Jean-François Le Déist de Botidoux

| Député de l'Assemblée constituante | |
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| - |
| Naissance | Château de Beauregard (d) |
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| Décès |
(à 61 ans) Saint-Brieuc |
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| Membre de |
Académie celtique (d) |
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Jean-François Le Déist de Botidoux, seigneur de Quénécunan, né le au château de Beauregard en Saint-Hervé et mort le à Saint-Brieuc, est un littérateur et homme politique français.
Biographie
Jean-François Le Déist de Botidoux est le fils de Guillaume Le Déist, sieur du Botidoux et de La Vieuville, seigneur de Quénécunan, secrétaire du roi, contrôleur de la chancellerie près du Parlement de Bretagne, et de Suzanne Martin, dame de La Vieuville
Négociant en toiles à Uzel, il s'occupe de travaux littéraires.
La sénéchaussée de Ploërmel le choisit comme député suppléant aux États généraux de 1789, mais devint rapidement titulaire en raison d'une démission. Il s’opposa constamment aux mesures financières proposées par Necker, et combattit le projet de loi ordonnant la rentrée en France des émigrés et la prestation du serment exigé. Selon René Kerviler, très indépendant et ne se pliant à aucune discipline, il fit preuve de désinvolture, émettant des votes contradictoires tout au long de l'Assemblée constituante.
Après celle-ci il est nommé capitaine au 34e régiment d’infanterie (armée de La Fayette), il fut, à la suite de démêlés avec les officiers partisans du général, contraint de donner sa démission ; mais, après le , il vint exposer ses plaintes à la barre de l’Assemblée, qui non seulement le réintégra dans son grade, mais encore le nomma commissaire aux revues, puis commissaire ordonnateur de l'Armée des Alpes.
Compromis à la chute des Girondins lors de la prise du pouvoir par les Montagnards, Le Déist perdit sa place et se cacha aux environs de Caen et d’Évreux. Il se jeta alors dans le parti royaliste, et organisa la résistance chouanne dans la région de Locminé, puis dans l'ensemble du Morbihan, collaborant avec Boulainvilliers et Pierre Guillemot ; Joseph de Puisaye l’avait, d’ailleurs, reconnu comme secrétaire du comité insurrectionnel général de ce département. Après la défaite du parti vendéen, Le Déist, profitant d'une amnistie, fit sa soumission et resta complètement étranger aux affaires politiques, se retirant au château de Beauregard (en Saint-Hervé) et se consacrant à nouveau à des œuvres littéraires, jusqu’au retour de Louis XVIII, qui le nomma messager à la Chambre des pairs[1].
Œuvres
Il a laissé une traduction en vers des Satires d’Horace (Paris, 1804) ; une traduction des Commentaires de César (Paris, 1809, 5 vol.) ; une traduction des Lettres de Cicéron à son frère Quintus (Paris, 1813, in- 12) ; Esquisse de la carrière militaire de Kellermann (Paris, 1817, in-8°) ; Des Celtes antérieurement aux temps historiques (Paris, 1818, in-8°).
Source
« Jean-François Le Déist de Botidoux », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 15 vol., 1863-1890 [détail des éditions].
Références
- ↑ René Kerviler, Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux Etats-généraux et à l'Assemblée nationale constituante de 1789. : Jean-François Le Deist de Botidoux, Nantes, Impr. de V. Forest et E. Grimaud, 1885-1889 (lire en ligne), p. 108 à 122.
Liens externes
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