Jean-Luc Piacentino

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Réalisateur de cinéma ou de télévision, scénariste |
Jean-Luc Piacentino est un producteur de cinéma, auteur et réalisateur français.
Il vit et travaille à Paris et en Provence.
Biographie
Il a étudié le cinéma à l’université Paris-VIII[1], auprès de Jean Narboni, Serge Le Péron, ainsi que Gilles Deleuze qui lui permettront d’aborder tous les genres cinématographiques[1], et de préciser progressivement ce qui définira son propre style.
Dès ses premiers films, il recherche un langage poétique se référant souvent à des passés lointains. Il explore dans ses travaux la fonction créatrice du temps dans la narration cinématographique[1].
Il enseigne plusieurs années le cinéma à l'Université Panthéon-Sorbonne et au lycée Jacques-Decour à Paris[1].
En 1981, il crée la société de production Les Films la Luciole[2], avec laquelle il produit plusieurs courts métrages avant de la consacrer uniquement à ses propres films[3],[4]. Avec Épreuve en double, en 1985, il offre à Claire Nebout son premier rôle d'actrice.
Après la réalisation de courts métrages de fiction, il participe aux premières expériences de programmes en TVHD européenne, notamment avec la réalisation du programme pour France 2 : Le Portrait authentique, qui sera diffusé à l’Exposition universelle de Séville, en 1992. C'est l’une des premières expériences d’incrustations avec effet « réaliste » en haute définition européenne[5],[6]. Dans cette série de six saynètes, Jean Michel Noirey interprète six portraitistes différents, de l'antiquité à la fin du XIXe siècle.
De 1994 à 2001, il est membre actif de la Commission supérieure technique de l'image et du son, au sein du groupe de recherche "Les formats et supports de production"[1].
De 2008 à 2018, il réalise Pour l'amour de l'art[7], un documentaire de création sur des individus qui s'impliquent corps et âme dans des projets artistiques. On y suit entre autres la chanteuse lyrique Anna Daniela Sestito, le couple de photographes Dany Leriche et Jean-Michel Fickinger, ainsi que la troupe du Théâtre d'Art dirigée par Arnaud Devolontat[8]. En mêlant un regard extérieur à une suggestion très sensible, Jean-Luc Piacentino adopte un style particulier, entre le documentaire et l’art vidéo.
Depuis 2012, Jean-Luc Piacentino a entamé un cycle de trois longs métrages mettant en jeu la résurgence du passé historique et l’intrusion du réel dans la fiction[1]. Toujours en lien étroit avec l’histoire de l’art, les scenarios feront intervenir tour à tour la sculpture antique, la tapisserie du Moyen Âge et la gravure du XIXe siècle. Ces projets ont aussi en commun un traitement "plasticien" de l’image.
L'Ombre de Vénus[9], sorti en 2017, avec Mathilde Mosnier[10], Cédric Sénatore[10], Codrina Pricopoaia[10], est le premier volet de cette série[11],[12]. Ce film, qui raconte l'histoire d'une statue de Vénus, intègre dans une fiction qui se situe au Ier siècle, une partie documentaire contemporaine réalisée grâce à la collaboration de l’archéologue Luc Long.
Moi, Laure de Sade[13], sorti en 2025, avec Mathilde Mosnier[13], Maxime Mardoukhaev[13], Christophe Guichet[13], Claudio Colangelo[13]. À travers l’histoire fictive d’un documentaire sur la belle Laure de Noves, qui fut la muse de Pétrarque, mais aussi une aïeule du marquis de Sade, ce film confronte la poésie et les idées des deux écrivains provençaux[14].
Ce Que Vivent Les Roses, (entièrement tourné à l’Isle sur la Sorgue, sortie prévue en 2027)[15]. Avec Jeanne Bred[15], Sophie Valloire[15] et Isabelle Provendier[15]. Une mère et ses deux filles se trouvent à nouveau réunies par les accidents de la vie. Leur questionnement sur leurs racines va dévoiler un épisode obscur du passé familial. Ces révélations vont profondément les bouleverser et renouveler la sincérité des liens qui les unissent[16].
