Jean Bassères

Jean Bassères
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Fonctions
Président-directeur général
Régie autonome des transports parisiens
-
Directeur
Institut d'études politiques de Paris
-
Directeur général (en)
France Travail
-
Chef (d)
Inspection générale des finances
-
Marie-Christine Lepetit (d)
Secrétaire général des ministères économiques et financiers (d)
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Directeur de la Comptabilité publique
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Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Jean Bassères, né le à Perpignan (Pyrénées-Orientales), est un haut fonctionnaire français[1]. Il est le directeur général de Pôle emploi du au .

Directeur provisoire de l'Institut d'études politiques de Paris en 2024, il est nommé PDG par intérim de la RATP, après la nomination de Jean Castex à la tête de la SNCF.

Biographie

Jeunesse et études

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, il est élève de l'École nationale d'administration (1984-1986)[2].

Carrière

Haute fonction publique et cabinets

Jean Bassères sort de l'ENA affecté à l'Inspection générale des finances (1986-1987). Il travaille ensuite au cabinet d'Henri Nallet (1990-1992), ministre de la Justice, puis à celui de Michel Sapin (1992-1993).

Il occupe par la suite divers postes au ministère des Finances, dont celui de directeur général de la Comptabilité publique (1998-2000), avant de diriger le cabinet de Laurent Fabius (ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie) en 2000. Il dirige l'Inspection générale des finances de 2008 à 2011[3]. Il occupe, avant 2008, des fonctions au sein de la SNCF Voyages en tant que directeur « finance-stratégie-juridique »[4].

Direction de Pôle Emploi

En , il devient directeur général de Pôle Emploi[5]. Nommé sous le quinquennat Sarkozy en remplacement de Christian Charpy, il est reconduit dans ses fonctions en par le Conseil des ministres présidé par François Hollande, puis les et par le Conseil des ministres présidé par Emmanuel Macron, pour ses troisième et quatrième mandats[6],[7].

Parcours universitaire

Après l'annonce du président de la République, Emmanuel Macron, en , de la création de deux structures en appui de la réforme de la haute fonction publique (l'Institut national du service public en remplacement de l'ENA et de la Délégation interministérielle à l’encadrement supérieur de l’État (DIESE)), Jean Bassères est chargé de présider une Commission chargée d'établir un rapport de préfiguration de l'INSP et de la DIESE. Ce rapport dit « Rapport Bassères » est rendu fin [8].

Le , Jean Bassères est nommé directeur provisoire de l'Institut d'études politiques de Paris et administrateur provisoire de la Fondation nationale des sciences politiques[9]. Il conserve ces fonctions jusqu'à l'élection du nouveau directeur Luis Vassy, le [10].

Parcours à la RATP

Début , il devient membre du conseil d'administration de la RATP[11]. Le , un arrêté ministériel le nomme président-directeur général par intérim de la RATP à compter du suite au départ de Jean Castex[12],[13]. Il quitte ce poste le 25 janvier 2026[réf. nécessaire], remplacé par Xavier Piechaczyk le [14]. Il reste toutefois administrateur de la RATP[15].

Polémiques et controverses

Durant sa période à la tête de Pôle emploi, certaines organisations syndicales et associations ont critiqué la politique de contrôle renforcé des demandeurs d’emploi, jugée par certains comme trop centrée sur la sanction plutôt que sur l’accompagnement[16],[17].

Son passage à la direction de Sciences Po a suscité des débats médiatiques et internes, notamment après sa décision d’autoriser l’intervention de forces de police dans l’établissement lors de mobilisations étudiantes, une première depuis 1968, décision dénoncée par une partie du personnel et des étudiants[18].

Décorations

Notes et références

  1. Who's Who in France[réf. incomplète]
  2. Charles Plantade, « « Remplacer Castex, quel casse-tête ! » : Jean Bassères, de la « Péniche » de Sciences Po aux quais de la RATP », Les Échos,‎ (lire en ligne Accès payant)
  3. Jean-Luc Angot et Jeanne Brugère-Picoux, « Allocution de Jean-Luc Angot accueilli par Jeanne Brugère-Picoux le 16 Décembre 2010 », Bulletin de l'Académie Vétérinaire de France, no 4,‎ (ISSN 2259-2385, DOI 10.4267/2042/61916, lire en ligne, consulté le )
  4. « RATP : Jean Bassères nommé PDG par intérim après le départ de Jean Castex pour la SNCF », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. UNSA Pôle Emploi, Jean Bassères est le nouveau directeur général de Pôle Emploi, 14 décembre 2011
  6. Qui est Jean Bassères, reconduit pour un troisième mandat à la tête de Pôle emploi?, Challenges, 12 décembre 2017
  7. Compte rendu du Conseil des ministres du 21 décembre 2020, CR Conseil des Ministres 21/12/2020
  8. « Institut national du service public : ce que propose le rapport Bassères pour remplacer l'ENA », sur vie-publique.fr, (consulté le )
  9. « Sciences Po : après la démission de Mathias Vicherat, Jean Bassères est nommé administrateur provisoire », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « Sciences Po : après la démission de Mathias Vicherat, Jean Bassères est nommé administrateur provisoire »,
  11. « France travail: Jean Bassères à la RATP. », sur France travail (consulté le )
  12. « Qui est Jean Bassères, le nouveau président par intérim de la RATP ? », sur TF1 INFO, (consulté le )
  13. « RATP : Jean Bassères nommé PDG par intérim après le départ de Jean Castex pour la SNCF », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. Emilie Buono, « Xavier Piechaczyk nommé PDG de la RATP en Conseil des ministres », sur AEF info,
  15. Isabelle d'Aloia, « SRU... Vos textes officiels du vendredi 30 janvier 2026 », Le Moniteur,
  16. « Les syndicats dénoncent le renforcement annoncé du contrôle des chômeurs », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. Dan Israel, «Il n’y a pas de raison économique d’intensifier le contrôle des chômeurs», sur Mediapart, (consulté le )
  18. « A Sciences Po, la tension monte et les sanctions planent autour du conflit Israël-Hamas », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. « Décret du 13 juillet 2018 portant promotion et nomination », sur legiondhonneur.fr (consulté le ).
  20. « Décret du 14 novembre 2000 portant promotion et nomination - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
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