Jean Birnbaum (préfet français)

Jean Birnbaum
Fonctions
Juge
Cour d'appel de Trèves (d)
Juge
Cour d'appel de Bruxelles
Préfet des Forêts
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalités
française (-)
française (-)
bavaroise (-)
Activité
Statut
Noblesse (depuis )

Jean Birnbaum, né le à Queichheim (de) (Royaume de France) et mort le à Deux-Ponts (Royaume de Bavière), est un juriste bavarois d'origine française et président de la cour d'appel de Deux-Ponts.

Biographie

Johannes ou Jean Birnbaum naît en 1763 à Queichheim, dans le Palatinat. Il exerce d'abord les professions d'aide d'école, de barbier et de chirurgien à Landau, avant de devenir en 1791, pendant la Révolution française, employé municipal puis greffier du tribunal de la ville. Au service de la Première République française, il est nommé en 1795 juge de paix à Landau, en 1799 sous-préfet du département du Bas-Rhin, en 1800 préfet du département des Forêts, puis en 1815 vice-président du tribunal à Trèves.

En 1817, en reconnaissance de ses grands mérites en tant que juriste, le comte Maximilian von Montgelas, sur ordre du roi Maximilien Ier de Bavière, lui confère la noblesse à titre personnel. De 1824 jusqu'à sa mort, Jean Birnbaum est le plus haut magistrat du royaume de Bavière et préside la cour d'appel de Deux-Ponts.

Sous le gouvernement du comte de Montgelas, il participe de manière décisive à l'élaboration de la Constitution bavaroise de 1818 (de). Jean Birnbaum applique également, notamment dans les affaires politiques, le droit français progressiste encore en vigueur dans les territoires situés sur la rive gauche du Rhin, ce qui déplaît de plus en plus au gouvernement bavarois. Lorsque le président du gouvernement bavarois l'exhorte à orienter les tribunaux vers une plus grande soumission à la volonté du roi Maximilien Ier, Jean Birnbaum rétorque : « man möge ihn mit solcher Bezugnahme verschonen! » (« Qu'on veuille bien m'épargner de telles insinuations ! »).

Ainsi, il n'est pas surprenant que Jean Birnbaum, comme plusieurs autres juges, soit destitué de ses fonctions en 1832, deux mois avant la tenue de la Fête de Hambach (du au ), dans le cadre des mesures visant à discipliner la magistrature palatine[1].

Distinctions

Anoblissement (1817)

Une rue de son village natal, Queichheim, porte son nom.

Une stèle commémorative a été érigée à l'emplacement de sa maison natale (l'habitation d'origine, située Hauptstraße 106 à Queichheim, n'existe plus).

Publications

  • (de) Johannes von Birnbaum, Geschichte der Stadt Landau und der Dörfer Queichheim, Dammheim und Nußdorf, in ihrer Berührung mit der älteren und neueren Geschichte Deutschlands und Frankreichs, Zweibrücken, Ritter und Comp., (lire en ligne).
  • (de) Johannes von Birnbaum, Geschichte der Stadt und Bundesfestung Landau: mit dazu gehörigen Belegen, Kaiserslautern, Kohlhepp, (lire en ligne).

Notes et références

  1. ↑ Robert Schelp, vice-président du tribunal de Landau depuis le 27 octobre 2014, cité dans le Pfälzischer Merkur.

Voir aussi

Bibliographie

  • (de) Hans Ziegler, Johannes Birnbaum (1763–1832) : Ein Jakobiner aus Queichheim, Landau, Pfälzer Kunst Blinn, coll. « Kleine Landauer Reihe » (no 2), (ISBN 3-922580-12-2).
  • (de) Leopold von Eltester, « Birnbaum, Johann von », dans Allgemeine Deutsche Biographie, vol. II, Leipzig, Duncker & Humblot, , 664–665 p..
  • (de) Rainer Flätgen, Johannes (Jean) von Birnbaum : Vom Sohn eines Queichheimer Tagelöhners zum Appellationspräsidenten in Zweibrücken, Books on Demand, (ISBN 978-3-7386-3991-9).

Liens externes

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