Jean-Louis Robert (horloger)

Jean-Louis Robert
Biographie
Naissance
Décès
(à 64 ans)
Paris
Nationalité
Domicile
Activité

Jean-Louis Robert (né le à Pacy-sur-Eure et mort le à Paris) est un horloger français actif à Paris dans la première moitié du XIXe siècle[note 1].

Origines

Jean-Louis Robert naît le à Pacy-sur-Eure dans l’Eure. Il est le fils de Jean Robert, sabotier devenu par la suite horloger[1] puis marchand de meubles[2], et de Marie-Louise Dreux[3].

Le , il épouse à l’église Saint-Nicolas-des-Champs à Paris Louise Désirée Gaillard (1801-1871). Au moment du mariage, il est domicilié au 19 boulevard Saint-Denis[4], adresse où il exerce très vraisemblablement son activité d’horloger[note 2].

Horloger à Paris

Jean-Louis Robert reprend en 1838 le fonds de commerce d’horlogerie et de bijouterie situé au 19 boulevard Saint-Denis, précédemment exploité par un bijoutier-orfèvre nommé Fromont[5].

Il participe à l’Exposition des produits de l’industrie française de 1839, où il présente « différentes pièces d’horlogerie » et reçoit une citation du jury[6].

Lors de l’exposition de 1844, il présente des « Régulateurs, montres, pièces astronomiques et petites pièces de voyage », pour lesquels il obtient une médaille de bronze. Le rapport du jury souligne la qualité d’exécution de ses pendules, régulateurs et chronomètres[7].

Cession de son fonds de commerce

Le , Jean-Louis Robert signe une promesse de vente de son « fonds de bijouterie et d’horlogerie » au profit d’Eugène Sarazin et de son épouse[8]. À partir de 1850, Sarazin apparaît comme successeur de Robert à la même adresse, il donne à sa boutique le nom « Au Nègre »[9]. Son enseigne est aujourd’hui conservée au musée Carnavalet[10],[note 3].

Vie privée et fin de vie

Tombe de Jean-Louis Robert, horloger, au Cimetière du Père-Lachaise

La vie conjugale du couple Robert connaît des difficultés, aboutissant à une séparation de corps et une dissolution de la communauté en 1848[11].

Veuf en 1871[12], Jean-Louis Robert se remarie en 1872 avec Louise Ansel[13], avec laquelle il entretenait déjà des relations et dont il eut plusieurs enfants naturels[note 4].

Jean-Louis Robert meurt le à Paris[14]. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise[15],[note 5].

Réalisations

Réception

Exposition des produits de l’industrie française de 1839

  • « M. Robert, à Paris, boulevard Saint-Denis, 19. [Citation] pour différentes pièces d’horlogerie. »[22]

Exposition des produits de l’industrie française de 1844

  • « M. Robert, à Paris, boulevard Saint-Denis, 19. M. Robert appelle l’attention du jury sur des produits variés. Son exposition se compose de pendules, de régulateurs, de chronomètres, de montres civiles, d’une exécution digne d’éloges. Le jury regrette que les pièces marines de cet exposant n’aient point été suivies dans leur marche ; ce moyen seul eût permis de les apprécier à tout leur mérite, en constatant que la régularité de leurs fonctions se réunissait à l’habileté de main dont l’artiste a fait preuve dans leur exécution. M. Robert, pour l’ensemble de ses produits, est jugé digne d’une médaille de bronze. »[23]

