Jean-François Ndongou

Jean-François Ndongou
Illustration.
Jean-François Ndongou en 2005.
Fonctions
Président de l'Assemblée nationale
(transition)
–
(2 ans, 2 mois et 2 jours)
Président Brice Oligui Nguema
Législature Transition
Prédécesseur Faustin Boukoubi (indirectement)
Successeur Régis Onanga Ndiaye
Député de Mandji
En fonction depuis le
(24 ans, 4 mois et 29 jours)
Élection 23 décembre 2001
Réélection 17 décembre 2006
17 décembre 2011
6 octobre 2018
11 octobre 2025
Ministre de l'Intérieur
–
(4 ans, 8 mois et 14 jours)
Président Rose Rogombé
Ali Bongo
Premier ministre Jean Eyeghe Ndong
Paul Biyoghe Mba
Raymond Ndong Sima
Daniel Ona Ondo
Prédécesseur André Mba Obame
Successeur Guy-Bertrand Mapangou
Ministre de la Défense
(intérim)
–
(2 mois et 28 jours)
Président Rose Rogombé
Premier ministre Paul Biyoghe Mba
Prédécesseur Ali Bongo
Successeur Angélique Ngoma
Ministre d'État
Chargé des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, du Bien-être et de la Lutte contre la pauvreté
–
(1 an, 5 mois et 29 jours)
Président Omar Bongo
Premier ministre Jean Eyeghe Ndong
Prédécesseur Louis-Gaston Mayila
Successeur Denise Mekam'ne
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bulugu-Buaghni (département de Ndolou)
Nationalité Gabonais
Parti politique Parti démocratique gabonais

Jean-François Ndongou, né le à Bulugu-Buaghni, petit village du département de Ndolou au bord du fleuve Dubanga, est un homme politique gabonais. Plusieurs fois membre du gouvernement, il a notamment été ministre de l'Intérieur sous la présidence d'Ali Bongo (2009-2012) ainsi que ministre d'État chargé des Affaires sociales (2007-2009). Il a également été ministre délégué aux Finances, puis aux Affaires étrangères sous Omar Bongo. Après le coup d'État d'août 2023, il est nommé par Brice Oligui Nguema président de l'Assemblée nationale de transition (2023-2025).

Membre du Parti démocratique gabonais (PDG), il est député de Mandji (Ndolou) depuis 2001.

Biographie

Né le 26 février 1960[réf. nécessaire], Jean-François Ndongou obtient une maîtrise en sciences de gestion pendant ses études supérieures[1].

Carrière politique

Entrée au gouvernement

Membre du Parti démocratique gabonais (PDG)[2], Jean-François Ndongou est ministre délégué aux Finances puis aux Affaires étrangères sous Omar Bongo[3].

Jean-François Ndongou (à gauche) en 2005 lors d'une visite officielle à la Commission européenne, avec Louis Michel, Rodolphe Adada et Raymond Ramazani Baya.

Le , il est nommé par décret ministre d'État chargé des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, du Bien-être et de la Lutte contre la pauvreté dans le gouvernement de Jean Eyeghe Ndong. Il remplace à ce poste Louis-Gaston Mayila, démissionnaire après avoir créé son propre parti, l'Union pour la nouvelle République (UPNR). Jean-François Ndongou est alors remplacé au poste de ministre délégué aux Affaires étrangères par Michel Mboussou[4].

Le , à l'occasion d'un remaniement, il est nommé ministre auprès du Premier ministre, chargé de la coordination et du suivi de l’action gouvernementale[5].

Ministre de l'Intérieur (2009-2014)

À la suite du décès d'Omar Bongo le , il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement d’intérim de Rose Rogombé, succédant le à André Mba Obame[2]. À ce poste, il est notamment chargé d'organiser l'élection présidentielle de 2009[6]. Quand Ali Bongo, fils du défunt président, devient officiellement candidat, Jean-François Ndongou le remplace au sein du gouvernement en assurant l’intérim du ministère de la Défense[7].

Après l'élection de ce dernier, Jean-François Ndongou doit gérer la crise post-électorale, l'opposition contestant les résultats du scrutin[8]. Des scènes de violences éclatent au Gabon et sont réprimées par les forces de l'ordre et l'armée, notamment à Port-Gentil[8] où sont comptabilisés 3 morts. Face aux critiques de la société civile et de la communauté internationale, Jean-François Ndongou se défend en indiquant qu'aucune des victimes « n'a reçu une balle tirée d'une arme militaire » et qu'il est « prêt à accepter une enquête internationale »[9],[10].

