Jean-Noël Monrocq
| Naissance | |
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| Décès |
(à 93 ans) |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, tombeau de Monrocq (d) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
Ernestine Élisa Deharambure (d) |

Jean-Noël Monrocq, né à Trelly le et mort à Ivry-sur-Seine le , est un imprimeur lithographe français, fondateur d'un établissement spécialisé dans l'affiche, la cartographie et l'estampe d'art.
Biographie
D'origine normande et rurale, Monrocq s'installe à Paris en 1839 et s'emploie comme commis de libraire, puis s'essaye au commerce d'estampe. En 1859, il obtient l'autorisation de faire commerce d'estampe et de cartographie et ouvre un établissement au 3 rue Suger, se spécialisant dans l'impression lithographique, rachetant les huit presses de l'imprimerie de Stanislas Petit. En 1865, il est équipé de presses à vapeur, ce qui constitue une nouveauté.
En 1874, il ouvre une deuxième imprimerie à Ivry-sur-Seine. En 1878, Il développe le procédé remplaçant la pierre lithographique par le zinc, la zincographie, qui est exposé dans le Manuel de lithographie sur zinc[1], qu'il publie la même année. Il est l'un des premiers à utiliser les machines confectionnées par Marinoni.
Par ailleurs, il développe la chromolithographie et conquiert le marché de la carte géographique destinée aux écoles, publiant L'École de dessin, un journal d'enseignement pratique (46 livraisons, 1883-1884)[2].
L'imprimerie Monrocq est aussi présente dans le domaine de l'impression d'affiches, dues notamment à Georges Redon. Dans un genre différent, elle imprime des lithographies artistiques d'Odilon Redon, de Fantin-Latour, de Félix Vallotton ou d'artistes moins connus, pour des portraits, paysages ou modèles d'éventails à décor floral, enseignes, décors muraux...
Après la mort se son fils en 1902, l'entreprise passe ensuite à son gendre et prend le nom de « Gaillac-Monrocq ». La partie édition est cédée à Lucien Monrocq, son petit-fils.
Galerie
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Café restaurant, lithographie par A. Gerber, 1870[3]. -
Moulin de la Galette, affiche signée J. Jonchère, zincographie, c. 1880-1890 (musée Carnavalet)[4]. -
Embrasement de la Tour Eiffel, zincographie signée Georges-Félix Garen, 1889 (musée Carnavalet)[5]. -
Brünnhilde[6], lithographie d'Odilon Redon, 1894 -
Exemple de carte murale scolaire (oct. 1942).
Notes et références
- ↑ (BNF 30966037).
- ↑ (BNF 37134718).
- ↑ Extrait de Constructions modernes et économiques avec plans, coupes, élévations et détails, Paris, Monrocq rue Suger, 1870, 4 vols.
- ↑ « Notice objet AFF2804 », Catalogue numérisé de Paris Musées Collections.
- ↑ Notice objet G.41013, , Catalogue numérisé de Paris Musées Collections.
- ↑ André Mellerio, Odilon Redon, Paris, Secrétariat, 1913, p. 112-113, # 130 — sur Gallica.
Annexes
Bibliographie
« Jean-Noël Monrocq », in: Corinne Bouquin et Élisabeth Parinet, Dictionnaire des imprimeurs-lithographes français du XIXe siècle, Éditions en ligne de l'École des chartes, 2014-2026.
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