Jean Brunet (poète)

Jean Brunet
Jean Brunet par Benjamin Blache
Fonctions
Majoral du Félibrige
-
Capitaine (d)
Conseiller municipal d'Avignon
Biographie
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Avignon
Nom de naissance
Jean-Gabriel Brunet[1]
Surnom
Felibre de l'Arc-de-Sedo
Nationalité
Activité
Écrivain
Rédacteur à
Armana Prouvençau (d)
Père
Joseph Brunet (d)
Mère
Catherine Brunet (d)
Fratrie
Joseph Brunet (d)
Clément Brunet (d)
Jean-Baptiste Brunet (d)
Marie Chauvin (d)
Théodore Brunet (d)
Conjoint
Cécile Brunet (d) (de à )
Enfant
Louis Brunet (d)
Autres informations
Membre de
Orphéon d'Avignon (d)
Mouvement
Genre artistique
poésie

Jean Brunet (né le à Avignon et mort dans la même ville le ) est un poète français de langue occitane. Il fut l'un des sept membres fondateurs du Félibrige avec Frédéric Mistral, Joseph Roumanille, Théodore Aubanel, Paul Giéra, Anselme Mathieu et Alphonse Tavan[2]. Poète mélancolique et utopiste, il découvrit dans le Félibrige un mouvement qui combla ses aspirations démocratiques et sa fougue juvénile[Quoi ?]'[2].

Biographie

L'ami de Mallarmé

Il commença sa vie professionnelle comme peintre-décorateur et verrier d'art tout en tenant un magasin d'antiquités au 1bis de la rue des Fourbisseurs à Avignon. Il se maria avec Cécile Bernard, qui fut la marraine par procuration de Geneviève, la fille de Stéphane Mallarmé qui s'était liée d'amitié avec le couple lors de son séjour avignonnais[1].

Fondateur du Félibrige

Réunion des sept fondateurs du Félibrige, en 1854, au château de Fontségune, à Châteauneuf-de-Gadagne

Réuni avec ses amis, au château de Fontségune, à Châteauneuf-de-Gadagne, le , Brunet fut l'un des sept primadié, fondateurs du Félibrige[3].

De 1876 à sa mort, il est majoral du Félibrige.

Ce fut lui aussi, alors que le couple avait déménagé au 17 de la rue Galante qui reçut Víctor Balaguer (1824-1901), chef du parti libéral catalan et franc-maçon comme lui, lors de son exil en 1867[1].

Fervent républicain

Après la défaite de Sedan, après que la IIIe République eut été proclamée à Paris le , et à Avignon, par les soins d'Alphonse Gent, Mallarmé lui écrivit :

« La journée, si amèrement commencée, ne pouvait finir d’une façon plus grandiose. Seulement, c’était à vous de monter au balcon de l’Hôtel de Ville d’Avignon, pour y proclamer la République à la Provence[1]. »

Devenu capitaine des pompiers, il fut aussi élu conseiller municipal sur la liste républicaine le [1].

Poète triste et généreux

Il ne publia que quelques poésies empreintes de tristesse dans l'Armana, sous le pseudonyme de Felibre de l'Arc-de-Sedo[4], et travailla surtout à la rédaction d'un répertoire, resté inédit, de proverbes provençaux[2].

Ruiné par ses largesses, il décéda à l’hôpital d’Avignon en 1894, après avoir tenté de se suicider. Ce fut la municipalité qui paya ses obsèques. Devant son tombeau, au cimetière Saint-Véran, son ami Félix Gras, en tant que capoulié fit son éloge funèbre :

« Ce poète républicain a bataillé toute sa vie pour l’humanité sur la barricade de la charité[1]. »

Œuvres

Toute son œuvre, restée sous la forme manuscrite est déposée à la bibliothèque du Musée Arbaud à Aix-en-Provence[2]. Il en publia trois extraits :

  • Bachinello e proverbi sus la Luno (1876) en ligne dans Ciel d'Oc
  • Études des mœurs provençales par les proverbes et dictons, première version, (1882)
  • Études des mœurs provençales par les proverbes et dictons, seconde version, (1884)


Odonymie

(Liste non exhaustive)

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

  1. Biographie de Jean Brunet
  2. « Jean Brunet »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur notreprovence.fr (consulté le ).
  3. ↑ Les sept primadié sont désignés en provençal sous les noms de Jóusè Roumaniho, Frederi Mistral, Teodor Aubanel, Ansèume Matiéu, Jan Brunet, Anfos Tavan et Pau Giera.
  4. ↑ Le félibre de l'arc-en-ciel
  5. ↑ Les Félibres, in-12°, 136 p. Première partie : Félibres et Félibrige : L'énigme du Félibrige : les félibres de Paris, Cigaliers et félibres de Paris, le royaume poètique de Sainte-Estelle le capoulié Félix Gras, Un jour de printemps chez Mistral. Deuxième partie : Théodore Aubanel, La genèse du Félibrige et Aubanel, le mouvement de Mistral, Jasmin, l'œuvre d'Aubanel.
  • icône décorative Portail d'Avignon
  • icône décorative Portail de la Provence
  • icône décorative Portail de l’Occitanie
  • icône décorative Portail de la poésie