Jean-Marie Mérillon

Jean-Marie Mérillon
Fonctions
Ambassadeur de France en Russie
-
Yves Pagniez (d)
Ambassadeur de France en Suisse
-
Georges Égal (d)
Représentant permanent de la France au Conseil de l'Atlantique nord
-
Claude Arnaud (d)
Ambassadeur de France en Algérie
-
Guy de Commines de Marsilly (d)
Ambassadeur de France en Grèce
-
Ambassadeur de France en République du Viet Nam
-
Ambassadeur de France en Jordanie
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité
Père
Robert Mérillon (d)
Autres informations
Distinction
  • Officier de la Légion d'honneur
  • Commandeur de l’ordre national du Mérite
  • Médaille d’honneur des Affaires étrangères
  • Grand-croix de l’ordre de l’Indépendance jordanien
  • Grand-croix de l’ordre du Phénix de Grèce
  • Grand-croix de l’ordre de l’Étoile jordanien
  • Commandeur de l’ordre national de la Côte d’Ivoire
  • Commandeur de la Couronne de Belgique
Titres honorifiques
Ambassadeur de France

Jean-Marie Mérillon, né le à Tanger au Maroc et mort le à Paris (17e)[1], est un diplomate français, ambassadeur de France à partir de 1991. Il a été ambassadeur auprès de l'OTAN, en Suisse et en URSS.

Biographie

Jeunesse et études

Jean-Marie Mérillon naît le à Tanger (Maroc), où son père, Robert Mérillon, est consul général de France. Il effectue la fin de sa scolarité, au lycée Janson-de-Sailly à Paris. Il suit des études à l'université de Paris, où il obtient une licence de lettres, et à l’École libre des sciences politiques[2] (Sciences Po) entre 1943 et 1946, au sein de la section Diplomatique. Il en sort diplômé, quoique mal classé[3]. Par ailleurs, il étudie le soudanais à l'Institut national des langues et civilisations orientales[4].

Entre 1946 et 1948, Jean-Marie Mérillon travaille dans l'édition et l'enseignement. Il prépare le concours de l'École nationale d'administration (ENA) au sein de la classe préparatoire aux concours de la haute fonction publique de l'Institut d'études politiques de Paris[3]. Il est admis à l'ENA, au sein de la promotion 1949-1951 (Europe), où il étudie aux côtés de Valéry Giscard d'Estaing, Marceau Long et André Chandernagor[3]. Il en sort classé 6e, et premier de la section Affaires extérieures[3].

Parcours professionnel

Jean-Marie Mérillon choisit de rejoindre le ministère des Affaires étrangères à sa sortie de l'ENA. Il entre ainsi au Quai d'Orsay en , en administration centrale.

En 1957, il est nommé premier secrétaire à l’ambassade de France à Rome. De retour à Paris, il devient sous-directeur des affaires africaines (1963-68) du ministère des Affaires étrangères. Il sera ensuite nommé ambassadeur en Jordanie (1968-1973), notamment pendant Septembre noir.

En tant qu’ambassadeur de France en République du Viet Nam (d) (1973-1975), il est un témoin direct de la chute de Saïgon () [5],[6]

Après avoir été ambassadeur en Grèce (1975-1977), il devient directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères (1977-1979). Il sera ensuite ambassadeur, haut-représentant en Algérie (1979-1982), ambassadeur, représentant permanent de la France auprès du conseil de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord à Bruxelles (1982-1985) puis ambassadeur de France en Suisse (1985-1989).

En tant qu’ambassadeur de France en URSS (1989-1991), il suit plusieurs événements historiques : la Perestroïka, la chute du mur de Berlin puis la réunification allemande. En 1991, il se voit conférer la dignité d'ambassadeur de France[7].

Après sa carrière diplomatique, il devient conseiller du président du Crédit lyonnais (1991-1995), président du Crédit lyonnais-Russie (1992-95) et président de la Banque franco-hellénique (1993).

Famille

Il est le fils de Marguerite Dubourg et de Robert Mérillon, diplomate (1887-1987). Ce dernier fut consul général de France à Tanger (1926), secrétaire général du protectorat marocain (1931) et consul général à Milan (1936). Promu ministre plénipotentiaire le , il sera en mission à la Croix-Rouge française (1940-1944)[8].

Sa grand-mère paternelle Marguerite Eugénie Auschitsky – qui a épousé Jean Mérillon – appartient à la branche des Auschitzky de Bordeaux[9]. Il a épousé Jacqueline Plasschaert le . Ils ont un fils Pierre (né en 1968).

Distinctions

Bibliographie

  • Comité d'histoire de l'École nationale d'administration, Promotion Europe : -, Paris, La Documentation française, coll. « Cahiers pour une histoire de l'ENA » (no 9), , 265 p. (ISBN 978-2-11-010233-1).
  • Olivier Todd, Cruel Avril : 1975, la chute de Saigon, Paris, Robert Laffont, , 479 p. (ISBN 2-221-04852-0).
  • Richard Duqué, Une vie au Quai : De la guerre froide au chaos du XXIe siècle, Paris, Manitoba, coll. « Entreprises et société » (no 43), , 258 p. (ISBN 978-2-37615-053-4), chap. 7 (« Guerre froide à l’OTAN »), chapitre consacré à Jean-Marie Mérillon.
  • Claude Martin, La diplomatie n’est pas un dîner de gala : Mémoires d'un ambassadeur, La Tour-d'Aigues, L'Aube, coll. « Monde en cours », , 945 p. (ISBN 978-2-8159-2762-8), p. 271, 272, 279.
  • Jacques Attali, Verbatim, t. I : Chronique des années 1981-1986, Paris, Fayard, , 957 p. (ISBN 2-213-01928-2), « Mercredi  », p. 187.
  • Jacques Viot et Gérard Roubichou (en) (postface Maurice Vaïsse), Au Quai d’Orsay avec Jean-François Poncet : -, carnets privés d’un diplomate, Paris, A. Pedone, , 28 p. (ISBN 978-2-233-00710-0), p. 23.

Notes et références

  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. « M. Jean-Marie Mérillon ambassadeur à Moscou », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Promotion Europe: janvier 1949-décembre 1951, la Documentation française, coll. « Cahiers pour une histoire de l'ENA », (ISBN 978-2-11-010233-1)
  4. Promotion Europe: janvier 1949-décembre 1951, la Documentation française, coll. « Cahiers pour une histoire de l'ENA », (ISBN 978-2-11-010233-1)
  5. Maurice Vaïsse (dir.) et Hervé Magro (dir.), Dans les archives secrètes du quai d'Orsay : L'engagement de la France dans le monde, -, Paris, L'Iconoclaste, coll. « Mémoires », , 399 p. (ISBN 979-10-95438-45-8), « La chute de Saigon ».
  6. (en-US) Flora Lewis (en), « South Vietnamese Communists Sought Negotiated End », The New York Times, (consulté le ).
  7. Décrets du élevant à la dignité d'ambassadeur de France des ministres plénipotentiaires hors classe, JORF no 31 du , NOR MAEA9120052D.
  8. « Décès de Robert Mérillon », Le Monde, (consulté le ).
  9. « Les Auschitzky de Bordeaux », sur bertrand.auschitzky.free.fr (consulté le ).

Liens externes

  • icône décorative Portail des relations internationales