Jean-Pierre Nandrin

Jean-Pierre Nandrin
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
(à 65 ans)
(Belgique)
Formation
Activité
Conjoint
Annie Eyckermans

Jean-Pierre Nandrin est un historien belge, spécialiste de l’histoire du droit et de la justice, connu pour son engagement dans le renouvellement de l’histoire sociale et ouvrière en Belgique.

Biographie

Il est né le 9 octobre 1947 à Stanleyville, c’est-à-dire durant la période du Congo Belge, aujourd’hui appelée Kisangani[1]. Il est arrivé en Belgique après l’indépendance du Congo[1]. Il a effectué ses études secondaires au Collège Don Bosco de Woluwe-Saint-Lambert, en option gréco-latine[1].

Ses études

En 1965, il entame des études d’histoire à l’Université catholique de Louvain, dont il sort avec une grande distinction[1]. Dans le cadre de son master, il rédige un mémoire portant sur « les finances publiques de l’Ancien Régime, plus spécialement sur le domaine de Binche au XVIIIe siècle »[2]. Treize ans après l'obtention de son diplôme en droit, il entreprend des études de droit[2]. Ce n’est que vingt-cinq ans plus tard qu’il réalise un doctorat en histoire, obtenu en 1995, avec une thèse intitulée : « Homme et Normes. Le pouvoir judiciaire en Belgique aux premiers temps de l'indépendance (1832-1848)»[3].

Sa carrière

Il prend part au groupe de recherche Clio 70, créé en novembre 1970, au sein duquel il a rencontré sa femme, Annie Eyckermans, une historienne également[4]. De ce groupe de recherche est issu le Centre de recherche et de communication en histoire (C.R.C.H), dont Jean-Pierre Nandrin est le co-fondateur. Durant cette période, il a adhéré également au Centre d’Histoire de l’Écriture (C.H.E.C)[4].

Il a également travaillé dans son ancienne école secondaire, le Collège Don Bosco, et a complété sa formation par l’obtention de l’agrégation de l’enseignement secondaire supérieur qu’il a obtenu en 1971[5]. Il a enseigné à l’Université Saint-Louis, aujourd’hui devenue l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, où il a d’abord été assistant, puis professeur, et pour finir doyen de la Faculté de philosophie, lettre et sciences humaines, ainsi que directeur de l’Institut d’étude européennes[6].

Dès 1977, il a participé à la création de l’exposition itinérante Histoire ouvrière et co-fonde la CARHOP en 1980[5]. Par ailleurs, ses recherches se sont orientées vers l’histoire du droit et de la justice, notamment à travers sa thèse[7]. Il s’est aussi investi dans L’ASBL la Fonderie[8].

Jean-Pierre Nandrin, suite à une maladie, est décédé le 5 décembre 2012[9].

Sa thèse

C’est entre 1989 et 1994, sous la direction de Philippe Godding, que Jean-Pierre Nandrin se consacre à la rédaction de sa thèse[7]. Il se penche sur un sujet jusqu’alors peu exploré ; le pouvoir judiciaire aux premiers temps de l’indépendance de la Belgique[8]. À travers ce travail de recherche, Jean-Pierre Nandrin démontre la manière dont ce pouvoir s’est construit politiquement, juridiquement mais aussi socialement[8].

Pour ce faire, l’historien multiplie les recherches. Il s’intéresse notamment à la première loi d’organisation judiciaire de Belgique, votée le 4 août 1832, dont il analyse les débats parlementaires[10]. Il met ainsi en évidence que derrière ces simples lois « techniques » se cachent en réalité des enjeux politiques importants[10].

Jean Pierre Nandrin étudie également un second événement ; la nomination de 400 magistrats à la suite de l’arrêté royal du 4 octobre 1832[3]. Il approfondit alors ses recherches et tente de recueillir les réponses à ses questions : « qui sont-ils, d’où viennent-ils et quelles sont leurs opinions politiques ? »[10]. Cette investigation lui permet de dresser le profil de la magistrature de 1832[10] et de constater le lien étroit entre le choix de ces hommes et les partis politiques[11].

Le 10 février 1995, il défend sa thèse intitulée « Hommes et normes. Le pouvoir judiciaire en Belgique aux premiers temps de l’indépendance (1832-1848) »[3]. Il y démontre que, bien que le pouvoir judiciaire soit essentiel au jeune État belge, notamment pour asseoir sa crédibilité face aux puissances voisines, il reste lié au pouvoir politique et son indépendance reste limitée et influencé par les hommes qui le composent[12]. Grâce à cette thèse, Jean-Pierre Nandrin obtient un prix à l'Académie Royale de Belgique ainsi que le Prix Coppieters de Gibson des Facultés de Saint-Louis[13].

