « cheval de Troie de l'islamisme »[18],[19].
Condamnation pour « participation à un groupement en vue de la préparation de violences »
En , Jean-Eudes Gannat est condamné en appel pour participation à un attroupement en vue de commettre des violences sur des manifestants à Angers[20]. Relaxé en première instance[21], il se pourvoit en cassation[8].
Condamnation pour injure raciste et diffamation
En , Jean-Eudes Gannat est condamné à 3 500 € d'amende par le tribunal correctionnel de Rennes pour « injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion » et « diffamation envers particulier »[22],[23],[24],[8] après avoir ciblé explicitement les origines guadeloupéenne d'un journaliste de Ouest-France dans une interview accordée au site d'extrême droite Breizh-info[25].
Le , la cour d'appel de Rennes relaxe Jean-Eudes Gannat[26]. Celle-ci estime que les propos ne « dépassent pas les limites admissibles de la liberté d'expression » et que « l'infraction d'injure n'est pas caractérisée »[26],[27], mais la Cour de cassation annule la décision de la cour d'appel de Rennes estimant que celle-ci « n'a pas justifié sa décision » et aurait dû « apprécier le sens et la portée » des propos visées[28],[29]. L'affaire est donc renvoyée devant la cour d'appel de Rennes, qui examine de nouveau l'affaire le [29],[8],[30].
Procès pour provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion
En novembre 2025, Jean-Eudes Gannat est placé en garde à vue après avoir filmé des migrants afghans vivant dans sa ville et posté la vidéo sur son compte TikTok, dénonçant l'afflux migratoire dans les villes rurales[31]. Il lui est interdit par le juge des libertés et de la détention d'utiliser les réseaux sociaux X et TikTok pour une période d'un mois[32],[8]. Le procès se déroule le au tribunal correctionnel d'Angers, la ligue des droits de l'homme s'y constitue partie civile[8],[33]. Le parquet requiert contre lui quatre mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amende[34]. Le délibéré est prévu le [35].
Publication
- Pourquoi l'Alvarium, d'une politique antinaturelle à la sécession, Jean-Eudes Gannat, essai aux éditions La Nouvelle Librairie.
Voir aussi
Notes et références
- ↑ « L'Alvarium continue ses activités malgré la menace de reconstitution de ligue dissoute », sur StreetPress,
- Matthieu Suc, Guillerme Captant, « Les Gannat, une famille radicale élevée à l'ombre du Rassemblement national », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « La jeunesse politique d'Angers n'est pas morte », sur My Angers Info,
- Maxime Macé et Pierre Plantu, « Extrême droite. A Segré-en-Anjou Bleu, comment un néofasciste a fait son entrée au conseil municipal »
, (consulté le )
- Maxime Macé et Pierre Plottu, « A Châteaubriant, la préfecture interdit un rassemblement de l'extrême droite radicale », sur Libération, (consulté le )
- ↑ « Ultradroite : L'Alvarium menacé de dissolution par Gérald Darmanin », sur Le Monde,
- ↑ Le Parisien, « Le local des identitaires de l'ex-Alvarium fermé administrativement à Angers », Le Parisien, (lire en ligne)
- Samia Dechir, Juliane Rolland, « Je ne m'excuserai pas » : Jean-Eudes Gannat, le candidat qui compare des réfugiés afghans aux « cousins des talibans », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « Gérald Darmanin lance la dissolution de l'Alvarium, groupe identitaire angevin », sur Libération, (consulté le )
- ↑ Y. TRÉCA-DURAND., « Jean-Eudes Gannat (ex-FN) candidat à son tour sur la troisième circonscription », sur Courrier de l'Ouest,
- ↑ Maxime Macé et Pierre Plottu, « A Châteaubriant, la préfecture interdit un rassemblement de l'extrême droite radicale »
, sur Libération, (consulté le )
