Jean-Pierre Ribéreau
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(à 70 ans) Liège |
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Jean-Pierre Ribéreau, né le à Neuvicq-Montguyon (généralité de La Rochelle, actuel département de Charente-Inférieure)[1], mort le à Liège (Belgique), est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
Jean-Pierre Ribéreau avait pour grand-père François Ribereau, notaire, et descend de la famille Ribereau des meuniers et notables de Boresse. On retrouve des branches de sa famille dans de nombreux villages de Charente (Saint-Vallier, Challignac, Brossac…) et Charente-Maritime (Boresse, Neuvicq…) ou à Bordeaux, branche Ribereau-Gayon[2].
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Jean-Pierre Ribéreau, alors procureur-syndic de Barbézieux, est élu député du département de la Charente, le cinquième sur neuf, à la Convention nationale[3].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et se prononce en faveur de l'appel au peuple mais contre le sursis à l'exécution de la peine[4],[5] :
Louis est un conspirateur ; je ne connais d'autre peine pour les conspirateurs que la peine de mort ; je prononce la mort.
Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[6]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[7].
Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Jean-Pierre Ribéreau est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin[8],[9]. Lui et les autres protestataires sont libérés et réintégrés à la Convention le 18 frimaire an III (le ).
Sous le Directoire, Jean-Pierre Ribéreau est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le )[10].
En 1798, il quitte son mandat pour devenir commissaire-liquidateur de la comptabilité intermédiaire, puis chef de la liquidation de la dette publique. Il est limogé après le Coup d'État du 18 brumaire. On le retrouve ensuite dans l'administration de la loterie.
En 1815, Ribéreau signe l'Acte additionnel. À cause de cela, il est frappé par la loi du 12 janvier 1816 exilant les régicides ayant soutenu les Cent-Jours. Il prend alors un passeport pour la Prusse mais ne part finalement pas. Il se cache pendant deux ans avant d'être découvert et capturé à Paris par la police royale. Il est alors reconduit à la frontière belge et s'installe à Liège.
La révolution de 1830 aurait pu lui permettre de rentrer en France, mais il meurt accidentellement le , un mois à peine après l'avènement de la monarchie de Juillet.
Notes et références
- ↑ Archives départementales de Charente-Inférieure, « Registre paroissial de Neuvicq-Montguyon, baptêmes mariages et sépultures de 1746-1762, vue 80 / 101, 2 E 274 / 1 »
, sur https://archives.charente-maritime.fr (consulté le )
- ↑ « État civil », sur archinoe.com (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séances du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean , Lataste, Lodoïs et Pionnier, Constant, « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean , Lataste, Lodoïs et Pionnier, Constant, « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Barbier, Gaston, Claveau, Louis, Lataste, Lodoïs et Pionnier, Constant, « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 75, séance du 3 octobre 1793 »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le )
- ↑ Mette Harder, « « Elle n’a pas même épargné ses membres ! » Les épurations de la Convention nationale entre 1793 et 1795 », Annales historiques de la Révolution française, no 381, , p. 77–105 (ISSN 0003-4436, DOI 10.4000/ahrf.13615, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel no 167, « Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents, séance du 15 ventôse (5 mars) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le )
Source
- « Jean-Pierre Ribéreau », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
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