Son apport culturel

Par la fondation du groupe Clio 70 en 1970 à Louvain, Jean-Pierre Nandrin, et d’autres historiens-enseignants ou étudiants de seconde licence en histoire, ont eu comme objectif de remettre en question la manière traditionnelle de faire de l’histoire[14]. Les autres membres fondateurs étaient Guy Lemaire, Pierre-Paul Dupont, Guy Zelis, Pierre Sauvage, Jacques Degeye et enfin Albert d’Haenens, qui assuma la présidence du groupe[14]. Ils voulaient, à travers le groupe Clio 70, faire une histoire qui puisse répondre aux besoins sociaux et ce en passant par la vulgarisation de l’histoire afin de la rendre accessible à tous, sans pour autant perdre de la rigueur scientifique dans leurs démarches[14]. Les recherches menées par le groupe Clio 70 incluent notamment, dès 1971, l’analyse comparative des manuels scolaires européens quant à l’importance qui y est donnée à la religion et aux opinions idéologiques des auteurs[15], la réalisation d’un guide consacré au folklore de Belgique, élaboré selon des exigences et un respect comparable à l’étude de l’histoire plus académique[16], la publication d’albums sur les abbayes et les béguinages pour rendre l’histoire accessible[16] ou encore des contributions à la revue Louvain sur la vie quotidienne des étudiants et professeurs à différentes époques[16].

Le groupe Clio 70 se penche ensuite sur la formation des historiens, créant à cet effet un Centre de recherche en communication en histoire, le C.R.C.H., co-fondé par Jean-Pierre Nandrin, lequel s’est occupé du domaine de travail et de recherches autour des « Images » comme sources historiques[4]. Ce centre constituait un nouvel espace de dialogue, mêlant professionnels de l’histoire et étudiants, afin d’ensemble s’interroger quant à la pratique du métier d’historien et le rôle de l’histoire dans la société, et se concrétisait par un cours, des soirées-conférences et des séjours résidentiels, avant que la perte progressive de la coopération égalitaire n’entraîne le départ de plusieurs membres[17], dont celui de Jean Pierre Nandrin en 1978[4].

Le Centre d’Animation et de Recherche en Histoire Ouvrière et Populaire (CARHOP) a été créé en 1977, dans un contexte où les Équipes populaires cherchaient à relancer l’engagement militant suite aux conséquences de la crise économique des années 70[18]. Dans cette optique, Guy Gossuin sollicita Jean-Pierre Nandrin, et par lui l’ensemble du groupe Clio 70 et le C.R.C.H., afin d’organiser l’exposition « L’histoire ouvrière, c’est notre affaire » à la fin de l'année 1977, qui rencontra un succès et ouvrit la porte à de nouvelles expositions et événements sur l’histoire ouvrière et populaire[18]. Par la suite, le CARHOP s’est constitué en ASBL le 28 mars 1980 et œuvre depuis lors principalement à la sauvegarde des sources liées à l’histoire ouvrière sous des formes variées, notamment écrites, iconographiques, sonores et filmiques, avec l’ambition d’en faire un outil de réappropriation historique pour les travailleurs[19]. Parallèlement à la création du CARHOP, Jean-Pierre Nandrin a fait partie des activistes et des historiens ayant participé à la création du musée de la Fonderie. En effet, dans la foulée du succès de l’exposition « L’histoire ouvrière, c’est notre affaire », il a contribué à la réalisation d’un dossier sur la Fonderie du Vieux Molenbeek, destiné à défendre la sauvegarde du site et à soutenir les revendications locales[20]. Cet engagement s’inscrivait dans sa volonté de mettre l’histoire au service de la société[21] et mènera progressivement à la création du musée La Fonderie ASBL à Bruxelles (Molenbeek-Saint-Jean) en 1983, dont l’objectif est de préserver, étudier et valoriser le patrimoine industriel et ouvrier bruxellois, en le rendant accessible au public à travers la recherche, les archives et des activités éducatives[22].

