Jean-Jacques Aymé

| Membre du Conseil des Cinq-Cents |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 66 ans) Bourg-en-Bresse |
| Surnom |
Job Aymé |
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| Activités | |
| Parentèle |
Jean Aymé (d) (oncle) |
Jean-Jacques Aymé, dit Job Aymé, né le à Montélimar (généralité de Grenoble, actuel département de la Drôme)[1], mort le à Bourg-en-Bresse (département de l'Ain)[2], est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1795 et 1797, il est député de la Drôme au Conseil des Cinq-Cents. À l'issue du coup d’État du 18 fructidor an V (), il est déporté en Guyane.
Biographie
Son père, Job Aymé, époux de Jeanne Gonin, est marchand.
Au début de la Révolution française, Jean-Jacques Aymé est avocat sénéchaussée de Montélimar. En mai, 1790, il est élu procureur-syndic du département de la Drôme. En , il démissionne et est remplacé par Joseph-François de Payan. Il est emprisonné à Paris durant la Terreur. Après la chute de Robespierre, Jean-Jacques Aymé, libéré, retourne dans la Drôme et prend part à la Terreur blanche[3].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Jean-Jacques Aymé est élu député de la Drôme et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est dénoncé lors des séances du 29 et du 30 frimaire an IV (le 20 et le ) par Jean-Joseph-Victor Genissieu (député de l'Isère) et Philippe Goupilleau (député de Vendée)[4] :
Oui, cet homme est accusé d'avoir été un des principaux compagnons de Jésus, et il aurait dû déjà appeler sur sa conduite l'examen du corps législatif.
Le 30 frimaire (le ), Jean-Jacques Aymé se défend des inculpations[5] :
[...] Goupilleau [...] m'impute d'avoir souvent changé de nom, d'avoir tantôt pris celui de Job Aymé, d'Aymé l'aîné, et de Jean-Jacques Aymé. Le fait est que j'ai été baptisé sous le nom de Jean-Jacques, que je n'ai jamais pris d'autres noms dans tous les actes que j'ai passé, [...] et qu'enfin je n'ai jamais pris ni signé le nom de Job Aymé, qui était celui de mon père.
Le 18 nivôse (le ), Jean-Jacques Aymé est exclu du Conseil des Cinq-Cents et ne peut exercer de fonctions législatives jusqu'à la paix[6]. Le 1er prairial an V (le ), sur motion de Jean-Augustin Pénières (député de Corrèze), Jean-Jacques Aymé est réintégré à son poste de député[7]. Le 1er messidor (le ), il est élu secrétaire sous la présidence de Pierre Henry-Larivière (député du Calvados)[8].
À l'issue du coup d'État du 18 fructidor an V (), Jean-Jacques Aymé est déporté en Guyane. Le 7 frimaire an VII (le ), aux côtés du journaliste Charles Frédéric Perlet, il s'évade et, le 19 nivôse an VIII (le ), il fait naufrage au large de l'Écosse[3].
À nouveau rappelé à la suite du 18 brumaire, il est interné à Dijon, d'où il rédige un mémoire sur son exil et se prononce en faveur de Napoléon Bonaparte. Il est nommé par ce dernier directeur des droits réunis du Gers, puis de l'Ain, puis meurt en fonctions le à Bourg-en-Bresse.
Écrit de Jean-Jacques Aymé
- Déportation et naufrage de J. J. Aymé, ex-législateur ; suivis du tableau de vie et de mort des déportés, à son départ de la Guyane, avec quelques observations sur cette colonie et sur les nègres, Paris, Maradan, [1800], 269-[26] (lire en ligne) et sur Manioc.
Références
- ↑ Archives départementales de la Drôme, « Registre paroissial de Montélimar, baptêmes mariages et sépultures de 1752 à 1753, vue 4 / 97, 5 Mi 83/R50 »
, sur https://archives.ladrome.fr (consulté le )
- ↑ Archives départementales de l'Ain, « État civil de Bourg-en-Bresse, registre des décès de 1818, vue 47 / 135, FRAD001_EC LOT11653 »
, sur https://www.archives.ain.fr (consulté le )
- Brun-Durand, Justin (1836-1910), « Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°95, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 29 frimaire (20 décembre) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 5 nivôse an 4 (26 décembre 1795) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°96, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 30 frimaire (21 décembre) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 6 nivôse an 4 (27 décembre 1795) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°109, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 14 nivôse (4 janvier), N.B. »
, sur https://gallica.bnf.fr, 19 nivôse an 4 (9 janvier 1796) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°245, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 1er prairial (20 mai) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 5 prairial an 5 (24 mai 1797) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°277, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 1er messidor (19 juin) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 7 messidor an 5 (25 juin 1797) (consulté le )
Liens externes
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