- ↑ « Dissolution du groupe identitaire L'Alvarium : « Le président de la République ne peut pas tout faire » », sur Ouest-France,
- ↑ « Décret du 17 novembre 2021 portant dissolution d'un groupement de fait », sur Légifrance,
- ↑ « Quatre questions autour de l'Alvarium, l'association identitaire dont Darmanin demande la dissolution », sur Journal du Dimanche,
- ↑ « L'embarrassant fils du directeur de la police, cadre d'un groupe néofasciste », sur StreetPress,
- ↑ « Streetpress — Cartofaf — Mouvement chouan », sur cartofaf.streetpress.com (consulté le )
- ↑ Emmanuel Esseul, « Résultats municipales 2026 à Segré-en-Anjou Bleu : la maire Geneviève Coquereau gagne, l'extrême droite entre au conseil »
, sur Ouest-France, Ouest-France, (consulté le )
- ↑ Olivier Faye, « La percée d'un candidat néofasciste aux élections municipales provoque la stupeur dans le Maine-et-Loire »
, sur Le Monde, Le Monde, (consulté le )
- ↑ « Jean-Eudes Gannat en campagne : l'extrême-droite s'invite aux Municipales à Segré-en-Anjou-Bleu », sur France 3 Pays de la Loire, (consulté le )
- ↑ Maxime PIONNEAU, « Violences devant l'ex-local de l'Alvarium à Angers : le procès de quatre identitaires renvoyé »
, sur Ouest-France, Ouest-France, (consulté le )
- ↑ Matthieu Suc, « Fier d'être « libéré » par la justice « même si on casse des jambes à des petites salopes de gauchistes » », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ Maël FABRE, « À Angers, trois hommes condamnés pour injures racistes envers un journaliste de Ouest-France », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
- ↑ La rédaction, « Le site d'extrême-droite Breizh-Info et le fondateur de l'Alvarium jugés pour injure raciste sur un ancien journaliste d'Angers », sur Angers Info, (consulté le )
- ↑ « À Angers, trois hommes condamnés pour injures racistes envers un journaliste de Ouest-France », sur larochesuryon.maville.com (consulté le )
- ↑ « Trois hommes condamnés à Rennes pour injure raciste contre un journaliste guadeloupéen de Ouest-France », sur Outre-mer la 1ère, (consulté le )
- La rédaction, « Le site d'extrême droite Breizh Info et le fondateur de L'Alvarium, à Angers, gagnent leur procès en appel contre Ouest-France », sur Angers Info, (consulté le )
- ↑ Marie Turcan, « « Notre plumitif guadeloupéen jette ses sagaies » : la justice balaie l'injure raciste faite à un journaliste », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « Injures racistes et diffamation à l'égard d'un journaliste de Ouest-France : la Cour de cassation annule la relaxe des trois militants d'extrême droite | Syndicat national des journalistes », sur www.snj.fr (consulté le )
- Par Le Parisien avec AFP Le 2 décembre 2025 à 17h39, « Trois hommes seront rejugés à Rennes pour injure raciste contre un journaliste de Ouest-France », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ « Injures racistes et diffamation : soutien à notre confrère d'Ouest-France | Syndicat national des journalistes », sur www.snj.fr (consulté le )
- ↑ Ivan Rioufol, « Des Talibans en Maine-et-Loire? », sur Causeur, (consulté le )
- ↑ Nicolas Daguin, « «Cousins de talibans» : l'identitaire Jean-Eudes Gannat mis en examen pour incitation à la haine raciale », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « L'ancien leader du groupuscule Alvarium, Jean-Eudes Gannat, poursuivi pour provocation à la haine raciale - LDH », (consulté le )
- ↑ « Procès Jean-Eudes Gannat. 4 mois de prison avec sursis et 1000 euros d'amende pour le conseiller municipal pour injures racistes », sur France 3 Pays de la Loire, (consulté le )
- ↑ « Segré-en-Anjou Bleu. Quatre mois de prison avec sursis requis contre l'élu d'opposition Jean-Eudes Gannat », sur www.oxygeneradio.com (consulté le )
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