Ses publications

Ouvrages

  • NANDRIN, J.-P., Hommes et normes. Enjeux et débats du métier d’un historien, Bruxelles, Presses de l’Université Saint-Louis, 2016.
  • BERNAUDEAU, V., NANDRIN, J.-P., ROCHET, B., ROUSSEAUX, X., TIXHON, A. (dir.), Les praticiens du droit du Moyen Âge à l’époque contemporaine, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2008.
  • NANDRIN, J.-P. (dir.), « Bilans historiographiques », Cahiers du CRHIDI, no 30, 2008.
  • GUBIN, E., JACQUES, C., PIETTE, V., PUISSANT, J. dir., avec la collaboration de DUPONT-BOUCHAT, M.S., NANDRIN, J.-P., Dictionnaire des femmes belges, XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Racine, 2006.
  • NANDRIN, J.-P.(dir.), « De Bologne à Bologne. L’Université et la Cité du Moyen âge à aujourd’hui », Cahiers du CRHIDI, no 25, 2006.
  • GUBIN, E., NANDRIN, J.-P., La Belgique libérale et bourgeoise. 1846-1878, Bruxelles, Editions Complexe, 2005 (réédité chez Le Cri, 2010).
  • NANDRIN, J.-P. (dir.), « Bilans critiques et historiographiques en histoire contemporaine », Cahiers du CRHIDI, no 23-24, 2005.
  • PUISSANT, J., NANDRIN, J.-P. (dir.), « En avant pour le suffrage universel », Les Cahiers de la Fonderie, no 31, décembre 2004.
  • GUBIN, E., NANDRIN, J.-P., GERARD, E., WITTE, E. (dir.), L’histoire de la Chambre des Représentants, Bruxelles, Chambre des Représentants, 2003.
  • NANDRIN, J.-P., VAN YPERSELE, L. (dir.), Politique, imaginaire et éducation. Mélanges en l’honneur de Jacques Lory, Bruxelles, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, 2000 (Cahiers du CRHIDI, no 13-14).
  • LAUREYS, V., VAN DEN WIJNGAERT, M., FRANÇOIS, L., GERARD, E., NANDRIN, J.-P., STENGERS, J. (dir.), L’histoire du Sénat de Belgique de 1831 à 1995, Bruxelles, Racine, 1999.
  • NANDRIN, J.-P., La justice de paix à l'aube de l'indépendance de la Belgique (1832-1848). La professionnalisation d'une fonction judiciaire, Bruxelles, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, 1998.
  • GUBIN, E., Nandrin (J.P.) (dir.), La ville et les femmes en Belgique. Histoire et sociologie, Bruxelles, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, 1993.

