Jean-Paul Imbert

Jean-Paul Imbert
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Biographie
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Avignon
Nom de naissance
Jean Paul Michel Imbert
Nationalité
Activités
Autres informations
Instrument
Site web

Jean-Paul Imbert, né le à Clermont-Ferrand et mort le à Avignon, est un organiste et pédagogue français.

Biographie

Jean-Paul Michel Imbert naît le à Clermont-Ferrand[1].

Il étudie le piano et l'orgue jeune et, à l'âge de 15 ans, il devient titulaire de l'orgue de l'église Sainte-Jeanne d'Arc de Clermont-Ferrand. Il y organise des concerts. Étudiant à Paris de 1962 à 1965, il reçoit l'enseignement de Pierre Cochereau et de Jean Guillou[2],[3].

En 1971, il devient suppléant au grand-orgue de Saint-Eustache de Paris et le reste jusqu'en 1993[1],[3]. Pendant cette longue période, notamment celle où la restauration de l'instrument a réduit celui-ci au silence, de 1977 à 1989, il accompagne les « Chanteurs de Saint-Eustache » dirigés par le père Émile Martin à l'orgue de chœur pour certains offices et en déplacement pour des concerts. Lors de l'inauguration officielle du grand-orgue restauré, en 1989, il accompagne le chœur et improvise les versets de bénédiction[source secondaire souhaitée] et y donne l'un des premiers grands récitals quelques jours plus tard.

Il est également suppléant à l'église Saint-Vincent-de-Paul de Paris de 1979 à 1997[1].

En 1988, Jean-Paul Imbert joue au concert d'ouverture du World Congress of Organists[source secondaire souhaitée] sur le grand orgue de la King's College Chapel à Cambridge.

À partir de 1982, il est professeur à la Schola Cantorum de Paris[3]. Dans sa classe se sont formés et ont obtenu le diplôme de concert plusieurs récitalistes aujourd'hui reconnus[source secondaire nécessaire].

Chaque été, depuis 1988, il enseigne dans un stage d'initiation et de perfectionnement sur l'orgue de Notre-Dame des Neiges de l'Alpe d'Huez. Depuis 1999, il enseigne pendant une semaine de juillet à Bad-Rippoldsau en Forêt Noire[source secondaire souhaitée].

En 1993, il a été nommé titulaire de l'orgue Kleuker de Notre-Dame-des-Neiges de L'Alpe d'Huez, conçu par Jean Guillou, et responsable de l'organisation des concerts où se produisent des organistes renommés venant du monde entier[3].

De 1997 à 2007, il est également titulaire de l'orgue de la basilique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Paris 11e arrondissement, instrument du facteur Dargassies terminé en 2004, et qu'il a inauguré à l'automne 2004 avant d'y organiser des séries de concerts sous le titre « Orgue et Basilique ».

À partir de 1992, Jean-Paul Imbert a pris en charge la direction artistique des Concerts du Jeudi dans l'église Notre-Dame-des-Neiges de l'Alpe d'Huez[4], soit 27 ou 28 concerts chaque année, pendant la saison de ski et les mois de juillet et d'août.

Ses concerts l’emmènent essentiellement en Europe ; interprète de Bach et de l’école romantique, il possède un large répertoire. Il l’a enrichi d’un certain nombre de transcriptions[source secondaire souhaitée] dont il est l’auteur d’œuvres de Prokofiev, Rachmaninov, Grieg et Liszt.

En plus de ses concerts en soliste, il se produit avec les musiciens de l'Ensemble Instrumental de Paris et le Chœur Jubilate[source secondaire souhaitée], dirigés par Christian Ciuca.

Sa discographie comporte une sélection d’instruments : Saint-Eustache de Paris, Tonhalle de Zürich, Saint-Sernin de Toulouse, Saint-Étienne de Caen, Saint-Bonaventure de Lyon, Notre-Dame-des-Neiges d’Alpe d’Huez[4], et ce pour un répertoire qui offre des œuvres peu jouées voire peu connues, ainsi que des transcriptions de grandes pages orchestrales[source secondaire souhaitée], comme celle des Préludes de Liszt dont il est l’auteur.

Comme compositeur, il est notamment l'auteur d'œuvres pour orgue, violoncelle et orgue et pour trompette et orgue[1].

En 2010, il a été promu officier des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture[3].

En 2014, il a été nommé chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques par le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Jean-Paul Imbert meurt le à Avignon[5], à la suite d'un accident de noyade[3],[4].

Discographie

  • Au Couvent des Dominicains à Paris :
    • Sonates d'église, avec Gabriel Fumet, flûte : Bach, Haendel, Lœillet, Telemann (Studio SM) Grand prix de l'Académie Charles Cros,
    • Adagios célèbres, avec Gabriel Fumet, flûte : Bach, Mozart, Schubert, Widor... (Studio SM) Grand prix de l'Académie Charles Cros ;
  • À la basilique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Paris :
    • De Bach à Cochereau (Festivo) : Bach, Prokofiev, Scriabine, Widor,
    • Bach : Toccata, fantaisie, préludes et fugues, chorals ;
  • À l'orgue Walcker de la Martinikerk de Doesburg (Pays-Bas) :
    • Bach, Reger, Karg-Elert (Trio « Organum ad libitum ») ;
  • À l'orgue Muhleisen de Notre-Dame-de-Bon-Voyage à Cannes :
    • Nos chères escales, avec Antoine Sebillotte, hautbois et cor anglais (BNL) : Alain, Debussy, Dubois, Fauré, Guilmant…,
    • Transcriptions, retranscriptions, pour orgue (BNL) : Borodine, Cochereau, Verdi, Wagner…

Références

  1. Guillot 2003, p. 283.
  2. « Biographie », sur Jean-Paul Imbert – Organiste concertiste (consulté le )
  3. La Rédaction, « Décès de l'organiste Jean-Paul Imbert », sur ResMusica, (consulté le )
  4. (nl) Redactie, « Franse organist Jean-Paul Imbert (83) overleden », sur Orgelnieuws.nl, (consulté le )
  5. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970

Bibliographie

  • Pierre Guillot, Dictionnaire des organistes français des XIXe et XXe siècles, Sprimont, Mardaga, (ISBN 2-87009-840-5).

Liens externes

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