Il conserve son poste de ministre de l'Intérieur au sein du gouvernement de Paul Biyoghe Mba, premier de la présidence d'Ali Bongo, et laisse le ministère de la Défense à Angélique Ngoma en [11]. Il est reconduit au sein des gouvernements de Raymond Ndong Sima (2012) et Daniel Ona Ondo (2014).

Président du CNC (2014-2018)

Le , Jean-François Ndongou est démis du poste de ministre de l'Intérieur et nommé président du Conseil national de la communication (CNC), organe de régulation de la presse gabonaise, par le Conseil des Ministres[1],[12]. Il succède le à Guy-Bertrand Mapangou, qui prend sa place au ministère de l'Intérieur[1],[13]. Il reste à ce poste jusqu'au , date où il est remplacé au CNC, devenu la Haute autorité de la communication (HAC), par Raphaël Ntoutoume Nkoghe[14].

Député de Mandji (depuis 2001)

Lors des élections législatives de 2001, Jean-François Ndongou est élu député de Mandji, dans le département de Ndolou. Il sera réélu lors des élections de 2006 et de 2011[15].

Candidat à sa propre succession lors des législatives de 2018, sa campagne est entachée d'accusations de détournement de fonds[15]. Il est malgré tout réélu avec 60,23 % des voix dès le premier tour[16].

Présidence de l'Assemblée nationale (2023)

Après le coup d'État d'août 2023, il est nommé par Brice Oligui Nguema président de l'Assemblée nationale de transition[17]. Il prend officiellement ses fonctions le [18].

Notes et références

  1. « Gabon : l’ex-ministre de l'Intérieur devient le président au Conseil national de la communication » Accès libre, sur agenceecofin.com, (consulté le )
  2. « Le gouvernement reconduit, excepté le ministre de l'Intérieur » Accès libre, sur france24.com, (consulté le )
  3. ↑ Jonas MOULENDA, « Gabon: risques de naufrage politique pour Jean-François Ndongou aux législatives à Mandji », Matin d'Afrique,‎ (lire en ligne [archive du ] Accès libre, consulté le )
  4. ↑ « Gabon: un vice-Premier ministre évincé après avoir créé son parti », AFP,‎
  5. ↑ « Gabon: Politique : Le gouvernement “de mission” dirigé par Jean Eyeghe Ndong », sur bdpgabon.org,
  6. ↑ Yorick Kombila Manfoumby, « Gabon: Passation de charges au ministère de l'Intérieur entre André Mba Obame et Jean-François Ndongou » Accès libre, sur fr.allafrica.com, (consulté le )
  7. ↑ « Le ministre de l’Intérieur remplace Ali Bongo à la Défense » Accès libre, sur jeuneafrique.com, (consulté le )
  8. « L’ingratitude ou le sort réservé aux titulaires du poste maléfique du Ministère de l’Intérieur » Accès libre, sur Gabon Media Time, (consulté le )
  9. ↑ AFP, « Gabon: l'opposition accuse le pouvoir de cacher le bilan réel des violences » Accès libre, sur ladepeche.fr, (consulté le )
  10. ↑ « Le Premier ministre n'envisage pas l'état de siège à Port-Gentil » Accès libre, sur france24.com, (consulté le )
  11. ↑ Pierre Eric Mbog Batassi, « Le nouveau gouvernement du Gabon » Accès libre, sur afrik.com, (consulté le )
  12. ↑ Agence Gabonaise de Presse, « Jean François Ndongou nommé président du CNC » Accès libre, sur news.alibreville.com,
  13. ↑ « Gabon : Jean François Ndongou a pris ses fonctions au CNC » Accès libre, sur news.alibreville.com, (consulté le )
  14. ↑ « CNC : Raphaël Ntoutoume Nkoghe remplace Jean-François Ndongou » Accès libre, sur directinfosgabon.com, (consulté le )
  15. Jonas MOULENDA, « Gabon: risques de naufrage politique pour Jean-François Ndongou aux législatives à Mandji » Accès libre, sur www.matindafrique.com, (consulté le )
  16. ↑ « Résultats Elections Législatives 2018 1er tour », L'UNION | L'actualité du Gabon,‎ (lire en ligne [archive du ] Accès libre, consulté le )
  17. ↑ « Gabon: le chef de la junte nomme une figure du parti d'Ali Bongo et une de l'opposition à la tête du Parlement » Accès libre, sur rfi.fr, (consulté le )
  18. ↑ « Passation des charges à l'Assemblée nationale : Jean François Ndongou au perchoir » Accès libre, sur assemblee-nationale.ga, (consulté le )
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