Articles scientifiques

  • NANDRIN, J.-P., « Un patrimoine négligé ? Les centres d’archives privées en Communauté française », inédit.
  • NANDRIN, J.-P., « Comment écrire l’histoire des droits de l’homme », inédit.
  • NANDRIN, J.-P., « La périodisation en question(s) », inédit.
  • NANDRIN, J.-P., art. « Professions juridiques », dans Encyclopédie d’histoire des femmes, dir. E. Gubin.
  • MULLER, Fr., NANDRIN, J.-P., « La professionnalisation manquée des justices commerciales en Belgique au XIXe siècle. Un enjeu politique et/ou professionnel ? », dans La professionnalisation en question, dir. H. Leuwers, Bruxelles, Archives générales du Royaume (à paraître).
  • NANDRIN, J.-P., « La loi du 10 mars 1900 sur le contrat de travail. Du Code civil au "droit civil du travail" », dans Van status tot contract. De arbeidsovereenkomst in België vanuit rechtshistorisch perspectief, dir. B. Debaenst, Bruges, die Keure, 2013, p. 71-84.
  • MULLER, Fr., NANDRIN, J.-P., « Regard sur la société élitaire belge du dix-neuvième siècle. L’autobiographie du conseiller de cassation Louis Crahay (1834-1904) », Bulletin de la Commission royale d’histoire, 2013, p. 157-295.
  • NANDRIN, J.-P., « La professionnalisation des justices de paix. De l'utopie à la rigueur », dansScènes uit de geschiedenis van het vrederecht/Scènes de l'histoire de la justice de paix, dir. G. Martyn, Bruxelles, la Charte, 2011 p. 83-100 (Les dossiers du Journal des Juges de Paix et de Police, 16).
  • NANDRIN, J.-P., « Le pacte fondateur de la Belgique : un compromis pour la laïcité ? », Revue Nouvelle, septembre 2010, no 9, p. 50-61.
  • NANDRIN, J.-P., art. « Droit international », dans Dictionnaire des esclavages, dir. O. Pétré-Grenouilleau, Paris, Larousse, 2010, p. 201-204.
  • NANDRIN, J.-P., « La professionnalisation de la magistrature belge aux premiers temps de l’indépendance de la Belgique », dans Juges, avocats et notaires dans l'espace franco-belge. Expériences spécifiques ou partagées (XVIIIe-XIXe siècle), dir. H. Leuwers Bruxelles, Archives générales du Royaume, 2010, p. 113-137 (Justice & Society, 2).
  • NANDRIN, J.-P., « La loi de 1896 sur les règlements d'atelier. L'État entre dans les usines », Les Cahiers de la Fonderie, no 41, 2010, p. 39-45.
  • NANDRIN, J.-P., « Les justices de paix en Hainaut-Tournaisis à partir de 1795 », dans Créer-Administrer-Réformer. Regards croisés sur dix siècles d’histoires des institutions publiques en Hainaut et Tournaisis, dir. J.M. Cauchies, L. Honnoré, F. Mariage, Mons-Bruxelles, Archives générales du Royaume et Archives de l’État dans les Provinces, 2009, p. 415-430 (Miscellanea Archivistica Studia, 182).
  • NANDRIN, J.-P., « Le référé législatif en 1832. La difficile séparation des pouvoirs », dans Le droit romain d’hier à aujourd’hui. Collationes et oblationes. Liber amicorum en l’honneur du professeur Gilbert Hanard, dir. A. Ruelle, M. Berlingin, Bruxelles, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, 2009, p. 117-147.
  • NANDRIN, J.-P., « Un projet avorté en 1832 : la chambre des requêtes de la Cour de cassation », dans Liber amicorum Michel Mahieu, Bruxelles, Larcier, 2008, p. 95-115.
  • NANDRIN, J.-P., « L’Église et l’État à l’aube de l’indépendance de la Belgique : nouveautés et permanences », dans Auteurs et acteurs de la séparation des Églises et de l’État, dir. S. Humbert, J.P. Royer, Lille, Centre d’Histoire judiciaire, 2007, p. 435-459.
  • NANDRIN, J.-P., « Politique, mémoire et histoire : un trio infernal », Politique, no 47, décembre 2006, p. 12-14.
  • NANDRIN, J.-P., « La question des devoirs dans les premières déclarations françaises des droits de l’homme », dans La responsabilité, face cachée des droits de l’homme, dir. H. Dumont, F. Ost, S. van Drooghenbroeck, Bruxelles, Bruylant, 2005, p. 75-89.
  • NANDRIN, J.-P., « Avant-propos », dans « Bilans critiques et historiographiques en histoire contemporaine », dir. J.P. Nandrin, Cahiers du CRHIDI, no 23-24, 2005, p. VII-XIX.
  • NANDRIN, J.-P., « Commémorer. De l’émotion au savoir », Les Cahiers de La Fonderie, no 32, juillet 2005, p. 56-59.
  • NANDRIN, J.-P., « Le régime du suffrage censitaire en Belgique au XIXe siècle », Les Cahiers de La Fonderie, no 31, décembre 2004, p. 10-13.
