Jean-Louis-Charles-François de Marsanne

Jean-Louis-Charles-François de Marsanne
Fonction
Député aux États généraux de 1789
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Montélimar
Nationalité
Activité
Blason.

Jean-Louis-Charles-François, comte de Marsanne de Fontjuliane (, Montélimar - , Montélimar), est un militaire et homme politique français.

Biographie

Jean-Louis-Charles-François, comte de Marsanne de Fontjuliane, naît le à Montélimar, dans le Dauphiné[1]. Il est le fils de Jean-Louis de Marsanne et de Justine de la Coste-Maucune.

Officier d'infanterie, il donna sa démission quelque temps avant la Révolution, pour s'occuper de l'exploitation de ses propriétés.

Il fait partie des délégués présents lors de l'assemblée de Vizille. Dans le tableau d’Alexandre Debelle (1805 – 1897), L'Assemblée de Vizille, on le voit sur la gauche au premier plan serrer la main de Claude Périer, hôte de l'assemblée.

Lors de la réunion de l’assemblée de la noblesse à Grenoble les 25, 26 et , on lui doit cette phrase prémonitoire : «  La suite des évènements, Messieurs, ne doit-elle pas nous faire prévoir que le fouet de Louis XIV peut devenir, entre les mains des ministres actuels, une verge de fer »[2].

Il assiste ensuite aux assemblées puis aux Etats provinciaux de Romans. Il est élu représentant de la noblesse, et fait partie de la délégation du Dauphiné.

Élu député aux États généraux par la noblesse du Dauphiné, le , il se réunit aux tiers état avec une quarantaine d'autres députés de son ordre, vota l'abolition des privilèges, et contribua à faire rendre à leurs anciens possesseurs les biens des protestants fugitifs encore aux mains de la Régie.

Il avait été élu, le , colonel de la garde nationale de Montélimar ; il dut son salut à cette situation, quand, au mois d'octobre de la même année, il fut assailli et maltraité par le peuple du fait de ses positions de monarchien et des rumeurs entourant son départ de l'Assemblée constituante pour rejoindre le Dauphiné avec d'autres monarchiens comme Mounier pour soulever la province contre Paris.

Devant la marche croissante du mouvement révolutionnaire, il émigra ; mais les officiers de l'armée de Condé ne le jugèrent pas assez royaliste pour le recevoir parmi eux. Le marquis de Bombelles le mentionne dans son journal. Évoquant les émigrés réfugiés à Frauenfeld, en Suisse, où lui-même séjourna le , il note qu' "un seul vit dans la même ville comme une brebis galeuse. C'est un M. de Marsanne, député du mauvais côté de la première Assemblée nationale"[3].

Après son séjour à l'étranger, Marsanne rentra en France. Il était adjudant des transports de la République à Lyon quand il demanda et obtint, le 11 brumaire an X, d'être rayé de la liste des émigrés.

Il avait épousé en 1773 Marie Anne de Faret de Fournès, sœur de Jules-Marie-Henri de Faret de Fournès et fille du comte Henri de Faret de Fournès, mestre de camp de cavalerie et d'Ambroisine de Cadoine de Gabriac.

Notes et références

  1. ↑ Acte de baptême de Jean-Louis-Charles-François, comte de Marsanne de Fontjuliane, Registre paroissial catholique de Montélimar (1741), cote 1 Mi 72/R43, Archives départementales de la Drôme, 80 p. (lire en ligne), p. 31
  2. ↑ Comte de Marsanne, Discours prononcé par un membre d la noblesse à l’Assemblée tenue à Grenoble le 25 août 1788 (lire en ligne)
  3. ↑ Marc-Marie, marquis de Bombelles, Journal - 1793-1795, tome IV, texte établi, présenté et annoté par Jean Grassion, Frans Durif et Jeannine Charon-Bordas, Genève, Droz, 1998, p. 57.

Sources

  • « Jean-Louis-Charles-François de Marsanne », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Justin Brun-Durand, Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme : contenant des notices sur toutes les personnes de ce département qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs travaux, avec l'indication de leurs ouvrages et de leurs portraits, Tome II - H à Z, Grenoble, Librairie dauphinoise, 1901, 490 pages, p.122 (Lire en ligne)

Lien externe

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