Jean-Paul Pigeat

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(à 59 ans) 7e arrondissement de Paris |
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Jean-Paul Pigeat, né le à Montluçon et mort le à Paris, est un journaliste, écrivain, commissaire d'exposition et responsable d'institutions culturelles français. Il rejoint le Centre Pompidou dès sa création et y organise une série d'expositions qui se distinguent par leur caractère innovant. Il conçoît et développe le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire qui devient un événement de référence dans le domaine des jardins et du paysage.
Biographie
Jean-Paul Pigeat naît le dans une famille bourgeoise à Montluçon et grandit à Paris[1]. Il suit des études de droit et de commerce et devient journaliste. Il publie avec Catherine Dreyfus en 1970 Les Maladies de l'environnement, la France en saccage, un livre dénonçant la pollution et les atteintes à l’environnement[2].
Entrée à l'ORTF
Il entre à l'ORTF en 1970 et dirige le cabinet de Pierre Schaeffer au sein du Service de la recherche. Il devient rapidement directeur des programmes de l'institution[2]. Il recontre à cette époque le cinéaste Eric Rohmer avec lequel il crée une série de quatre documentaires diffusés sur la première chaîne et intitulés Villes nouvelles. Ils se penchent sur les constructions de villes nouvelles et la vie qui y est menée par leurs nouveaux habitants. En parallèle, il crée en 1976 à Collioure une fondation mettant notamment en valeur le patrimoine régional[3]. Il quitte l'ORTF lors de son démantèlement[1].
Centre Pompidou
Jean-Paul Pigeat rejoint le Centre Pompidou en 1975 et prépare pour la galerie d'actualité plusieurs expositions avec François Barré et Claude Mollard[1]. Jusqu'en 1990, il en élabore une trentaine, souvent liées aux enjeux environnementaux. Il aborde ainsi les sujets de l'eau ou des déchets par exemple. Il s'intéresse aux évolutions de la muséographie en utilisant des outils audiovisuels dans l'objectif de proposer des expositions plus interactives. Il écrit un livre, Parc et jardins contemporains, suite à l'annulation d'une de ses expositions pour des raisons budgétaires[2].
Ministère de la culture
Il est remarqué par Jack Lang en 1988 et devient son conseiller pour les jardins. Il participe par son dynamisme au renouveau de l'intérêt pour les jardins en France[1]. Chargé de créer des jardins contemporains, il organise des consultations internationales autour de la rénovation des jardins du Palais-Royal, finalement réalisée par Mark Rudkin, et des Tuilerie, par Louis Benech et Pascal Cribier. Il collabore avec des paysagistes importants de son époque et écrit des livres sur certains d'entre eux, comme Gilles Clément[2].
Festival international des jardins
En 1992, avec le soutien de Jack Lang qui est alors député-maire de Blois, il organise le Festival international des jardins au sein du parc de Chaumont dans l'objectif de mettre en valeur les jardins et les paysages. L'événement attire environ 150 000 personnes à chaque édition, qui viennent observer les créations des paysagistes et des artistes autour d'un thème annuel[1]. Parfois critiqué pour le gâchis créé par ces expositions végétales temporaires, son festival est reconnu comme un lieu d'expériences botaniques dans lequel sont par exemple créés les murs végétaux de Patrick Blanc[4].
En parallèle, il impulse la création du Conservatoire international des parcs et jardins et du paysage proposant des formations professionnelles et accueillant un bureau d'études visant à accompagner les collectivités territoriales dans la rénovation de leurs jardins. Jean-Paul Pigeat devient à partir de 2002, directeur du château de Chaumont-sur-Loire et de son parc[2]. Il amorce la rénovation du bâtiment et invite des artistes en résidence[5]. En 2003, il rejoint le Conseil national des parcs et jardins[2].
Le , il meurt à l'âge de 59 ans d'une crise cardiaque dans le métro dans le 7e arrondissement de Paris[1],[6].
Notes et références
- Emmanuel de Roux, « Jean-Paul Pigeat, fondateur du Festival des jardins de Chaumont », Le Monde, (lire en ligne)
- Anne Valéry, « Jean-Paul Pigeat », sur Encyclopædia Universalis
- ↑ Émilie Jaguin, « Un journaliste au musée (1978–1986) : Jean-Paul Pigeat et le Centre de création industrielle, exposer la société », dans Catherine Geel, Le Centre de création industrielle et les expositions (1968-1992) : décentrages successifs., (lire en ligne)
- ↑ Anne-Marie Fèvre, « Jean-Paul Pigeat, un agitateur de jardins », Libération, no 7594, , p. 36 (lire en ligne)
- ↑ Claude Mollard, La culture est un combat : Les années Mitterrand-Lang, Paris, Humensis, , 472 p. (ISBN 978-2-13-073352-2, lire en ligne), chap. 26 (« Le festival des jardins de Chaumont-sur-Loire (1992) »)
- ↑ « Pigeat Jean-Paul », sur Relevé des fichiers de l'Insee
Liens externes
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