  • NANDRIN, J.-P., « Conclusions : l’historiographie du Code civil de 1804 », dans Le Code Napoléon, un ancêtre vénéré ? Mélanges offerts à Jacques Vanderlinden, dir. R. Beauthier, I. Rorive, Bruxelles, Bruylant, 2004, p. 127-132.
  • NANDRIN, J.-P., « La femme avocate. Le long combat des féministes belges. 1882-1922 »,Sextant, no 19, 2003, p. 131-142.
  • NANDRIN, J.-P., « Joseph Pholien, ministre de la Justice en 1952. La fin dramatique d’une carrière gouvernementale », dans Joseph Pholien, un homme d’état pour une Belgique en crise, dir. F. Carton de Tournai, G. Janssens, Bruxelles, éditions Mols, 2003, p. 279-306.
  • NANDRIN, J.-P., « Le droit d’enquête parlementaire. Perspectives historiennes » et Witte (E.),Gubin (E.), Gerard (E.), Nandrin (J.P.), « La Chambre des représentants aux XIXe et XXe siècles. Continuités et ruptures », dans Histoire de la Chambre des Représentants de Belgique. 1830-2002,dir. E. Gubin, J.P. Nandrin, E. Gerard, E. Witte, Bruxelles, Chambre des Représentants, 2003, p. 291-308 et p. 385-417.
  • NANDRIN, J.-P., « L’évolution du statut juridique de la femme indépendante en Belgique »,Sextant, no 17-18, 2002, p. 271-283.
  • NANDRIN, J.-P., « Coutume constitutionnelle et pouvoir judiciaire à l’époque contemporaine. Quelques réflexions historiennes sur un concept juridique problématique », dans Gewoonte en Recht, dir. H. Van Goethem, Bruxelles, Wetenschappelijk Comité voor Rechtsgeschiedenis van de Koninklijke Vlaamse Academie van België voor Wetenschappen en Kunsten, 2002, p. 72-87 (Iuris Scripta Historica, XVI).
  • NANDRIN, J.-P., « Het juridisch statuut van de vrouwelijke zeflstandige : de erfenis van Napoleon » et « De vrouwelijke advocaten », dans Vrouwen zaken. Zaken vrouwen. Facetten van vrouwelijk zelfstandig ondernemerschap in Vlaanderen, 1800-2000, dir. L. Van Molle, P. Heysman, Gand - Louvain, Provinciebestuur Oost-Vlaanderen – Kadoc, 2001, p. 40-47 et p. 165-172.
  • NANDRIN, J.-P., Tousignant (N.), « Mémoire de l’Europe, mémoire de Bruxelles », dans Bruxelles, l’européenne. Regards croisés sur une région capitale, dir. M. Dumoulin, Bruxelles, Tempora, 2001, p. 203-215.
  • NANDRIN, J.-P., « Le statut de l'artiste : le monstre du Loch Ness en partie maîtrisé », Les Cahiers de La Fonderie, no 25, mai 2001, p. 55-57.
  • NANDRIN, J.-P., « Les mesures "anti-liberticides" en Belgique au XXe siècle ou comment la démocratie s'est transformée et a résisté », dans Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ? Groupements liberticides et droit, dir. H. Dumont, P. Mandoux, A. Strowel, Fr. Tulkens, Bruxelles, Bruylant, 2000, p. 27-51.
  • NANDRIN, J.-P., « Le bicaméralisme belge en 1830-1831. Fondements doctrinaux », Libon (M.),Nandrin (J.P.), « Le Sénat de 1893 à 1914 » et Nandrin (J.P.), « La réforme constitutionnelle du Sénat de 1921. La démocratie récupérée, contrôlée ou apprivoisée ? », dans Le Sénat de Belgique de 1831 à 1995, dir. V. Laureys, M. Van den Wijngaert, L. François, E. Gerard, J.P. Nandrin, J. Stengers, Bruxelles, Racine, 1999, p. 17-28, p. 88-120 et p. 120-135.
  • NANDRIN, J.-P., « D'une égalité, l'autre : un jeu de dupe ? Les législations sur le travail de nuit des femmes en Belgique », dans Les femmes et le droit. Constructions idéologiques et pratiques sociales, dir. A. Devillé, O. Paye, Bruxelles, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, 1999, p. 57– 73.
  • NANDRIN, J.-P., « L'acte de fondation des nominations politiques de la magistrature. La Cour de cassation à l'aube de l'indépendance de la Belgique », Revue belge d'histoire contemporaine,1998, no 1-2, p. 153-202.
  • NANDRIN, J.-P., « Justice, magistrature et politique aux premiers temps de l'indépendance de la Belgique », Bulletin de la Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques, Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 6e série, t. VIII, 1997, no 1-6, p. 67-111.
  • NANDRIN, J.-P., « Politique, justice et nominations. Un exemple de clientélisme en Belgique en 1832 », Les Cahiers de la Fonderie, no 23, décembre 1997, p. 62-64.
  • NANDRIN, J.-P., « De l'État unitaire à l'État fédéral. Bref aperçu historique de l'évolution institutionnelle de la Belgique », dans La réforme de l'État... et après ? L'impact des débats institutionnels en Belgique et au Canada, dir. S. Jaumain, Bruxelles, Éditions de l’ULB, 1997, p. 13-22.