Notes et références

Notes

  1. L’occurrence de Tardy, dans son Dictionnaires des horlogers français est lapidaire : « Paris. B[oulevar]d S[sain]t-Denis. Il fit un régulateur (C[onservatoire des] A[rts-et-]M[étiers]). » (Tardy, Dictionnaires des horlogers français, entrée « Robert » page 561).
  2. Cette hypothèse semble d'autant plus vraisemblable que « Mathieu Fromont, ami », qui lui cédera son fonds de commerce en 1838, est l'un des témoins de son mariage.
  3. La datation estimée de 1815 à 1825 serait alors erronée.
  4. Lors de sa mort en 1874, il n'a « aucun ascendant ni descendant, ni aucun ayant-droit à une réserve légale dans sa succession » mais le 9 février 1874, sa veuve Louise Ansel, reconnaît pour ses enfants naturels Jules Louis Robert Ansel (1848-1895), Robertine Anaïs Victorine Ansel (1849-1932) et Marie Marceline Robertine Ansel (1857-1879) (Archives nationales, cote MC/ET/LXXIX/820 – Étude 79, maître Émile Pinguet). On remarque que chaque enfant porte le prénom Robert ou Robertine.
  5. Il a été réhinhumé « Caveau 82e division, 1re ligne face 83e di[visi]on, 7e à droite du chemin de 2e » le 16 juillet 1915 (Archives de Paris, Cimetière du Père-Lachaise, CPL RJ19141915 01, vue 1/20).
  6. La maison de vente indique une réalisation probable de Henri Robert ce qui n'est pas le cas.
  7. Tardy indique « signée J. Le Robert » alors qu’on lit « J. L. Robert » sur la platine.
  8. La maison de vente indique une réalisation de Henri Robert ce qui n'est pas le cas.
  9. La maison de vente indique une réalisation de Henri Robert ce qui n'est pas le cas.

Références

  1. Archives de l'Eure, 8 Mi 3047, Pacy-sur-Eure, Acte de naissance de François Adolphe Robert.
  2. Archives de l'Eure, 8 Mi 3049, Pacy-sur-Eure, Acte de mariage de Louise Onézime Robert.
  3. Archives de l’Eure, 8 Mi 3046, Pacy-sur-Eure, Acte de naissance de Jean-Louis Robert.
  4. Archives de Paris, D6J/1003, Paroisse Saint-Nicolas des Champs.
  5. Tardy, Dictionnaires des horlogers français, entrée « Fromont » page 240.
  6. Catalogue officiel des produits de l’industrie française admis à l’exposition publique dans le carré des fêtes aux Champs-Élysées, page 232.
  7. Exposition des produits de l’industrie française, rapport du jury central en 1844, page 437.
  8. Archives nationales, MC/ET/LXXXI/856, Étude 81, maître Pierre André Andry.
  9. Annuaire général du commerce, de l’industrie, de la magistrature et de l’administration, 1850, page 475.
  10. [https://www.parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/au-negre-enseigne-de-la-boutique-d-horlogerie-et-de-bijouterie-joaillerie. Au nègre ; enseigne d'un horloger, bijoutier, joaillier et orfèvre anciennement situé au n°19, boulevard Saint-Denis
  11. Archives nationales, MC/ET/LXXXI/856 – Étude 81, maître Pierre André Andry
  12. Archives de Paris, V4E 4720, Paris 17e, vue 9/31
  13. Archives de Paris, mariages du 16e arrondissement, V4E 4650, vue 3/31.
  14. Archives de Paris, V4E 4756, Paris 17e, vue 20/31.
  15. Archives de Paris, Cimetière du Père-Lachaise, CPL RJ18731874 04, vue 26/31.
  16. Régulateur (n° d'inventaire 16758)
  17. Pendule de voyage (n° d'inventaire 16759)
  18. A Louis Philippe table regulator
  19. Tardy, La pendule française, 2e partie : Du Louis XVI à nos jours, 1962, page 216.
  20. Henri Robert Perpetual Calendar Clock
  21. Henri Robert Belgian Slate Perpetual Calendar Mantel Clock
  22. Exposition des produits de l’industrie française, rapport du jury central en 1839, tome deuxième, page 232.
  23. Exposition des produits de l’industrie française, rapport du jury central en 1844, tome deuxième, page 437.

Annexes

Bibliographie

  • Sébastien Delprat, J. L. Robert, horloger à Paris, in Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne, Horlogerie ancienne, Revue, N° 96, , pages 100 à 113.
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