Jean-Marie Vergez

Jean-Marie Vergez
Jean-Marie Vergez
Portrait du général Vergez.

Naissance
Saint-Pé-de-Bigorre
Décès (à 74 ans)
Ancien 1er arrondissement de Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Lieutenant-général
Années de service 1778 – 1815
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Jean-Marie Vergez[1], né le à Saint-Pé-de-Bigorre[2] et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l'Empire.

Famille

Baptisé le , il est le fils de Pierre Vergès et de Marie Lias[2].

État de service

Tombe au cimetière du Père-Lachaise.

Le , il s'engage dans le régiment de Condé-Infanterie et participe au siège de Gibraltar dans le cadre de la guerre d'indépendance des États-Unis. Licencié pour motif d'ancienneté le , il s'enrôle de nouveau le dans le régiment de Saintonge en qualité de simple soldat[3].

Il s'inscrit comme garde national à Paris en 1789. Puis il participe, sous les ordres du général Servan aux opérations des Pyrénées. Il est nommé capitaine au 1er bataillon des Chasseurs montagnards en 1793.

En 1796, il est affecté à l'Armée des côtes de l'Océan commandée par le général Hoche. C'est pendant cette affectation qu'il s'est rendu célèbre par l'arrestation de Charette. Cela lui a valu les félicitations du département des Hautes-Pyrénées le 4 floréal an IV (), et la commune de Saint-Pé-de-Bigorre l'a proclamé héros glorieux au cours d'une cérémonie solennelle le 10 pluviôse an V ().

Il est promu chef de bataillon le . Il est affecté à l'armée d'Italie et se distingue à Lestorla, il est blessé deux fois à Novi. A Escorto, près de Rome, le , en tant que chef de bataillon, il enlève neuf pièces de canon à une colonne ennemie. Le , le général Macdonald le nomme chef de brigade de la 12e demi-brigade de deuxième formation sur le champ de bataille[4].

En 1801, il est dans l'armée des Grisons. Le , il est fait colonel du 12e régiment d'infanterie de ligne. De 1805 à 1807, il est en Autriche puis en Pologne, étant blessé trois fois à la bataille d'Iéna. Il est nommé général de brigade le .

En 1807, il opère sous les ordres du maréchal Mortier au sein de l'armée d'observation qui combat les Suédois en Poméranie. Chargé de défendre Berlin, il poursuit ensuite ces derniers jusqu'à Stralsund mais, blessé et devenu incapable de servir, il est mis en disponibilité. Il est cependant envoyé à l'armée d'Italie en .

Il est fait baron d'Empire le et envoyé au 7e corps de l'armée d'Espagne en Catalogne, où il est de nouveau blessé à Vich le . Il participe à la lutte contre la guérilla en Espagne, est victorieux à Daroca le et s'empare la même année de Teruel. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le [3]. Il est cependant renvoyé en France à la fin du mois d'octobre par le général Suchet qui estime que sa « conduite irréfléchie est dangereuse et ridicule »[5].

Employé à la Grande Armée, il participe à la campagne de Saxe, puis à celle de France, notamment lors de la défense de Paris.

Il est promu chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le . Mis à la retraite en , il est nommé lieutenant-général des armées, puis lieutenant-général honoraire le .

Le général Vergez est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (23e division).

Notes et références

  1. ↑ Note : le nom est parfois écrit Vergès avec le prénom François. Les prénoms et nom adoptés sont ceux de l'ordre de la Légion d'honneur, en 1816 : Vergez, Jean, Marie, mais sur son tombeau est écrit : Vergez Jean-Marie. Ne pas confondre avec François de Vergès, né le 29 octobre 1752 à Tarbes et mort le 13 septembre 1798 à Ferrare, en Italie, également général sous la Révolution.
  2. Acte de naissance de Saint-Pé-de-Bigorre 1757-1757, cote 2 E 1/461-BMS, page 6/16 avant dernier acte page de droite
  3. Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire, t. 2, Paris, Librairie historique Georges Saffroy, (lire en ligne).
  4. ↑ Georges Fernand Déhon Dahlmann : Historique du 12e régiment d'infanterie de ligne pages 21-22
  5. ↑ Bernard Bergerot (préf. Jean Tulard), Le maréchal Suchet, Paris, Tallandier, coll. « Bibliothèque napoléonienne », , 265 p. (ISBN 2-235-01686-3), p. 123.

Voir aussi

Bibliographie

  • Docteur Labougle, Généraux Hauts-Pyrénéens de la Révolution et du 1er Empire. Le général baron J.-M. Vergès (1757-1831), p. 8-9, Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, 1952 (lire en ligne)
  • L'ouvrage de Georges Rivolet L'arc de Triomphe et les oubliés de la gloire, éd. J. Peyronnet & cie, Paris, 1969, p. 253, fait mention de Vergez Jean, Marie : « Lieutenant général honoraire 1825. Servit en mer 1778-86 et au siège de Gibraltar. Campagnes 1792-1815. Général de brigade, [6 jours après Iéna]. Baron de l'Empire 1808. Lieutenant général honoraire, . »

Article connexe

Lien externe

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