  • NANDRIN, J.-P., « La genèse du droit du travail en Belgique. Plaidoyer pour la chronologie », dans Auctoritates. Xenia R.C. Van Caenegem oblata, dir. S. Dauchy, J. Monballyu, A. Wijffels, Bruxelles, Koninklijke Academie voor wetenschappen, letteren en schone kunsten van België, 1997, p. 256-288 (Iuris Scripta Historica, XIII).
  • NANDRIN, J.-P., « Justice de conciliation, proximité et carte judiciaire de 1830 à nos jours »,Revue d'histoire de la justice, 1997, p. 77-94 (no  spécial intitulé « Du juge de paix au tribunal départemental »).
  • NANDRIN, J.-P., « Les nominations judiciaires en Belgique en 1832. Une entreprise de légitimation d'un jeune État indépendant », dans Le pénal dans dans ses états. Justice, États et Sociétés en Europe (XIIe-XXe siècles), dir. X. Rousseaux, R. Lévy, Bruxelles, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, 1997, p. 405-423.
  • NANDRIN, J.-P., « La Cour de cassation belge de 1832 et le pouvoir judiciaire. Héritage de la période française ? », dans Justice et institutions françaises en Belgique (1795/1815). Traditions et innovations autour de l'annexion, Lille, Hellemes - ESTER, 1996, p. 275-293 (coll. L'espace juridique).
  • NANDRIN, J.-P., « Entre l'État libéral et l'État assurantiel, un État paternaliste ? L'exemple de la loi belge du 24 décembre 1903 sur les accidents de travail », Cahiers du CRHIDI, no 5-6, 1996, p. 179-191.
  • NANDRIN, J.-P., « De la protection à une égalité formelle. Perspectives historiennes sur les législations du travail de nuit des femmes en Belgique », Sextant, no 4, 1996, p. 43-76.
  • NANDRIN, J.-P., « La justice de paix en Belgique de 1830 à 1848. Les raisons et les effets d'une professionnalisation », dans Le juge de paix. Nouvelles contributions européennes, dir. S. Dauchy, S. Humbert, J.P. Royer, Lille, Centre d’histoire judiciaire, 1995, p. 155-166.
  • NANDRIN, J.-P., « 1888. Les premiers pas de l'inspection du travail », Les Cahiers de la Fonderie,no 19, décembre 1995, p. 39-42.
  • NANDRIN, J.-P., « Le judiciaire et le politique. Approche historienne de la fondation du pouvoir judiciaire de la Belgique contemporaine (1831-1848) », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, no 34, 1995, p. 181-195.
  • NANDRIN, J.-P., « Le pouvoir judiciaire en Belgique aux premiers temps de l'indépendance (1832-1848) », Revue belge d'histoire contemporaine, XXV, 1994-1995, no 1-2, p. 255-262.
  • NANDRIN, J.-P., « Quelques repères rétrospectifs sur les institutions belges », Administration publique. Revue du droit public et des sciences administratives, 1994, no 2-3, p. 83-87.
  • GUBIN, E. en coll. avec NANDRIN, J.-P., « Travailler dans une grande ville. Marseille et Bruxelles 1850-1960 », dans Les femmes et la ville. Un enjeu pour l’Europe, dir. Y. Knibiehler, E. Gubin, avec la coll. de G., DERMANJIAN, R. GOUTALIER, C. MARAND-FOUQUET, J.P. NANDRIN, E. RICHARD, Bruxelles, Labor, 1993, p. 19-42.
  • NANDRIN, J.-P., « Contrat de travail et contrat d'emploi : pourquoi deux législations différentes ? », Les Cahiers de La Fonderie, no 14, juin 1993, p. 59-62.
  • NANDRIN, J.-P., « Les nominations judiciaires de 1832. Enjeux constitutionnels et politiques ou la légitimation du nouvel État belge », dans Le personnel politique dans la transition de l'Ancien Régime au nouveau régime en Belgique (1780-1830), dir. P. Lenders, Courtrai, UGA, 1993, p. 41-71 (Anciens Pays et Assemblées d'États, t. 96).
  • NANDRIN, J.-P., « Éclairage historique. De l'homme de bien au juge professionnel ou l'histoire ambivalente d'un désenchantement ? », dans Compétences des juges de Paix et des Juges de Police - Bevoegdheden van de vrederechters en politierechters. 1892-1992, dir. G. Benoit, F. Lievens, L. Lousberg, Bruges, la Charte, 1992, p. 17-38.
  • NANDRIN, J.-P., « Conclusions en forme d'interrogation », dans Norme et marginalités. Comportements féminins aux 19e-20e siècles, dir. E. Gubin, Bruxelles, Gief-ULB, 1991, p. 135-140.
  • NANDRIN, J.-P., « Codifier au XIXe siècle. Quelques réflexions à partir des sources du droit judiciaire belge », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, no 26, 1991, p. 111-120.
  • NANDRIN, J.-P., « Les libéraux et la genèse du droit social en Belgique. Peut-on parler d'un modèle paternaliste libéral ? », dans Liberalism and Paternalism in the 19th Century, dir. E. Aerts, C. Beaud, J. Stengers, Leuven, 1990, p. 94-103 (Studies in social and economic history, 17).