Filmographie
Production
- 1982 : Torpeur Souterraine. Réalisation Stéphan Krzesinski (court métrage)
- 1983 : Des Versements sans fin des Danaïdes. Réalisation Christine Viale (court métrage)
- 1987 : Pascal. Réalisation Stéphan Krzesinski (court métrage)
Production et réalisation
- 1981 : Conte de l'eau de là (court métrage)
- 1985 : Épreuve en double (court métrage)
- 1992 : Le Portrait authentique (mini-série)
- 2004 : Vide tiroir sur carré bleu (court métrage)
- 2008-2018 : Pour l'amour de l'art (documentaire)
- 2017 : L'Ombre de Vénus (long métrage)
- 2024 : Moi, Laure de Sade (long métrage)
Distinctions
- Prix de la meilleure image et Prix du Public au festival de l’Isle sur Sorgue 1981 pour Conte de l'eau de là[17]
- Prix Spécial du Jury au Premier Festival Européen de la TVHD de Bergame1992 pour Le Portrait Authentique[18]
- Sélection au Festival du Cinéma Électronique de Tokyo 1992 pour Le Portrait Authentique[19]
- Programmation permanente à l’Exposition Universelle de Séville 1992 pour Le Portrait Authentique[18]
- Meilleur Film Indépendant au Vegas Independent Film Awards 2024 pour Moi, Laure de Sade[20]
- Mention d’honneur au Hollywood Best Indie Film Awards 2024 pour Moi, Laure de Sade[21]
- Mention d’honneur au Los Angeles Film and Documentary Awards 2024 pour Moi, Laure de Sade[21]
- Meilleur Film Indépendant au Los Angeles Sun Film Fest 2025 pour L'Ombre de Vénus[22]
- Meilleur Film Indépendant au Denver Indie Film Festival 2025 pour L'Ombre de Vénus[23]
Liens externes
- « Jean-Luc Piacentino » (présentation), sur l'Internet Movie Database
- « Jean-Luc Piacentino » (fiche bio), sur Allociné
Références
- « Jean-Luc Piacentino Biographie », sur lesfilmslaluciole.free.fr (consulté le )
- ↑ « Films La Luciole », sur www.unifrance.org (consulté le )
- ↑ « Jean Luc Piacentino », sur IMDb (consulté le )
- ↑ R. Roux-Guerraz, « Pour un film la Sorgue remplace le Rhône », L'ACCENT Magazine, (lire en ligne)
- ↑ Henri-Pierre Penel, « Dracula a les dents pleines de pixels », Science et Vie, , p. 125 et 126 (ISSN 2266-2324, lire en ligne)
- ↑ « Deux coups d'éclat pour la haute définition », INA magazine, , p. 44 et 45 (ISSN 0221-5802)
- ↑ AlloCine, « Pour l'amour de l'art » (consulté le )
- ↑ Valérie Pons, « A. Devolontat et J-L Piacentino ont accordé leur Vie au long », L'indépendant, (ISSN 0220-0058, lire en ligne)
- ↑ AlloCine, « L’ Ombre de Vénus » (consulté le )
- AlloCine, « Mathilde Mosnier », sur AlloCiné (consulté le )
- ↑ Valérie Pons, « Cinéma : quand L'Ombre de Vénus a pris forme à la salle Malleus », L'indépendant, (ISSN 0220-0058, lire en ligne)
- ↑ Didier Vergne, « Le cinéaste Jean-Luc Piacentino amoureux de Vénus », La Provence, (ISSN 2262-5518, lire en ligne)
- « Allociné "Moi, Laure de Sade" »
- ↑ Jean-Pierre Paulais, « Du vrai cinéma d'auteur à La Strada, avis aux amateurs », sur La Provence,
- Bénédicte Bost, « Ce que vivent les roses : un film tourné dans la commune », sur Vaucluse Matin,
- ↑ Jean-Pierre Paulais, « Silence, on tourne en ville », sur La Provence,
- ↑ Roux-Guerraz, « Rencontres cinématographiques de L'Isle sur la Sorgue », sur L'Accent Magazine,
- « Le Portrait Authentique », sur Site Les Films La Luciole
- ↑ « Au "top-niveau" de la haute définition », sur INA-MAG,
- ↑ « Vegas Independent Film Award Winners »
- « Moi, Laure de Sade », sur Site Les Films La Luciole
- ↑ « L.A. Sun Film Fest 29th Edition »
- ↑ « Denver Indie Film Festival winners »
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