  • NANDRIN, J.-P., « 13 décembre 1889. La première loi sur le travail des femmes et des enfants »,Journal des Procès, no 174, , p. 20-22.
  • NANDRIN, J.-P., « A la recherche d'un acte fondateur mythique. La loi du 13 décembre 1889 sur le travail des femmes et des enfants », dans Femmes des années 80. Un siècle de condition féminine en Belgique (1889-1989), dir. L. Courtois, J. Pirotte et Fr. Rosart, Louvain-la-Neuve, Academia, 1989, p. 11-16.
  • NANDRIN, J.-P., « Le juge unique en Belgique. Quelques jalons historiques d'une révolution tranquille », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, no 23, 1989, p. 97-113.
  • NANDRIN, J.-P., « Aux sources du droit social. L'accident de travail et sa réparation », Les Cahiers de la Fonderie, no 4, 1988, p. 34-43.
  • NANDRIN, J.-P., « La laborieuse genèse du droit social belge : une utopie récupérée ? », dans La question sociale en Belgique et au Canada. XIXeXXe siècles, dir. G. Kurgan-van Hentenryk, Bruxelles, Éditions de l’ULB, 1988, p. 123-138.
  • NANDRIN, J.-P., « Il y a cent ans, la première loi sociale. 16 août 1887 : le paiement en nature est aboli », Les Cahiers de la Fonderie, no 3, 1987, p. 34-39.
  • LEMAIRE, G., NANDRIN, J.-P., « Bruxelles et ses canaux » et « Des canaux et des usines : le sillon industriel bruxellois », ainsi que NANDRIN, J.-P., « La compagnie des Bronzes », Les Cahiers de la Fonderie, no 1, 1986, p. 17-64, p. 97-144 et p. 321-352 (no  spécial intitulé « Bruxelles : un canal, des usines et des hommes »).
  • NANDRIN, J.-P., « La genèse de la loi du 10 mars 1900 sur le contrat de travail. Un exemple modèle de fonctionnement législatif ? », dans 2e Congrès des cercles francophones d'histoire et d'archéologie de Belgique. Congrès de Nivelles. 23-26. VIII. 1984, Actes, t. II, Nivelles, 1985, p. 55-65.
  • NANDRIN, J.-P., « L'histoire du contrat de travail et la problématique de l'entreprise avant 1914 », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, no 15, 1985, p. 41-88.
  • NANDRIN, J.-P., « L'institutionnalisation des relations de travail : l'exemple des commissions paritaires », dans Le mouvement ouvrier en Belgique. 1830-1940, t. 6, La contre-offensive bourgeoise et ses répercussions, Bruxelles, Carhop, 1985, p. 25-39.
  • NANDRIN, J.-P., « Le contrôle ouvrier », dans Le mouvement ouvrier en Belgique. 1830-1940, t. 5,Les conquêtes du mouvement ouvrier après 1914, Bruxelles, Carhop, 1985, p. 25-38.
  • NANDRIN, J.-P., « La première et la deuxième Internationale », dans Le mouvement ouvrier en Belgique. 1830-1940, t. 1, Introduction à l'histoire du mouvement ouvrier avant 1914, Bruxelles, Carhop, 1984, p. 17-24.
  • NANDRIN, J.-P., « A propos du livre de S. Moscovici, La société contre nature », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, no 10, 1983, p. 187-201.
  • LEMAIRE, G., NANDRIN, J.-P., SYMONS, TH., Laeken 1830-1980. Aspects du passé laekenois, Plaquette de présentation de l'exposition Laeken 1830-1980, tenue à l'ancienne maison communale de Laeken du 17 octobre au 2 novembre 1980, Laeken, 1980, 50 p.
  • NANDRIN, J.-P., « La Descente de croix ou la maîtrise du baroque : P.P. Rubens », dans Sept Merveilles de Belgique, Bruxelles, Elsevier, 1978, p. 193-223.
  • NANDRIN, J.-P., « Le premier professeur de physique de l'Université catholique de Louvain : Jacques Guillaume Crahay (1789-1855) », Louvain. Bulletin trimestriel des amis de l'Université de Louvain, 1975, p. 16-33.
  • NANDRIN, J.-P., 11 notices dans Folklore de Belgique. Guide des manifestations et des musées, dir. Groupe CLIO 70, Bruxelles, Office International de Librairie, 1974.
  • NANDRIN, J.-P., « La vie quotidienne d'un étudiant en médecine à l'époque de l'indépendance belge : les mémoires de Norbert Cloquet, étudiant à l'Université d'État de Louvain de 1831 à 1835 », Louvain. Bulletin trimestriel des amis de l'Université de Louvain, 1974, p. 12-37.
  • NANDRIN, J.-P., « En marge d'un symposium sur la religion dans les manuels d'histoire. Pour une analyse critique des manuels scolaires », Humanités chrétiennes, nov. -déc. 1973, no 2, p. 154-169.
  • NANDRIN, J.-P., « L'abbaye de Bonne-Espérance », « L'abbaye d'Averbode » et « L'abbaye de La Ramée », dans Abbayes de Belgique. Guide, dir. Groupe CLIO 70, Bruxelles, Dewincklear, 1973, p. 54-71, p. 100-119 et p. 458-467.

Notes et références

  1. P-O., DE BROUX, A., HENDRICK et F., MULLER, Bio-bibliographie d’un homme hors norme, Bruxelles, Presses universitaires Saint-Louis, 2019, p. 15
  2. P., GODDING, "Jean-Pierre Nandrin", Bulletins de l'Académie Royale de Belgique, vol.8, no 1, 1997, p.67
  3. Éric de Bellefroid, « Jean-Pierre Nandrin, une Histoire particulière », (consulté le )
  4. P-O., DE BROUX, A., HENDRICK et F., MULLER, Bio-bibliographie d’un homme hors norme, Bruxelles, Presses universitaires Saint-Louis, 2019, p. 16
  5. P-O., DE BROUX, A., HENDRICK et F., MULLER, Bio-bibliographie d’un homme hors norme, Bruxelles, Presses universitaires Saint-Louis, 2019, p. 17
  6. P-O., DE BROUX, A., HENDRICK et F., MULLER, Bio-bibliographie d’un homme hors norme, Bruxelles, Presses universitaires Saint-Louis, 2019, p. 23
  7. P-O., DE BROUX, A., HENDRICK et F., MULLER, Bio-bibliographie d’un homme hors norme, Bruxelles, Presses universitaires Saint-Louis, 2019, p. 19
  8. Éliane Gubin et Jean Puissant, « Jean-Pierre Nadrin (1947-2012) », (consulté le )
  9. P-O., DE BROUX, A., HENDRICK et F., MULLER, Bio-bibliographie d’un homme hors norme, Bruxelles, Presses universitaires Saint-Louis, 2019, p. 30
  10. P-O., DE BROUX, A., HENDRICK et F., MULLER, Bio-bibliographie d’un homme hors norme, Bruxelles, Presses universitaires Saint-Louis, 2019, p. 20
  11. Jean-Pierre Nandrin, « Le judiciaire et le politique : Approche historienne de la fondation du pouvoir judiciaire de la Belgique contemporaine (1831-1848) », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 34, nos 1995/1,‎ , p. 186 (lire en ligne)
  12. Jean-Pierre Nandrin, « Le judiciaire et le politique : Approche historienne de la fondation du pouvoir judiciaire de la Belgique contemporaine (1831-1848) », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 34, nos 1995/1,‎ , p. 194 (lire en ligne)
  13. Jean-Pierre Nandrin, « La justice de paix à l'aube de l'indépendance de la Belgique (1832-1848) : la professionnalisation d'une fonction judiciaire », (consulté le )
  14. M-T., COENEN, « Entre démarche historienne et éducation permanente. Hommage à Jean-Pierre Nandrin », Carhop, 2015, p.2
  15. M-T., COENEN, « Entre démarche historienne et éducation permanente. Hommage à Jean-Pierre Nandrin », Carhop, 2015, p.3
  16. M-T., COENEN, « Entre démarche historienne et éducation permanente. Hommage à Jean-Pierre Nandrin », Carhop, 2015, p.4
  17. M-T., COENEN, « Entre démarche historienne et éducation permanente. Hommage à Jean-Pierre Nandrin », Carhop, 2015, p.5
  18. M-T., COENEN, « Entre démarche historienne et éducation permanente. Hommage à Jean-Pierre Nandrin », Carhop, 2015, p.6-8
  19. « Centre d'animation et de recherche en histoire ouvrière et populaire » (consulté le )
  20. M-T., COENEN, « Entre démarche historienne et éducation permanente. Hommage à Jean-Pierre Nandrin », Carhop, 2015, p.7
  21. M-T., COENEN, « Entre démarche historienne et éducation permanente. Hommage à Jean-Pierre Nandrin », Carhop, 2015, p.1
  22. « Notre mission - La Fonderie » (consulté le )

Bibliographie

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’histoire
  • icône décorative Portail du droit
  • icône décorative Portail de la Belgique